18850ème jour

Inside-Out I

Le matin, alors que je suis allé avec mes filles dès son ouverture au centre Pompidou, nous devons faire la queue pendant plus de deux heures pour se faire prendre en photo dans un photomaton géant. Il y a une seule prise et, après deux minutes, un poster d’un mètre par un mètre cinquante sort d’une fente située dix mètres plus haut, au sommet de la cabine. Nous repartons très fiers, avec notre immense portrait et prenons un brunch au café Beaubourg. Le soir, en souvenir de notre séjour de mars, je dîne avec mes filles à La Perla, mon restaurant mexicain préféré de Paris. Plus tard, malgré le lever très matinal prévu le lendemain, je me laisse prendre par la saga de Kennedy dont je regarde les huit épisodes et je me couche à deux heures du matin.

18849ème jour

Deep end

Je dîne avec ma fille aînée au restaurant italien de l’Odéon où nous avions aperçu Dominique de Villepin voilà quelques semaines. Puis nous allons tous deux voir Deep end, ce film si rare des années 60, qui ressort en salles. C’est un film étrange avec des couleurs pop, étonnamment moderne et vieillot à la fois, avec comme personnage principal un adolescent très actuel dans son environnement d’adultes sinistres et conventionnels. Il n’est pas surprenant que ce film soit devenu culte pour ceux qui, comme Etienne Daho, l’ont vu lors de leur propre adolescence.

18848ème jour

Dernier jour de travail

Alors qu’Antoine est en route pour Figeac, je passe ma dernière journée au travail. Le soir, je regarde Un poisson nommé Wanda avec l’une de mes filles, puis nous allons chercher sa sœur à la gare Montparnasse. Comme souvent à l’adolescence, ne l’ayant pas vue depuis trois semaines, je la trouve transformée.

18847ème jour

Séparation

Très tôt le matin, j’embrasse Antoine qui dort encore dans mon lit. Je ne le reverrai pas avant dix sept jours dans la mesure où il part à Figeac le lendemain et que, avant même son retour, je pars moi-même en vacances avec mes filles pour deux semaines.

18846ème jour

Dernier soir

Très longue journée de travail qui se termine par un dîner à L’Instinct avec des collègues anglais. Vers 22h30, je passe chercher Antoine à Saint Cloud, nous allons chez lui un moment avant d’aller dormir chez moi pour ce qui sera notre dernière nuit ensemble avant deux semaines.

18845ème jour

Départ manqué

Antoine devait partir à Londres pour voir quelques pièces mais il doit finalement annuler alors qu’il se trouvait déjà dans l’Eurostar. J’en suis plutôt content dans la mesure où cela me permettra de le revoir avant mon départ.

18844ème jour

L'enfer du jeu

Je constate une nouvelle fraude sur ma carte bancaire, celle sur laquelle j’avais déjà eu des dépenses de films pornos il y a trois mois. Cette fois ci, il s’agit de casino sur internet, ce qui est amusant dans la mesure où j’ai horreur des jeux d’argents.

18843ème jour

C'était bien

Nous sommes rentrés à Paris par le TGV de sept heures.
Fuyant l’arrivée du Tour de France sur les Champs Elysées, j’ai déjeuné avec ma fille aînée chez Laurent.
Dans l’après midi je suis allé au Panthéon pour déposer dans la boîte aux lettres d’Antoine une carte postale faite le matin et composée uniquement de mots souvenirs de nos vacances. En regardant la carte de loin, apparaissent en blanc les mots : C’ETAIT BIEN.
Je suis rentré chez moi en faisant une halte à la terrasse du café Beaubourg où officiait Blaise un nouveau garçon au sourire dévastateur. A côté de moi, un gamin de huit ou dix ans regarde son père et lui déclare le plus sérieusement du monde : "Papa, je te trouve l’air concentré et dubitatif."

