18332ème jour

Chaud

Je discute sur msn messenger avec Safir que je n’ai pas revu depuis plus de trois ans. Il est à l’île Maurice, chez sa mère depuis décembre et il s’ennuie un peu. Il me propose de passer quelques jours chez lui. Sans vraiment réfléchir, et dans la minute, je me prends un billet pour le vol du vendredi suivant.

18331ème jour

Le second concert des Berliner Philharmoniker à Pleyel

Le concert démarrait par l’ouverture des Maitres Chanteurs, une grande spécialité des Philharmoniker, très claire (trop ?) mais un peu décevante ce soir surtout en ayant encore dans l’oreille les sons wagneriens inouïs du Götterdammerung d’Aix en Provence. Suivait la Symphonie de Chambre de Schonberg dans laquelle, honnêtement, j’ai eu du mal à entrer. Le concert s’achevait avec la Deuxième Symphonie de Brahms à la couleur très proche de l’enregistrement récemment publié mais que j’ai trouvé bien banal par rapport à mon souvenir de la même œuvre dirigé par Karajan.
Peu avant le concert, j’ai revendu (sans difficulté) la place que j’avais achetée pour G. au mois de Septembre. C’était la dernière de la série.

18330ème jour

Le premier concert des Berliner Philharmoniker à Pleyel

C’est la foule des beaux soirs salle Pleyel. Même Pierre Boulez a fait le déplacement pour entendre la Rolls des orchestres qui n’était pas venue à Paris depuis une mémorable Deuxième de Mahler. Le programme de ce soir, très varié, presque éclectique, commençait par San Francisco Polyphony, une œuvre à la fois envoutante et déroutante de Ligeti que j’entendais pour la première fois. Il y a eu des passages d’une sonorité incroyable, d’autres plus banals, mais ce qui m’a impressionné dans cette œuvre, c’est l’impression à la fois de statisme et de mouvement permanent qu’elle relaie.
C’est un étrange mais passionnant Quatrième Concerto pour piano de Beethoven que nous ont ensuite offert Mitsuko Uchida et Simon Rattle avec un Allegro lent et solennel et un Andante très contrasté (piano fragile et coups violents de l’orchestre). J’ai personnellement beaucoup aimé cette version atypique.
Le concert s’achevait par la Deuxième Symphonie de Sibelius dont je garderai longtemps le souvenir des contrebasses à l’unisson dans le dernier mouvement.

18329ème jour

Vive la pomme!

Mon nouvel iPhone a l’air de fonctionner parfaitement, et ce, depuis six jours consécutifs, ce qui tient d’un prodige presque aussi rare que celui observé deux jours plus tôt. Je vais chez UPS peut être une dernière fois pour renvoyer l’ancien aux Pays Bas.

18328ème jour

Retour à la Taverne

La semaine passée, après que la collègue australienne m’a posé la question qui tue, j’ai proposé à ceux qui le voulaient d’aller au Karaoké. Une dizaine d’entre nous sommes allés à la Taverne Saint Germain où je n’avais pas mis les pieds depuis trois ou quatre ans. J’ai encore Summertime bien en voix, en revanche léger plantage sur China Girl Le DJ est toujours aussi fêlé, mais ce qui m’a le plus frappé c’est combien l’endroit est devenu un repaire de jeunes adolescents des beaux quartiers.
En sortant, tard dans la nuit, pas eu le courage de prendre un velib, je suis rentré en taxi.

18327ème jour

Et pan!

Un meeting qui dure toute la journée avec les collègues présents au dîner de la veille.
Pendant ma présentation, le projecteur (j’ai tendance à dire encore le Barco, ce qui fait clairement vieux con) s’éteint. Par jeu, je frappe dans mes mains, et il se rallume à la même fraction de seconde. Tous mes collègues applaudissent le prodige qlors que seul le hasard y est pour quelque chose. Je salue comme un artiste.
Le soir dîner chez Karl & Erik qui a tendance à devenir mon restaurant du moment.

