16415ème jour

Scrubs or Noscrubs?

Rendez vous vendredi soir pour dîner avec Jesse Metcalfe. Ca sent le lapin. Auquel cas, je lui réserve une petite surprise...

16413ème jour

Jus de carotte

Dans mon hôtel d'Istanbul, au petit déjeuner, il y a différentes sortes de jus de fruits pressés : orange, pamplemousse, d'autres variétés plus exotiques et aussi du jus de carotte. Chaque fois que je me présente devant le stand, j'ai une pensée pour ma grand-mère qui, toute sa vie, midi et soir, démarrait son repas par un jus de carotte. "C'est bon pour le teint" affirmait-elle. Il est probable qu'elle avait raison tant elle a eu jusqu'à ses derniers jours, un teint de... pêche. Enfant, j'aimais beaucoup l'accompagner car le jus en question était fraichement préparé, avec une centrifugeuse. C'est l'inconvénient de cette boisson : elle ne se conserve pas et toutes les tentatives pour la commercialiser ont été désastreuses. J'ai d'ailleurs testé le jus de carotte prétendument frais de mon hôtel d'Istanbul. Verdict médiocre.

16411ème jour

Neige au soleil

Ce matin, le ciel était d'un bleu superbe au dessus du Bosphore et les petits bateaux blancs qui traversent le fleuve en tout sens scintillaient au soleil. Je me rends au bureau à pieds. En arrivant, mes collègues me disent qu'il faut se dépêcher, qu'il neige dans le quartier des locaux du client, pourtant distants de six ou huit kilomètres seulement. Je leur dis que je ne les crois pas, qu'ils se moquent de moi. Nous partons. En arrivant sur les contreforts de Levant, près de l'ancien siège dévasté d'HSBC, de gros flocons commencent à tomber doucement sur la voiture. Mon collègue turc me regarde hilare.
La réunion de travail, ma cinquième avec ce client depuis juin, se passe bien. J'obtiens enfin ce que je recherchais depuis presque un an : un client accepte de rentrer en négociation avec moi pour la finalisation d'un contrat. En sortant, mes collègues me disent joyeusement : "Alors? tu es content, tu sautes de joie?" Je réponds que non. Je reste zen car ce pays m'a trop habitué à rester prudent du fait de ses retournements étranges de situation.
Dans tous les cas, je reviendrai ici plus souvent et plus longtemps.

16410ème jour

Pluie froide sur le Bosphore

Un vol Turkish Airways pour changer, et pour bénéficier de la classe business au prix de l'économique. Au final, quatre-vingt minutes de retard et beaucoup de place pour les jambes dans un Airbus A-300 pas très récent.
A Istanbul, il faut froid et il pleut. De la neige est prévue pour demain. Elle a tendance à totalement bloquer la ville, tant la circulation y devient impossible dans les côtes abruptes, dès que la couche blanche dépasse cinq centimètres.
La journée de demain risque donc d'être folklorique.

16409ème jour

L'heure espagnole

Et encore un lever à cinq heures pour attraper le premier vol de Madrid, le AF1000 de 7h15. Avion bondé mais trajet calme. J'arrive à 9h30 à nos bureaux de Madrid. Nous préparons la réunion avec le client planifiée à... midi. Un saut de périphérique et nous arrivons chez le client vers 12h30. A Madrid, quand on est en retard, on n'est pas en retard. Réunion dense et conviviale. J'aime bien ce client qui est en fait une société que nous envisageons d'acquérir. Ce sont des gens simples et concrets, des entrepreneurs fiers à juste titre de ce qu'ils ont créé en vingt ans. L'atmosphère est bonne, confiante, même si je les sens malins comme des singes. Nous terminons à quinze heures, moment idéal pour aller déjeuner.
Ils choisissent un restaurant de poisson près de la Plaza Castellana. On démarre par un Patanegra d'anthologie. Ils m'expliquent que les meilleurs jambons viennent de l'Extremadur, la région qui longe le Portugal et qui s'appelle ainsi parce qu'elle a résisté le plus vaillamment aux assaillants arabes. Le Rioja 1996 est exceptionnel. Nous poursuivons par une Dorade au sel, agrémentée d'un peu d'huile d'olive parfumée à l'ail. Je discute beaucoup avec un fondateur de la société, gibraltarien maintenant en retraite qui a roulé sa bosse dans le monde entier. Un café solo. Nous quittons la table à 17h45. Juste le temps pour moi de sauter dans un taxi pour le vol de retour de 18h25.
Désarmement des toboggans. Vérification de la porte opposée.
Demain matin, c'est le premier vol pour Istanbul.