18842ème jour

Debussy et Schostakovich par le London Symphony Orchestra et Valery Gergiev

Antoine a accepté de conduire pour aller à Sanary et je l’ai pris comme le signe que l’incident du parking était clos. Nous sommes allés au Roi d’Ys pour quelques crêpes, j’ai montré à Antoine le Moulin gris et nous avons traversé Marseille par le tunnel du vieux port pour aller rendre la voiture de location à la gare TGV d’Aix. Après avoir acheté des calissons à la Confiserie d'Entrecasteaux, nous sommes allés dans les boutiques du centre commercial où Antoine nous a trouvé des jeux, du genre, s’asperger de parfum chez Séphora, ou bien, trouver en trois minutes l’objet en vente le plus grotesque dans un magasin.
Le soir, nous sommes allés au dernier concert de la saison du LSO, avec La Mer de Debussy (ma troisième dirigée par Gergiev avec cet orchestre) et l’extraordinaire Huitième de Schostakovich dont le deuxième mouvement a quasiment embrasé le Grand-Théâtre de Provence.
Nous sommes rentrés à l’hôtel en taxi pour notre dernière nuit de vacances.

18841ème jour

La Traviata au Festival d’Aix en Provence

Alors que je revenais de la piscine de l’hôtel, Antoine était introuvable. Il s’était caché dans le placard de la chambre. C’est cela aussi, Antoine.
On est allés en ville pour faire quelques courses. Je devais en particulier me trouver des chaussures pour le mariage auquel j’assistais dans l’après midi. C’est Antoine qui conduisait lorsque nous entrons dans un parking. Il cherche à prendre une place sur la gauche, relativement étroite entre un pilier de béton (à gauche) et un autre véhicule (à droite). J’imagine qu’il n’a pas regardé son rétroviseur, car la voiture a touché le pilier de bêton sur son flanc gauche. Je vais voir s’il y a des dégâts (l’aile est rayée) et je me rends compte qu’Antoine au lieu de reculer en braquant toujours à gauche, s’apprête à faire la manœuvre en contrebraquant complètement sur la droite, ce qui bien sûr aurait eu tendance à finir de défoncer l’aile de la voiture. J’ai hurlé. Oui on peut dire cela. J’ai hurlé car c’est la seule chose qui m’est venu à l’esprit pour éviter de bousiller stupidement une voiture de location. J’ai hurlé donc, je lui ai demandé de sortir de la voiture et j’ai refait la manœuvre en garant la voiture en marche arrière, ce qui était évidemment plus facile.
Antoine n’était pas content. Il était même profondément vexé de s’être fait crier dessus et m’a rappelé fermement (si tant est que j’avais besoin de le savoir) que je n’étais pas son père. La relation a été tendue entre nous pendant toute cette matinée, jusqu’à ce que je parte au mariage. J’avais tort bien sûr, j’aurais du mieux me contrôler, d’autant plus qu’il s’est avéré qu’après un lavage, on ne voyait presque plus rien de l’incident sur l’aile de la voiture.
Je suis allé à mon mariage près d’Orange tandis qu’Antoine allait voir le dernier volet des aventures d’Harry Potter (bien content d’échapper à ça, même si je déteste les mariages).
De retour de mon mariage, nous sommes donc nous sommes regarés dans le parking maudit du matin, puis, après un dîner sur le Cours Mirabeau, nous sommes allés au théâtre de l’Archevêché pour La Traviata. Il ya bien longtemps que je n’étais pas allé dans cette merveilleuse cour, l’un des rares endroits au monde où j’aime la musique en plein air. Ce soir, le London Symphony Orchestra était dans la fosse, et ça n’était pas Nathalie Dessay qui chantait mais la soprano moldave Irina Lungu. D’après une connaissance qui a vu les deux interprètes, c’était plutôt mieux et je dois reconnaître que je n’ai pas été vraiment convaincu par les videos que j'ai pu voir de Nathalie Dessay dans ce rôle. Alfredo était chanté par Charles Castronovo, un peu léger dans les aigus, et Germont était interprété par Ludovic Tézier, extraordinaire dans ce rôle. Certains ont trouvé sa présence scénique un peu indifférente. Pour ma part, je trouve que cette posture a donné une profondeur remarquable à son rôle. Il y avait aussi des décors minables (honnêtement j’aurais pu faire mieux) un chef qui m’a très agréablement surpris (Louis Langrée). Quant à l’orchestre, il n’y a que Le Monde pour faire semblant de remarquer qu’il n’a pas l’habitude de jouer du Verdi. Même si cela est vrai, c’est tout simplement l’un des meilleurs orchestres au monde, et il est merveilleux de jouer Verdi comme cela, sans la moindre trace de vulgarité. C’est cela qu’on appelle l’élégance.