18326ème jour

Soirée sans

Dîner dans un restaurant minable d’un hôtel de l’avenue de Villiers, près de la place Pereire. Alors que la serveuse me sert mon café, je lui demande un décaféïné et tous mes collègues font de même, sauf l’un d’entre eux qui préfère un thé. "Mais j’ai déjà préparé dix cafés!" rale la serveuse. "C’est dommage, réponds-je, mais ce sont des décaféinés que nous voulons..." Elle part en maugréant et revient avec une dizaine de Nescafés immondes.
L’un des convives propose d’aller boire un verre au bar du Concorde Lafayette. N’ayant aucune envie de retrouver cet endroit minable, je m’esquive et rentre chez moi dans la nuit froide en velib.

18325ème jour

Il s'appelait Cael

Il s’appelait Cael
Il avait une langue très longue et des yeux très verts
Il s‘appelait Cael
Il aimait la France et les fraises tagada
Il s’appelait Cael
Il avait deux lourdes valises que nous avons portées sur huit étages, jusque chez Chloé
Il s’appelait Cael
Il a aimé ce déjeuner provençal chez Janou
Il s’appelait Cael
Il avait des yeux très verts que j’aimais regarder
Il s’appelait Cael
Cael de São Paulo
Il s’appelait Cael
Nous nous sommes vus une seule fois
Il s’appelait Cael
C’était un dimanche maussade de février
Il s’appelait Cael
Jamais nous ne nous reverrons

18324ème jour

La lettre

J'ai envoyé la lettre. Sentiment d'avoir fait quelque chose dont j'avais besoin, de marquer ce point final devenu inéluctable depuis des mois, mais que je ne pouvais ni n'osais regarder en face.
Vu aussi I love you Philip Morris au cinéma. Plaisant.

18323ème jour

Ras la pomme VII (mais je suis tellement fan que je suis prêt à tout leur pardonner)

Reçu ce soir chez UPS mon septième iPhone, moins de vingt quatre heures après en avoir fait la demande.

18322ème jour

Jérémie

On avait discuté sur Grindr. Je suis allé le chercher en bas de chez lui, rue du Ranelagh. On a roulé dans la nuit jusqu'à l'autre bout de Paris, au bar de l'hôtel Murano et on a commandé un Cosmopolitain pour lui et un cocktail champagne Martini pour moi. Le garçon était probablement le plus gentil de tous les bars de Paris (si tu te reconnais, laisse moi un commentaire).
L'heure avançant, nous avons du nous installer sur le très beau canapé du hall. La discussion était agréable et très drôle. Il avait un Sidekick, ce téléphone un peu ridicule mais très à la mode aux Etats-Unis.
On est rentrés vers une heure du matin et sur la place de la Concorde, il m'a dit dans le creux de l'oreille qu'il avait envie de faire des choses coquines avec moi. Je me suis garé rue du Ranelagh, un peu après chez lui. On s'est embrassés, il embrassait vraiment bien, il m'a sucé avec beaucoup d'énergie. J'ai toujours un peu de mal à faire celà en voiture dans la rue alors que l'on peut se faire surprendre à tout moment, même si bien sûr le risque contribue à l'excitation de l'instant. Il est reparti et nous avons eu cet échange par SMS dans la nuit dont je dois bien reconnaître que je ne le comprends toujours pas à l'heure où j'écris ces lignes:
3:12 J: Au fait, petite question embarassante et assez horrible, tu n'avais pas le sidekick j'espère? ...;)
3:15 V: Ben non, tu l'as oublié là bas?
3:17 J: T'es bête :) non je ne l'ai pas non plus j'ai juste des petites peurs des fois ;) rentre bien et merci pour cette soirée c'était très bien :)

18321ème jour

Ras la pomme VI

Mon sixième iPhone a tendance à s'éteindre pendant la conversation. Pas systématiquement, mais souvent, parfois plusieurs fois de suite avec le même interlocuteur. Et à chaque fois, les barres de réception descendent à zéro ce qui m'a toujours fait me demander si c'était un problème du téléphone ou bien de la carte SIM. Depuis hier, je n'ai plus aucune réception et j'ai pu constater que mon iPhone fonctionne de nouveau si j'y insère une autre carte SIM. J'ai donc demandé à SFR le remplacement de celle-ci, je l'ai reçue aujourd'hui. Mais depuis le changement, j'ai constaté que mon iPhone continue de s'éteindre en conversation. Comme le prolongement de garantie de trois mois arrive bientôt à échéance, j'ai demandé un sixième remplacement à apple.