16408ème jour

Déprimant

Fritz Kreisler, Jacques Thibaud, Yehudi Menuhin, Jascha Heifetz, David Oïstrakh, Igor Oïstrakh, Zino Francescatti, Itzhak Perlman, Isaac Stern, Josef Suk, Gidon Kremer, Anne-Sophie Mutter, Leonid Kogan, Schlomo Mintz, Fabio Biondi, Maxim Vengerov, Christian Tetzlaff, Vadim Repin, Renaud Capuçon, Isabelle Faust, Midori, Hilary Hahn, Joshua Bell, Ivry Gitlis, Kyung-Whan Chung, Frank Peter Zimmerman, Pierre Amoyal, Laurent Korcia, Pinchas Zuckerman, Christian Ferras, Claudio Salvatore Accardo, Nathan Milstein, Henryk Szeryng, Arthur Grumiaux, Augustin Dumay, Gil Shaham, Thomas Zehetmair, Ginette Neveu, Jozsef Szigeti, Gérard Poulet, Isabelle van Keulen, Sarah Chang, Adolf Busch, Gil Sharon, Jean-Pierre Wallez, Patrice Fontanarosa, Uto Ughi, Wolfgang Schneiderhan, Viktoria Mullova, Andrew Manze, Olivier Charlier, Vladimir Spivakov. A eux tous, ils ont vendu moins de disques que André Rieu. Et même avec l'aide de Nigel Kennedy.

16407ème jour

Noscrubs

Depuis une dizaine de mois, j'entretiens une relation étrange car uniquement téléphonique avec un correspondant. Nous nous appelons assez souvent, en général la nuit, pour une longue discussion. Le temps passant, j'ai appris beaucoup de choses sur lui et lui me connait sans doute assez bien. J'aime bien le son de sa voix mais ne l'ayant jamais rencontré, je dois me contenter de quelques photographies, comme celle-ci, ou celle là, plus ancienne sans doute. Nous avons décidé à plusieurs reprises de nous rencontrer et à chaque fois, il a annulé au dernier moment pretextant une réunion finie en retard ou autre chose, toujours une bonne excuse. J'ai bien évidemment aussitôt pensé que quelque chose clochait. J'ai soupçonné la fausse photo, je lui ai fait part de mes doutes. Il m'a assuré que les photos étaient vraies, et m'en même envoyé une charmante où il danse avec sa maman.
Notre relation téléphonique s'est poursuivie avec des hauts et souvent des bas, tant son attitude m'énervait.
Et vendredi, en rentrant de Milan, je feuilletais USA today dans l'avion et je suis tombé sur cet article. Oui bien sûr, vous qui êtes des accrocs de la télévision, vous devez bien rire de ma naïveté.
J'ai hésité sur la conduite à tenir. J'ai d'abord eu envie de l'appeler et de l'envoyer balader. De fait je l'ai appelé, et je lui ai fait deviner ce que j'avais vu dans USA today. Il n'a pas trouvé. Je le lui ai dit. Sa voix était blanche au téléphone. Bien sûr il se sentait mal. Je lui ai dit que je ne lui en voulais pas. Que je m'étais attaché à lui et à sa voix, pas à sa photo, et que je comprenais qu'avec une fausse photographie, il ait refusé de me rencontrer. Je lui ai donné jusqu'à la fin du mois pour que nous nous rencontrions.
Au final il était plutôt soulagé que le masque tombe.
Plus que dix jours... On verra bien...

16406ème jour

Vendredi c'est ravioli

Après trois heures de sommeil, je me lève à 5 heures. Nouveau départ pour Milan. J'arrive à 9 heures pile chez mon client. Longue réunion beaucoup plus détendue que la précédente. Papi Mafioso n'est pas là cette fois ci. Je pars déjeuner dans un petit resto avec mon client. On nous offre du Prosecco, ce qui me donne la nostalgie des dîners palermitains de cet été. Il me reste deux heures pour profiter de Milan avant mon vol. Le taxi me jette devant le Duomo recouvert d'un immense échafaudage de ravalement. Je me promène sous un soleil tiède mais très lumineux. Je suis frappé par la beauté des passants. C'est un régal d'apercevoir autant de gens élégants ou simplement beaux. L'uniforme des mecs branchés est la doudoune beige avec une bordure de fourrure sur la capuche, la casquette américaine et bien sûr, de grosses lunettes de soleil même si la saison les rendent un peu incongrues. Retour à Linate. Nouveau zigzag de cent mètres. Je me trouve ma doudoune frime à l'aéroport dans la boutique Boggi, bonne maison italienne depuis 1934. Dans le vol, je fais une découverte fort amusante en lisant USA Today. J'y reviendrai demain.