18840ème jour

Rome Aix

Nous avons fait une dernière promenade a pied depuis l’Aventin jusqu’à l’Esquinal et la Piazza dei Quatro Fontani. Nous avons pris un taxi sur la Piazza Barberini pour récupérer nos bagages à l’hôtel et aller à Fiumicino.
A Nice, nous avons récupéré une voiture pour aller jusqu’à Aix en Provence. Après une balade dans le centre, nous sommes allés chez Pierre Reboul, l’un des bons restaurants de la ville pour un dîner qui s’est achevé par un gigantesque fou-rire en raison d’un dessert surmonté d’un fumigène et dans lequel se trouvaient des petits grains qui crépitaient sous la langue lorsqu’on les mangeait.

18839ème jour

Rome III

Matinée passée dans les musées du Vatican dans une foule absolument incroyable, canalisée pour aller dans la chapelle Sixtine.
Déjeuner a la Carbonara.
Le soir j’avais prévu une surprise pour Antoine. Alors que je déteste les ballets classiques, j’avais acheté deux places pour le Lac des cygnes aux thermes de Caracalla. C’est l’orchestre et le ballet de l’Opéra de Rome qui officiaient dans ce qui ressemble à un mini festival. Je me suis beaucoup ennuyé pendant ce ballet interminable aux décors d’opérette mais Antoine était ravi et c’était l’objectif.

18838ème jour

Rome II

Nous avons encore parcouru la ville en tout sens, avec un déjeuner à Il Buco, et un dîner un peu au hasard dans le Trastevere.

18837ème jour

Rome I

Nous sommes partis dans la matinée en direction de Rome. Une halte dans une station service où nous avons joué avec des cochons-jouets qui faisaient un bruit atroce quand on leur pressait le ventre. Rien que pour l’énerver, j’ai acheté à Antoine une compilation de chansons italiennes qu’il n’a jamais voulu écouter du voyage.
En arrivant à Rome, nous sommes allés directement sur l’Aventin à l’hôtel San Anselmo pour déposer les bagages, nous avons rendu la voiture à Termini et j’ai montré Rome à Antoine qui a ainsi découvert Sainte Marie-Majeure, Saint Pierre aux liens et la grande statue de Michel-Ange, le Forum, le Capitole, la Piazza Navona, le Panthéon et la Piazza di Spagna.
En dînant en début de soirée à la Carbonara, j’ai dit à Antoine : on peut repartir, tu as déjà tout vu.

18836ème jour

Paillasse au Teatro di San Carlo

Nous sommes partis pour Naples que la grève des éboueurs rendait absolument horrible. Antoine s’inquiétait de savoir si Rome serait aussi sale. Nous avons pris un ferry pour Capri, juste pour quelques heures, afin d’être de retour pour l’opéra. Comme on pouvait s’y attendre, Capri était totalement envahie de touristes mais il y a avait peu de candidats pour aller à pied du port jusqu’à la ville. En revanche, il y avait bien deux cents personnes qui piétinaient pour prendre le funiculaire.
De retour à Naples, nous avons eu le temps d’aller au musée archéologique que je n’avais bizarrement jamais pris le temps de visiter. Et pourtant, est conservée dans ce musée la très célèbre mosaïque où l’on voit Alexandre le Grand en pleine bataille contre Darius, le roi des perses. Cette mosaïque figurait dans mon livre d’histoire de Sixième et elle a probablement beaucoup contribué à mon admiration durable pour Alexandre. Comparée aux centaines de reproductions que j’ai pu voir jusqu’à aujourd’hui, l’original est d’une grande force et je suis longuement resté en admiration devant lui. Est également présentée une peinture tentant de reconstituer les parties manquantes de la mosaïque qui se trouvait initialement près de la maison du faune à Pompéï.
Le soir, c’est un autre rêve que je réalisais puisque nous sommes allés entendre une représentation de Paillasse au Teatro di San Carlo, l’un des plus beaux opéras au monde dans lequel je n'avais jamais assisté à une représentation d'opéra. J’ai été un peu déçu par la restauration tape-à-l’œil qui a été récemment effectuée et qui fait penser à ce qui a été fait à La Fenice.
La représentation de Paillasse était quant à elle honorable, avec un orchestre et des chanteurs d’assez bon niveau. La mise en scène était comme partout plutôt médiocre avec un groupe d’acrobates absolument inutiles qui n’apportaient rien au spectacle.
Nous avons dîné dans un restaurant à touristes en face du Gambrinus et nous sommes rentrés à Ravello tard dans la nuit.