18320ème jour

Papy

Ce soir je dîne au Clarisse avec des collègues du monde entier. Face à moi, une australienne qui me demande si j'ai des enfants, puis : "Et tu as des petits enfants?" Je n'étais pas prêt à cette question, vraiment pas. Même si bien sûr, on peut être grand-père dès la quarantaine, je ne m'attendais pas à cette première fois, pas maintenant en tout cas, même si j'imagine qu'on me le demandera encore bien d'autres fois. Je n'ai pas eu la présence d'esprit de lui répondre un "Non et toi?" légèrement hargneux et je me suis contenté de franchir cette nouvelle étape en la racontant au maximum autour de moi.
Elle m'a aussi fait penser à cette remarque amusante de mon père, le jour de la naissance de ma fille aînée : "A cause de toi, ce soir, je vais dormir avec une grand-mère..."

18319ème jour

Velib

Aujourd'hui et pour trois jours, je travaille dans un hôtel parisien proche de la place de l'Etoile. J'ai donc laissé ma voiture au bureau et je m'y rends de chez moi en velib. J'adorerais faire de même tous les jours, même lorsqu'il fait très froid comme aujourd'hui et qu'il y a un peu de pente pour atteindre l'arc de triomphe.

18318ème jour

Sunpowder

Il y a quelques années (il y a presque huit ans en fait) dans la préhistoire des blogs, j'aimais bien lire Désinvolte. J'indiquerais bien le lien, mais il ne fonctionne plus. Je n'ai aucune idée de ce qu'a bien pu devenir Nicolas, mais un an plus tard, il m'a envoyé le mp3 d'une chanson envoutante, Dutch Venus, qui m'a accompagnée depuis. Elle a toujours fait partie des favoris de mes iPods, sans doute en raison de sa douce mélancolie et je l'ai écoutée en survolant bien des continents. Je me suis renseigné sur son chanteur, Chris Thompson, et son groupe écossais The Bathers. Mais le disque sur lequel on trouve Dutch Venus, Sunpowder a toujours été introuvable. Je l'ai cherché sans succès en Ecosse, en Irlande, à Londres et à New York. On le trouve régulièrement sur Amazon à des prix improbables, et il y a une semaine, de guerre lasse, j'ai craqué et je l'ai acheté. Ma concierge l'a glissé sous ma porte hier matin et c'est mon disque du week end. Merci, Monsieur Désinvolte.

18317ème jour

The End

Je ressens le besoin de conclure mon histoire avec G. Je prends le petit livre d'enfant en japonais racontant une histoire d'ours, le minuscule origami bleu ciel, la pochette Hermès assortie et la carte postale représentant la Route hypnotique.
J'inscris sur une page blanche:
Ce sera donc ma façon, aussi inélégante que la tienne (mais plus courageuse) de te dire non pas un "Au revoir", mais un...
Adieu.
Vincent

J'ai acheté une grande enveloppe pour contenir le tout, mais j'hésite encore à la déposer à la Poste.

18316ème jour

Changements

En fin de journée, long entretien au sujet de mon nouveau boulot. J'hésite beaucoup à choisir entre un peu plus d'agent contre beaucoup de perte de liberté.
Le soir, le petit ami de ma fille aînée passe chez moi. On boit tous ensemble une coupe de champagne. Il est tout à fait adorable même si je préfèrerais qu'il m'appelle par mon prénom, ce que d'ailleurs, je n'ose pas lui proposer.

