18607ème jour

Da Salvatore

Arrivée à Milan en fin de matinée où il pleut des cordes.
Dîner dans la très bonne Tratorria Siciliana Da Salvatore avec une véritable farandole d’antipasti et de merveilleuses pâtes toutes simples.

18606ème jour

Pourquoi les coiffeurs?

Je découvre dans l'excellent livre de Jean Narboni "Pourquoi les coiffeurs?", consacré au film Le Dictateur, qu’en 1942, de la musique juive était encore donnée en concert à Berlin et en particulier la Deuxième Symphonie de Mahler.

18605ème jour

Beatlemania

Je me laisse tenter par la compilation bleu/rouge des Beatles dans la version remasterisée sortie voilà quelques temps. J’ai toujours un problème avec les Beatles. Une admiration profonde pour leur imagination, leur inventivité et la marque qu’ils ont laissée dans l’histoire de la musique. Mais aussi un manque, car cette musique qu’on a l’impression d’avoir toujours connue ne me rappelle aucun souvenir personnel. Juste peut-être mon enfance alors que mon frère écoutait précisément cette compilation à fond depuis sa chambre, alors que moi j’écoutais (à fond aussi mais j’avais un meilleur équipement) les concertos pour piano de Beethoven.

18604ème jour

Poils

Mes filles montent pour la première fois dans la nouvelle fois. Elles me disent avoir hâte que Madame Lavache et Monsieur Letaureau retrouvent leur place sur le tableau de bord.
A midi, nous emmenons E. déjeuner au café Constant (toujours aussi formidable). Lorsqu’elle descend de la voiture, je me rends compte qu’elle a laissé des milliers de petits poils de laine qui se sont agglomérés au médiocre tissu de son fauteuil. On passera un bon quart d’heure avec ma fille à en enlever le plus gros.

18603ème jour

Nice Paris

Retour de Nice aux aurores.
Le soir je dîne avec l’une de mes filles dans un restaurant japonais de la rue Bayard. A la table voisine, un type insupportable parle très fort et sur un ton de vieille folle. Il raconte des histoires de bureau sans intérêt. Toute sa tablée l’écoute sans l’interrompre comme résignée à son flot verbal.

18602ème jour

Paris Nice

Parti à Nice en fin d’après midi juste pour aller prendre un apéritif dinatoire avec des clients espagnols.

18601ème jour

Le premier mot II

Toujours dans Le premier mot de Vassilis Alexakis, on trouve ce savoureux texte en français, mais composé uniquement de mots d'origine grecque:
L'histoire du philosophe Polyandre, poète du Triomphe d'Eros, démiurge de l'épopée satirique La Démocratie phagocytée par la politique et d'une anthologie d'aphorismes blasphématoires, critique de cinéma à ses heures, eut un épilogue tragique : ostracisé par le tyran de Monotone Archéoptéryx, il fur saponifié par électrolyse au monastère monophysite du Mystère de l'Eucharistie, à Nécropole.

Alors que je parlais de ce texte avec ma collègue grecque, elle m'envoie cet autre exemple, prononcé à Washington par le Professeur Xenofon Zolotas qui fut aussi brièvement Premier Ministre grec.
Kyrie,
I eulogize the archons of the Panethnic Numismatic Thesaurus and the Ecumenical Trapeza for the orthodoxy of their axioms methods and policies, although there is an episode of cacophony of the Trapeza with Hellas. With enthusiasm we dialogue and synagonize at the synods of our didymous Organizations in which polymorphous economic ideas and dogmas are analyzed and synthesized. Our critical problems such as the nomismatic plethora generate some agony and melancholy. This phenomenon is characteristic of our epoch. But, to my thesis we have the dynamism to program therapeutic practices as a prophylaxis from chaos and catastrophe. In parallel a panethnic unhypocritical economic synergy and harmonization in a democratic climate is basic. I apologize for my eccentric monologue. I emphasize my eucharistiria to you Kyrie, to the eugenic and generous American Ethnos and to the organizations and protagonists of the Amphictyony and the gastronomic symposia.

18600ème jour

Divers

17:00 Je récupère ma nouvelle voiture. C’est -hélas- mon premier diesel. Elle a 9 kilomètres au compteur lorsque je la récupère.
18:30 Je retourne chez Antoine, mon coiffeur du moment et je me fais couper les cheveux beaucoup plus courts. Je les avais fait pousser voila dix mois à la demande de G. Cela me fait beaucoup de bien de changer un peu de tête.
21:00 Lapin d’un garçon qui habite près de la porte de Champerret.