18835ème jour

Positano et Amalfi

Nous sommes allés à Positano et il est si difficile d’y stationner que nous avons garé la voiture sur les hauteurs et marché de la route principale jusqu’au centre ville, profitant du paysage merveilleux de la petite baie. Après un mauvais Spritz sur le port et une nouvelle marche vers la voiture, nous nous sommes rendus à Amalfi pour un pèlerinage à Da Gemma, mon restaurant préféré de la côte amalfitaine, où j’ai mes habitudes depuis une bonne vingtaine d’années. Nous avons dîné à 19h00, comme les allemands car j’avais réservé deux places au spectacle du soir au festival de Ravello dont le thème, une adaptation de la flûte enchantée de Mozart, m’inquiétait un peu.
J’avais raison. Le belvédère de la Villa Rufolo, où avait lieu le spectacle, est absolument somptueux, la pleine lune nous faisant face, ajoutant à la magie des lieux. Mais l’adaptation de la Flûte pour quelques instruments de jazz et des chanteurs sans talent aucun était d’une telle médiocrité que nous sommes partis au bout d’une demi-heure.

18834ème jour

Paris Ravello

Nous nous sommes levés quasiment dans la nuit, avons pris le vol Orly Naples, récupéré notre voiture de location à l’aéroport de Naples et avons pris la route de la côte amalfitaine. A Ravello, j’étais surpris de constater que, sans m’en rendre compte, j’avais réservé l'hôtel Graal, le même que lors de mon séjour avec P. il y a onze ans. Peut être un acte manqué, surtout si l’on considère que l’hôtel de Rome est lui aussi le même. J’emmène Antoine déjeuner chez Cumpa Cosimo où j’ai mes habitudes depuis 1988. L’endroit s’est un peu agrandi et à moins de charme qu’autrefois mais, dans un coin, il y a toujours les photos d’Humphrey Bogart et Jennifer Jones prises en 1953 lors du tournage du film Beat the Devil.
Après midi au bord de la piscine avant de retourner dîner au même endroit.

18833ème jour

Atys

Je suis passé chercher Antoine à Saint Cloud et nous sommes partis en direction de Versailles pour une représentation d’Atys à 18h00 à l’Opéra Royal. N’ayant pas vu la reprise historique de 1987 à l’Opéra comique, je ne voulais vraiment pas rater cette nouvelle édition que le mécène américain Ronald Stanton a voulu strictement à l’identique. Nous sommes placés avec Antoine totalement de côté, juste au dessus de la fosse d’orchestre. C’est un emplacement idéal pour admirer la fougue de William Christie qui connaît l’œuvre dans son moindre détail et qui interagit avec l'orchestre uniquement quand il le faut avec une idée très précise de ce qu’il souhaite.
Les décors sont absolument superbes, en particulier ceux du Prologue plein de couleurs. Toutefois, dans les actes suivants, le côté déjà un peu un peu statique de la mise en scène est amplifié par les décors glacés en noir et blanc. Mais quelle extraordinaire redécouverte que cet opéra de 1676!
A un moment en pleine musique, le téléphone de la personne assise devant moi sonne. Il met quelques secondes à l’éteindre et William Christie regarde dans notre direction d’un air furieux. J’ai été tenté de dénoncer le coupable en le désignant de la main et j’ai regretté par la suite de ne pas l’avoir fait lorsque j’ai appris qu’à l’Opéra Comique, deux mois plus tôt, lorsqu’un événement identique est arrivé, William Christie a caremment interrompu la musique jusqu’à ce que l’importun ait quitté la salle.
Nous repartons dans la nuit, garons ma voiture pour dix jours à mon bureau et rentrons à Paris en taxi en évitant les embouteillages du feu d’artifice du 14 juillet. Après un croque-monsieur rue Soufflot, Antoine a préparé ses bagages et est venu passer la nuit chez moi.

18832ème jour

Retrouvailles

Alors que j’allais gare de Lyon pour chercher Antoine de retour d’Avignon, il me fait une vanne acide assez désagréable par SMS. Je suis fatigué et cela me donne envie de le laisser tomber et de rentrer chez moi. Finalement, je ne veux pas prendre le risque de gâcher nos vacances en Italie et je vais jusqu’à la gare pour le récupérer.
On passe chez lui, on va chez moi, et notre relation se détend.