18315ème jour

New sun glasses

Mes lunettes de soleil ayant été volées à Londres lors de la perte de mon sac à dos, je m'en suis fait faire de nouvelles. Il y a une vingtaine d'années, à Bali, ou en Thailande, je ne sais plus, je m'étais acheté des fausses Ray Ban Clubmaster aux montures marron et aux verres verts polarisés. J'ai toujours aimé ces lunettes et j'ai décidé de les réinventer, en faisant monter des verres polarisés sur une vraie monture Ray Ban. Je n'ai pas trouvé le vert que je cherchais et j'ai opté pour une couleur jaune dorée. Comme la marque est normalement gravée sur le verre, les miennes ressembleront à des fausses à s'y méprendre, ce qui m'amuse beaucoup.
Dans l'après midi, je prends connaissance d'une information importante ayant pour conséquence que je célèbrerai probablement mon prochain anniversaire à Acapulco.
Le soir je dîne avec Gaëtan, non pas chez Thoumieux bizarrement complet, mais au Clarisse voisin, restaurant très agréable.

18314ème jour

Les amours mortes n'en finissent pas de mourir

J'envoie ce dernier message à G.:
"On ne se dira donc même pas Au revoir?"

18313ème jour

Rectangle noir

Le matin, sur l'autoroute du nord, le chauffeur qui me précède, sans doute excédé par mon appel de phares, freine si brusquement que sa voiture fait un écart dans une odeur de pneu brûlé et manque de se faire emboutir par le camion de la file voisine.
L'après midi à Brighton, un client me remet le plus beau cadeau professionnel que l'on ne m'aie jamais fait.

18312ème jour

La question du jour

Est-il approprié de faire une note de frais comprenant une seule ligne : le remboursement d'un timbre de 40 pences, pour l'envoi par la Poste de la note de frais du mois précédent? J'ai eu beaucoup de mal à convaincre mon interlocuteur que si l'on devient mesquin vis à vis de l'entreprise, il est normal que l'entreprise devienne mesquine à son tour.

18311ème jour

Pas de Barenboïm

Dans l’après-midi, je réalise soudainement que j’ai totalement oublié d’aller la veille à la salle Pleyel pour un concert de Barenboïm et de son orchestre berlinois au cours duquel il a joué et dirigé deux concertos pour piano de Beethoven.

18310ème jour

Un dernier échange avec la bonne fée

- Chéri ??
- Euuuh non je ne suis pas votre chéri :o)
- Ohhh.sorry !
- Ahahah :o) j’ai trouvé ça mignon ! J’en profite pour vous dire que j’ai laissé un message (gentil) à G. Aucune réponse comme prévu. J’abandonne…
- Vous allez disparaître ?
- Je serai content de rester en contact avec vous. Vous avez toujours été gentille avec moi et ça me touche… Mais je ne peux pas forcer G. à être heureux malgré lui…

18309ème jour

Paris

Au retour d’Amsterdam hier, longue discussion avec ma bonne fée. Nous parlons de G. bien sûr, et je comprends qu’elle est rentrée à Lyon à sa demande, G. ne supportant plus leur cohabitation. Elle reste en contact téléphonique avec lui et il a encore régulièrement des crises. Je lui explique pourquoi je ne le contacte plus, ayant également été bien mal reçu lors de notre dernier contact. Je la sens inquiète, un peu comme si elle perdait un moyen de réagir en cas de problème. Je la rassure comme je peux en lui disant qu’elle peut me joindre quand elle le souhaite.
Je devais faire l’aller retour pour Londres aujourd’hui, en utilisant les retours de deux billets croisés mais mon client a annulé la réunion à la dernière minute. J’en suis plutôt content.
Dans la journée, j’ai laissé à contrecœur un message vocal à G. pour m'assurer qu'il n'était pas au plus bas.