18599ème jour

Le premier mot I

A Barcelone j’ai lu Le premier mot, le nouveau livre de Vassilis Alexakis dont j’avais beaucoup aimé le dernier ouvrage Ap. J.-C. J’y ai appris que les sourds muets rêvent dans leur langage, et donc avec force mouvements des mains. J’ai aussi découvert l’origine du mot nostalgie, au caractère grec si évident, mais qui a en fait été inventé par un médecin suisse pour définir la tristesse qui s’emparait des soldats expatriés. Alexekis ajoute qu’il n’est pas surprenant qu’il ait utilisé deux mots grecs nostos, le retour, et algos, la douleur, étant donné que la médecine a toujours puisé dans le vocabulaire grec.

18598ème jour

Barcelone Paris

La plupart des matins, la première pensée de ma journée est "Où suis-je ?" (même lorsque je suis chez moi, il existe une délicieuse fraction de seconde où je ne sais pas où je suis.
Alors que je me réveillais en cette fin de matinée, j’ai pris conscience d’être encore à Barcelone, j’ai pris un taxi et je suis allé prendre le vol Air France pour Paris.

18597ème jour

Un concert au Palau de la Musica

Je me lève vers midi je rejoins Alban Berg pour un déjeuner médiocre dans un restaurant chilien du Barrio Gotico. Le soir je retrouve Alejandro pour un concert au Palau de la musica (le seul concert à Barcelone ce week end). L’affiche indique l’Orchestre d’Etat de Russie mais c’est visiblement un orchestre usurpateur qui est là tant le concert est médiocre. Au programme l’ouverture de la Force du destin de Verdi, le Deuxième concerto pour piano de Rachmaninov massacré par une jeune pianiste russe qui a l’air de le découvrir à mesure qu’elle le joue. En seconde partie, la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak et en bis des extraits de Carmen. Je suis content que le concert s’achève. Sur les recommandations d’Alban Berg, je vais dîner avec Alejandro à El 4Gats puis nous retrouvons Alban Berg et son groupe d’amis à l’Arena bondée et enfumée de cigarettes. Je suis assez content de retrouver mon hôtel.

18596ème jour

Un concert à Girona

Le soir après ma journée de travail, je prends une voiture de location à la gare de Sants, je récupère Alban Berg et son violoncelle en bas de la Rambla, nous passons chercher Alejandro à l’Auditori et nous partons ensemble pour Girona où joue ce soir l’orchestre de Barcelone. Au programme les Lieder orchestraux (presque au complet) du Knaben Wunderhorn, chantés assez médiocrement par Dagmar Peckova qui a eu une voix mahlerienne il y a fort longtemps et Markus Werba qui n’en aura jamais une. Je profite plus du bonheur d'entendre les détails merveilleux de l'orchestration mahlerienne, en particulier dans mon Lied préféré, Wo die shönen Trompeten blasen. Un regret supplémentaire, ne pas faire suivre Antonius von Padua par Urlicht, alors qu'il s'agit d'une transition évidente et si naturelle. En deuxième partie la Première Symphonie "Rêves d’hiver" de Tchaikowski qui n’est pas trop ma tasse de thé.
On rentre ensemble à Barcelone et on commence à boire des verres chez Alban Berg. Alejandro fume et parle beaucoup. Vers trois heures du matin, je suis fatigué et je rentre à mon hôtel. Alors que je cherche à garer la voiture de location, je me retrouve soudain en sens interdit face à une voiture de police avec ses warnings bleus clignotants. Les flics me demandent de payer 45 € et passent au moins vingt minutes à essayer d’utiliser ma carte de crédit. De guerre lasse, je vais à un distributeur et je retire l’argent nécessaire.

18595ème jour

Alejandro

Après un dîner avec mes collègues près du Port, je rejoins Alejandro sur la Plaça Reial. Cela fait au moins deux ans que je discute avec Alejandro, à l'époque il étudiait le piano à Pampelune et par un hasard étonnant il avait participé au même stage de perfectionnement musical qu’Alban Berg. Il habite maintenant à Barcelone et s’est fait décolorer les cheveux en blond or, ce qui lui donne un air assez ridicule. On va boire un verre au Pipa Club et l’endroit semble lui plaire beaucoup. On marche longtemps dans la ville, il a un peu faim, il prend un sandwich dans un café cutre de la via Laietana. Il me prend la main dans le taxi qui le dépose chez lui et je poursuis seul avec le taxi jusqu’à mon hôtel.