18831ème jour

Tout sur Antoine

Je suis vraiment tombé amoureux d’Antoine. Plus de son être, de sa fantaisie et de sa joie de vivre que de son physique qui, à priori, n’est pas dans les canons de ce que je recherche le plus. Il plait énormément, aux hommes comme aux femmes, et, de par son métier, il a bien sûr beaucoup de sollicitations. Il utilise souvent des expressions toutes faites qui peuvent amuser ou énerver comme "C est normal! ou bien "Ca me dégoûte!
Florilège :
Moi : Je suis amoureux de toi!
Lui : C’est normal!
Ou bien
Moi : J’ai dansé avec ma fille aînée dans la rue.
Lui : Ca me dégoûte!

Antoine s'aime plutôt bien et souvent, dans un mélange d'autodérision et d'autosatisfaction, il lui arrive de s'observer dans un miroir en disant à haute voix : "J'suis trop beau!" La priorité de sa vie est sa carrière, c’est une évidence. Il a une confiance absolue en sa réussite et gagnerait sans doute à éprouver un peu plus le doute qui est à l'origine du talent de tant de grands comédiens. Il a parfois manqué de chance pour obtenir des rôles mais il a habilement réussi à se constituer un réseau dans le milieu du théâtre auprès de personnes influentes et plus très jeunes qui l’aideront très probablement un jour. Il y a notamment un type assez connu dans le milieu qui lui envoie tous les matins et tous les soirs un SMS rituel : Bonjour ma biche ! auquel Antoine répond tout aussi rituellement par : "Bonjour mon amant !"

Antoine s’intéresse à tout, il est extrêmement vif, intelligent et cultivé. Il est particulièrement mûr et c’est sans doute pourquoi il a une attirance pour les hommes plus âgés que lui.

Vivre avec lui, c’est vivre à cent à l’heure tant il est plein d’une énergie et d’un bonheur de vivre communicatifs. Il joue en permanence, fait semblant de frôler avec la main les fesses des gens dans la rue, prend subitement un accent belge ou un accent du midi dans un magasin, peut pleurer sur commande ou imiter soudainement Eva Joly de façon irrésistible et mille autres choses encore.

Le matin il est de très mauvaise humeur et il ne vaut mieux pas l’embêter.

Mais cela n’est pas grave car je suis amoureux.

C’est normal.

18830ème jour

En courant...

Il y a juste un an je te voyais pour la première fois. Une première fois manquée. Cette deuxième chance qui me rend si heureux sera-t-elle la bonne ?
Alors que je lui avais envoyé ces deux messages hier :
V: [20:19] Je pense souvent à toi.
V: [20:42] Tu ne me réponds pas...
je ne reçois sa réponse qu’en me réveillant ce matin :
A: [01:17] Si si mais je cours entre les spectacles. Bonne nuit Gros bisous
V: [9:58] Pense un peu à moi quand tu cours. Tendre Bizoo
A: [10:49] En marchant en courant en titubant en m’arrêtant en déjeunant en dormant.

18829ème jour

Comment voler un million de dollars

Le matin de bonne heure, j’accompagne Antoine Gare de Lyon. Il part pour passer quelques jours au festival d’Avignon. Je déjeune avec mes filles à la terrasse d’un restaurant italien près de l’Odéon. A un moment un vendeur de journaux passe, proposant le Journal du Dimanche et criant : "Exclusif ! L’enfant de Rachida Dati ! C’est encore un coup de DSK !" Tout le monde rigole. Le patron du restaurant qui apparemment, le connaît bien, dit discrètement au vendeur de journaux. "Tiens, va donc à la table de Monsieur de Villepin... " Dominique de Villepin est là, en effet, à l’intérieur, dans un coin du restaurant, attablé avec trois autres personnes. Le vendeur de journaux entre dans le restaurant, s’approche de leur table et crie : "Le journal du Dimanche ! Exclusif ! Villepin enfin Président !" L’intéressé a ri, mais un peu jaune.
Après déjeuner, nous sommes allés dans une salle pleine à craquer pour voir Comment voler un million de dollars, le merveilleux film de William Wyler entièrement tourné à Paris en 1966 avec Audrey Hepburn et Peter O’Toole et qui ressort dans une salle parisienne. Mes filles et moi-même en somme sortis enthousiasmés et heureux.
Le soir, dîner avec ma bonne fée à la Grande Armée.