18308ème jour

Un déjeuner avec Mariss Jansons

Le matin, nous faisons avec HLG une longue marche dans Amsterdam, en passant par la rue des antiquaires, puis jusqu’à Utrechtstraat, où je lui fais découvrir ma chère boutique Concerto. Il achète de nombreux disques dont des extraits de Carmen par Conchita Supervia, et il a la coquetterie de feindre de se sentir vexé car le patron de la boutique ne le connaît pas.
Nous allons ensuite au Keyzer où nous avons rendez-vous avec Mariss Jansons qui est déjà là à midi pile. Comme la fois précédente, nous dégusterons les merveilleuses anguilles de l'endroit. Comme la dernière fois, c’est un grand bonheur que d’échanger avec un chef aussi modeste et intelligent. La discussion tourne longtemps autour du fait de savoir si le fait de connaître la vie de Mahler a une importance pour jouer sa musique. Nous parlons aussi de l’ordre des mouvements dans la Sixième. Je suis heureux de parler avec lui de l’entrée des chœurs dans la Deuxième Symphonie et il m’indique qu’il avait expressément demandé aux chœurs de Radio France de rester immobiles avant leur entrée mais que, dans le feu de l’action, il ne s’est même pas rendu compte de leur indiscipline. Nous avons aussi parlé de Boulez, de Schostakovich, des premières fois où il a entendu des œuvres de Mahler en Union Soviétique.
Au moment de nous séparer, il m’a dit que chaque fois que je venais à Amsterdam, je pouvais appeler son assistante afin de ne pas payer ma place. Je lui ai répondu en souriant de prendre garde car cela pourrait arriver plus souvent qu’il ne l’imagine.

18307ème jour

La Troisième au Concertgebouw

En fin de matinée, je retrouve HLG avenue Kleber et nous prenons ensemble un taxi pour la gare du Nord. Nous avons mille choses à nous dire pendant ces trois heures de voyage en direction d’Amsterdam. Nous arrivons à l’heure et le taxi nous dépose à l’hôtel van Luijken où nous avions déjà séjourné ensemble pour la Cinquième.
Nous faisons une petite promenade dans le Vondelpark, puis nous allons à la librairie musicale de Van Baerlestraat pour vérifier que les biographies de Mahler sont bien en place. Le patron reconnaît HLG dont il se souvient de la présence à Amsterdam lors de la Mahlerfeest de 1995.
Le soir nous nous retrouvons au centre du balcon pour une mémorable Troisième, peut-être la plus belle de toutes celles qu’il m’ait été donné d’entendre. Mariss Jansons est particulièrement à l’aise dans cette immense symphonie et l’orchestre atteint un niveau fusion complète entre ses membres et le chef qui communient littéralement, en particulier dans le dernier mouvement qui nous tire des larmes de bonheur.
Aprèa avoir salué Mariss Jansons dans sa loge, nous allons dîner chez Bark, que j’ai plaisir à faire découvrir à HLG. Il me parle longuement du festival de musique qu’il a organisé dans les années 80 en Corse.

18306ème jour

Cliché Zara

J’ai pris l’étrange habitude, chaque fois que je passe devant un panneau Soldes de Zara, de photographier la personne avec laquelle je me trouve. Le panneau est toujours le même, une photo en noir et blanc d’objets en mouvements, surmontée du mot Solde dans la langue du pays. J’ai déjà mes filles en une telle situation à Barcelone, à Istanbul, à Londres et à Montreal. Depuis peu, je rejoins la collection avec une photo romaine.

18305ème jour

Idomeneo

Une heure avant la représentation, Brice m’annonce qu’il est malade et qu’il ne viendra pas. Je me rends donc au Palais Garnier seul pour une représentation médiocre d’un opéra ennuyeux. C’est la première fois que j’entends Idomeneo et plutôt que de l’appeler le premier des grands opéras de Mozart, on devrait le qualifier de dernier de ses opéras de jeunesse, tant il est faible. Au centre du premier rang du balcon, PPDA, qui ressemble de plus en plus à la momie de Ramsès II lutte lui aussi contre l’ennui et a la sagesse de s’éclipser à l’entracte. J’aurais bien du faire de même.
J’ai décidément un problème avec tous les opéras où apparaît le personnage d’Elektra.
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