18594ème jour

Paris Barcelone

Le vol de 15:45 pour Barcelone a du retard et je pose involontairement un lapin devant le Liceu à un catalan.
Dîner au Tenorio avec trois collègues.

18593ème jour

Rien

Resté au bureau jusqu'à une heure du matin...

18592ème jour

L'homonyme de la bonne fée

J’emmène un collègue danois (celui de New York qui m’avait très sympathiquement invité chez Balthazar) à dîner à La Luna. Je prends un plaisir réel à regoûter la cassolette de homard et lardons qui est une véritable merveille.

18591ème jour

Projets

Déjeuner de fromages avec mes filles.
Dans l'après-midi, je navigue sur des pages de grands orchestres et je me laisse tenter par une Troisième de Mahler dirigée par Eliahu Inbal le 16 décembre au Rudolfinum. Je propose à ma bonne fée d'affronter les températures tchèques hivernales pour m'y accompagner.

18590ème jour

Le lièvre déménageur

Voyage jusqu’à Orleans avec deux de mes filles et mon frère pour un déjeuner au Lièvre Gourmand qui a étrangement émigré de Vailly sur Sauldre aux quais de Loire, tout près de l’Auberge de la Porte Barantin où j’allais adolescent avec mes parents.

18589ème jour

Où je découvre les Paternoster

Le matin, trois rendez vous clients dont l’un au siège d’une banque sur Vaclav Namesty. Avant et après la réunion, nous jouons avec mes collègues avec l’ascenseur Paternoster, un modèle étrange constitué d’une suite de petites cabines sans portes dans lesquelles il faut sauter en marche. Il y a une colonne ascendante et une colonne descendante et bien sûr la tentation était trop forte de faire un tour complet. Une fois le dernier étage de l’immeuble passé, chaque cabine translate horizontalement en passant derrière un énorme engrenage digne des Temps modernes.
Après une rapide visite chez Bonton, je prends un taxi pour l’aéroport. Diner avec l’une de mes filles dans un restaurant corse de la rue Miromesnil.

18588ème jour

Athènes Prague

Dans l’après-midi, vol Athènes Prague de la Czech Airlines. Juste le temps de se changer à l’hôtel et j’entraîne deux collègues au Rudolfinum où, par un curieux hasard je n’avais jamais réussi à aller lors de ma dizaine de passages dans cette ville. C’est une salle magnifique, dont la scène fait un peu penser au Musikverein, avec son orgue au buffet doré. L’assistance est en revanche partagée entre un amphithéâtre et un balcon très surélevé. L’acoustique est bonne avec un rien de sècheresse et c’est là que joue la Philharmonie Tchèque. Le programme, dont l’ordre a été inversé, commence par le Concerto pour piano N°22 de Mozart, que j’ai si souvent écouté cette année. Rudolph Buchbinder, qui semble éprouver un immense plaisir aux échanges mélodiques avec l’orchestre, en donne une très belle interprétation, pleine de saveur. Je découvre la partie chambriste du dernier mouvement où l’œuvre se réduit à un quatuor avec piano. En seconde partie, Manfred Honeck dirige la 93ème Symphonie de Haydn, celle du fameux prout de basson à la fin du premier mouvement, puis le Mandarin merveilleux, œuvre dans laquelle j’ai toujours un peu de mal à entrer.
Avec ce concert, le Rudolfinum rentre dans le cercle étroit de mes salles préférées. Je vais ensuite dîner de quelques sushis avec mes collègues au Barock, restaurant de la rue Pařízská où je suis déjà allé avec mes filles.

18587ème jour

Paris Athènes

J’ai dîné en terrasse dans un petit restaurant de Plaka.
J’ai fait un peu de scooter à toute allure dans Plaka.
Et tout cela un 10 novembre.
J’aime vraiment ce pays…

18586ème jour

Le sourire de Niels

Le soir, en rentrant du travail, je récupère chez Dunhill la montre que j’avais achetée à Dortmund un an plus tôt. Elle a maintenant un bracelet digne de son cadran et elle ressemble désormais tout à fait à celle que j’avais offerte à P. il y a près de dix ans.
A 22h00 précises je me rends au cinéma Pasquier Saint Lazare et je demande si je peux récupérer l’affiche violette des amours imaginaires. Après un peu d’attente, je repars avec un rouleau sous le bras. Arrivé chez moi, je la déroule pour admirer le sourire angélique de Niels en grand format et, avant de dormir, je lui envoie un message sur facebook pour lui demander s’il accepterait de me la dédicacer lors de son prochain séjour à Paris.