18828ème jour

Beginners

Vu avec ma fille aînée Beginners, l’excellent film de Mike Mills avec Christopher Plummer et Ewan McGregor. J’ai trouvé Mélanie Laurent absolument merveilleuse, en particulier dans la première scène où elle est aphone et s’exprime en écrivant et aussi avec ses grands yeux.
Je me suis parfois senti un peu embarrassé de voir avec ma fille une histoire de coming out aussi tardif.
Nous dînons au Balzar. Nous sommes à la même table que la veille avec Antoine et sommes de plus servis par le même garçon. Et comme avec Antoine nous jouons à nous donner des fausses claques à la grande surprise des autres clients et du maître d’hôtel à grandes moustaches qui, au final, acceptera de jouer avec nous.
Antoine me rejoint tard chez moi pour dormir.

18827ème jour

Milan Paris

Après une seconde journée de travail à Milan et un passage chez Ricordi dans la grande galerie près du Duomo, j’ai repris l’avion de Linate à Paris pour retrouver Antoine. Nous avons dîné ensemble au Balzar.

18826ème jour

L’Italienne à Alger à la Scala

Après une journée de travail à Milan, je me suis rendu à la Scala pour une représentation de l’Italienne à Alger. J’avais prévu d’y aller avec un collègue qui arrivait d’Angleterre le jour même mais qui, malheureusement, a raté son avion. Malgré tous mes efforts, la salle étant loin d’être pleine en ce mois de juillet, je n’ai pas réussi à revendre son billet.
La mise en scène de ce soir était sans doute un peu ancienne puisqu’imaginée par Jean-Pierre Ponnelle. Elle était néanmoins merveilleusement fraîche, drôle et respectueuse de l’œuvre et j’ai décidément de plus en plus de plaisir à passer une soirée avec Rossini. Le soir, je retrouve mon collègue quelque peu déçu pour un verre à l’hôtel.

18825ème jour

Berlin Milan

Merveilleux déjeuner avec des collègues dans les jardins du café Einstein. En fin d’après-midi, je prends le vol Air Berlin pour Milan avec un collègue. Je retourne à mon hôtel habituel du quartier du Corso Como, envahi comme toujours par la jeunesse dorée de Milan. Vu Salvatore.

18824ème jour

Berlin sous le soleil

Le soleil est revenu à Berlin et dans l’après-midi, je m’échappe du groupe avec quelques amis pour leur montrer Berlin : Check Point Charlie, Unter den Linden, Hackescher höfe, Friedrich straße, la Porte de Brandebourg, le monument à l’holaucauste.
Le soir, dîner au Lütter & Wegner de Gendarmen Markt.

18823ème jour

Berlin sous la pluie

Journée de travail intense à Berlin où il tombe des cordes. Dîner répugnant à l’hôtel dans ce quartier du Ku-damm que j’aime si peu.

18822ème jour

Paris Berlin

Antoine et moi sommes allés en banlieue pour laver ma voiture et celle qu’il avait empruntée à une actrice amie et célèbre. Il m’a déposé près de chez l’actrice à Saint Paul et je suis allé déjeuner au café Beaubourg. En fin d’après-midi, je me suis envolé pour Berlin.
A: J’ai oublié de te dire quelque chose tout à l’heure
A: Je te déteste de partir si longtemps

A Berlin, le ciel tournait à l’orage et j’ai dîné au Lütter & Wegner situé près de Savigny Platz et que je ne connaissais pas.

18821ème jour

Soldes

Matinée de petite courses avec Antoine, d’abord à la fnac où je lui offre le CD Vivaldi/Bartoli en souvenir du concert de Versailles, puis à Office Dépôt où il a des impressions à faire. Je le retrouve l’après-midi pour un peu de shopping sur la rive gauche entre mes amis Paul Smith et Tony Truand.
Le soir je fais découvrir à l’une de mes filles les spaghetti au homard de la Vinoteca avant que nous ne regardions ensemble le DVD du film très réussi des frères Coen True Grit.

18820ème jour

Amsterdam Paris

Journée de travail au Sheraton de Schiphol puis chez un client pas très loin de là. Retour en train où je retrouve Antoine pour la nuit.
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