18585ème jour

Retour

Il fait un froid glacial à Paris et je le supporte d’autant plus mal que j’ai pris froid pendant mon vol de retour de New York, probablement le vol le plus court que j’aie fait sur cette destination, à peine six heures. Ayant reçu un e-mail du cinéma Pasquier Saint Lazare indiquant que Les Amours imaginaires quittaient la programmation demain soir, j’y passe au retour du travail. Le type du guichet, toujours aussi sympa, me demande de passer le lendemain à 22H00 pour récupérer l’affiche. Je rentre chez moi et me couche aussitôt.

18584ème jour

Dernier jour

C’est le jour du changement d’horaire en Amérique du Nord et Daniel part de ma chambre d’hôtel vers huit heures, après que je l’ai sucé une seconde fois et que je l’ai invité quand il veut à revenir en France.
Un café à Little Italy, un tour à Ground Zero, un cadeau pour Maxime chez Abercrombie et c’est l’heure de prendre mon taxi pour JFK et mon vol pour Paris.

18583ème jour

Daniel et les Dandy Warhols

Dans l’après-midi, je discute avec Daniel, un Grindrien francophile. Il étudie la littérature anglaise, il a des cheveux blonds un peu longs et une barbe de trois jours et je lui propose de m’accompagner au Webster Hall pour le concert des Dandy Warhols. Il accepte sans hésitation et je trouve cela vraiment sympathique.
Je le retrouve vers 18h00 au Webster Hall, il est encore plus grand que je ne l’imaginais, il a une casquette rouge écossaise un rien ridicule, il a un accent craquant lorsqu’il parle français mais hélas, on ne parlera quasiment qu’anglais pendant toute cette longue soirée. Il m’emmène au Nowhere, un bar moche de l’East Village, on y boit une bière et je lui dis que ça me fait plaisir d’être avec lui in the middle of Nowhere. Alors qu’on se balade dans le quartier, on passe par hasard devant le Bbar où j’avais passé une soirée à la fois exceptionnelle et frustrante avec P. en 2000, il y a exactement dix ans. On s’y arrête et on commande deux Manhattan et une douzaine de Bluepoints. Alors que nous sommes là, au Bbar, par l’un de ces hasards qui rend la vie savoureuse, P. m’envoie un SMS pour prendre des nouvelles.
On retourne ensuite au Webster Hall, qui est une sorte de cinéma un peu délabré mais de la taille parfaite pour un concert rock. J’ai plaisir à retrouver les Dandy Warhols que je n’avais pas entendus depuis le concert de Bowie à Nice en 2003. Leur répertoire a peu évolué ils ont toujours les mêmes titres phares Welcome to the Monkey House et We used to be friends mais il se dégage de leur concerts la même impression de monotonie qui les a clairement empéchés d’atteindre le sommet. Ce qui m’intéresse le plus est finalement la main de Daniel qui frôle de plus en plus en plus souvent la mienne et au final on entendra la plupart des chansons la main dans la main.
On part un peu avant la fin du concert et on se rend à pied à la Gramercy Tavern qui est définitivement l’un de mes endroits préférés dans la ville, si américain et si européen et donc si New Yorkais. Daniel a l’air un rien impressionné et sans doute ravi d’être dans ce bel endroit. En sortant je lui propose de venir à mon hôtel et il accepte le plus simplement du monde.

18582ème jour

La Bohème au MET

Vers midi, je reçois un SMS de R. m’indiquant que la lada est enfin vendue. C’est la séquence émotion du jour.
Le soir après un early dinner à Balthazar, je pars, toujours avec mon danois, pour le MET. Nous assistons à une représentation de La Bohème honnêtement aussi belle que possible avec un Grigolio qui est la révélation de cette rentrée. Il est en effet jeune (moyennement) beau, il a une très bonne voix, tellement d’énergie qu’il en est fatigant à regarder, surtout quand il ne chante pas. Mon voisin, un monsieur pas tout jeune avec d’énormes lunettes me demande ce que je pense de la représentation. Je lui réponds: "It’s really perfect but I have to accept I don’t like Puccini" Il m’a regardé de derrière ses culs de bouteilles comme si j’étais un extraterrestre, mais je n’y peux rien. A part Tosca qui est son chef d’œuvre à la densité exceptionnelle, j’ai de plus en plus de mal à supporter les orchestrations dégoulinantes de tendresse de Puccini.
Je rentre du MET à Lexington Avenue à pied.

18581ème jour

Stamford

Aujourd’hui, il a plu toute la journée. Ce matin je retrouve mon danois à Penn Station et il me fait bénéficier de sa découverte : le cireur de soulier très amusant où, pour trois dollars, j’ai pu faire transformer mes vielles grolles en deux impressionnants miroirs étincelants. Nous avons pris le train pour Stamford, pour le rendez-vous objet de ce voyage. A l’accueil, je présente mon passeport et le type qui fait les badges, au lieu de lire la page de garde, utilise l’un de mes visas russes. Je me retrouve avec un badge très amusant sur lequel est écrit : Vincent Moypet.
Nous rentrons sur Manhattan par un train express et j’emmène mon danois dîner au Pershing Square.

18580ème jour

Rome New York

Un peu avant huit heures, je quitte Rome en taxi pour ce qui sera sans doute le plus court séjour de ma vie dans la capitale italienne. En guise de limousine, l’hôtel m’a trouvé un minibus douze places dont je suis le seul passager, ce qui me rappelle une promenade en Bourgogne, voila trois ans.
A Fiumicino, comme dans de nombreux aéroports il y a désormais un terminal ghetto pour les destinations sensibles (Israël, USA) et je bénis le ciel d’avoir une carte coupe-file.
Après un vol assez calme, j’atterris à JFK. Comme à l’habitude, le contrôle des passeports est laborieux, mais cette fois ci, mon formulaire ESTA est bien en ordre. Je rejoins Manhattan dans un taxi évidemment jaune et sous un beau soleil. Je dîne à l’Oyster bar de Grandcentral avec un collègue danois dont c’est la première fois à New York. Je lui montre le quartier de Times Square avant de retrouver mon hôtel de Lexington, un peu fatigué de cette longue journée.

18579ème jour

Maman, j'ai raté l'avion!

A cinq heures, mon iPhone sonne. Je dois aller prendre le vol de Rome de 7h00. Je me douche, finis de boucler ma valise (je pars cinq jours) et au moment d’appeler mon taxi, je réalise qu’il est déjà 6h30 et non 5h30, et que j’ai raté mon vol. J’imagine m’être rendormi une heure tout en ayant aucun souvenir, et je réorganise aussitôt ma journée. Mais en allant au bureau, je lis sur Google News qu’un bug de réveil a frappé la veille les utilisateurs anglais de l’iPhone 4. Je comprends alors que mon téléphone a sonné une heure trop tard. Quelques tests me le prouvent facilement : toutes les sonneries récurrentes sonnent soixante minutes après l’horaire de l’alarme demandé.
Je prends le vol de fin d’après midi, rempli de vacanciers et qui part avec une heure de retard. Dîner avec des clients, le restaurant à la mode de Rome à la décoration sublime, mais à la nourriture un peu insipide.

18578ème jour

Berlin Paris

En allant déjeuner au café Einstein d’Unter den Linden (Un Tafelspitz), je passe à l’angle de la Voßstraße et de la Wilhelmstraße, la où se tenait la Chancellerie conçue par Speer pour Hitler, inaugurée en grandes pompes en 1939 et détruite par les bombardements alliés. Une partie des plaques de marbre brun qui la décoraient décorent la station de métro Mohrstraße toute proche. Un peu plus loin, à deux pas du monument de l’holocauste, une plaque indique sobrement où se trouvait le Führerbunker. L’endroit où Hitler s’est donné la mort est aujourd’hui le parking impersonnel d’une résidence assez laide, construite dans les années 80 à l’attention des citoyens méritants de la DDR.
Avant de repartir, je voulais visiter (c’est un projet que j’ai depuis des années) la collection d’objets ayant appartenus à Marlene Dietrich et qui sont exposés au Musée du cinéma de la Potsdamer Platz. Las, l’exposition est fermée le lundi. Cela me fera un projet pour les concert des Troisième ou Quatrième Symphonies en février prochain.
Après une magnifique traversée du Tiergarten aux arbres rouges et oranges, j’arrive à Tegel pour découvrir que sans raison aucune, Lufthansa a annulé mon billet de retour. Après beaucoup d’attente et de palabres, je trouve une place sur un vol de la soirée avec escale à Francfort, ce qui me fait arriver à 22h30 chez moi.
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