16405ème jour

Louis au Réservoir

Hier soir, après une journée de travail plutôt dense, j'avais rendez-vous avec nina et Louis. Ce dernier est tellement rare sur scène que j'avais intrigué pour être invité à la soirée organisée au Réservoir par sa maison de production neogene. Nous arrivons avec nina vers huit heures. L'attente va être longue : toute l'écurie neogene va passer sur scène et Louis n'est prévu qu'en dernier. Nous allons même devoir nous retaper Parker qui avait déjà sévi à la Maroquinerie l'année passée. Nous nous consolons avec deux Margarita bleues fluo, puis en matant les spectateurs dont certains sont assez amusants. Nina a l'air très attirée par un bipède surmonté d'un chapeau étrange de derviche tourneur. Beaucoup de mecs ont un chapeau en fait, celà va de la toque blanche, à la casquette en laine. Croyez moi Messieurs, le chapeau revient en masse. Alors que ses collègues sont sur scène, Louis se balade parmi les spectateurs, très souriant. Certains lui glissent quelques mots. Il reste un long moment à côté de nina. A 23 heures, il monte enfin sur scène. Nous avons droit à une jolie chanson en duo, puis à quelques reprises de standards américains un peu banals. Quinze minutes montre en main. Plus frustrant que plaisant au final...

16403ème jour

Touché

A priori, il n'a pas de raison de redouter l'avenir. Et cependant, il croit que les temps faciles sont derrière lui, que les années heureuses appartiennent au passé, que désormais, ce sera autre chose. Il va séduire encore, se remarier, un jour, qui sait? poursuivre son ascension professionnelle, mais le bonheur? mais la ferveur? Quelle sera la saveur de ce qu'il lui reste à connaître, le goût de ce qui l'attend? Ne devra-t-il pas se contenter d'un bien-être doucereux, d'un confort douillet, d'une existence sans aspérité, sans consistance? (...) Au fond, il est plus désespéré que ne le laissent présager les apparences. Mais après tout, il ne doit s'en prendre qu'à lui même.
Philippe Besson L'arrière saison

16402ème jour

Fait divers

Alors que j'étais encore chez mon ancien employeur, j'ai été amené à travailler régulièrement avec un consultant SAP. D'origine algérienne, il était très brillant, et donc très demandé et j'aimais bien aller avec lui en clientèle. Au tout début de l'année 2003 il a disparu, il s'est totalement volatilisé et les appels à son mobile tombaient systématiquement sur sa messagerie. Il a été retrouvé trois semaines plus tard, dans le coffre de sa voiture garée avenue Hoche, le corps lardé de coups de couteau.
L'enquête s'est d'abord orientée sur une piste politique. Nous avons appris à cette occasion qu'il était député des algériens de France, ce qu'il avait toujours caché au bureau. Pourtant, c'est une sombre affaire privée qui est peu à peu apparue. Il habitait dans la Loire le week end, auprès de sa femme et de ses quatre enfants. La semaine, en revanche, il travaillait à Paris et vivait avec une autre femme et un autre enfant. Les deux femmes ignoraient bien sûr leur existence mutuelle.
L'épouse parisienne était conseillère municipale et elle fut assassinée lors de la tuerie du conseil municipal de Nanterre peu avant l'élection présidentielle de 2002. Sa fille est partie habiter chez sa tante et sa grand mère maternelle, et son père passait la visiter régulièrement. Un soir où il s'y trouvait, la discussion s'envenime car les deux femmes lui reproche d'avoir été vu avec une autre femme (une troisième, vous suivez?) et de ne pas respecter le souvenir de la mère de son enfant. Que se sont-ils dit? Nul ne le saura jamais sans doute avec certitude. Dans tous les cas, la soeur de son ex s'ai saisi d'une poele en fonte et lui en a asséné quelques coups sur la tête. La grand mère est alors chercher un couteau de cuisine et l'a achevé.
Le procès s'est ouvert aujourd'hui à Nanterre.

16401ème jour

Hips

Je sors d'une crèperie près de Montparnasse avec mes filles. La plus jeune, qui a bu deux verres de cidre brut, me regarde très sérieusement et me dit : "Papa, je crois que je suis un petit peu saoule."

16400ème jour

Compte rond

Et pourtant, derrière ses allures de multiple parfait de 2, 16400 n'est qu'un banal multiple de 41.

16399ème jour

L'arrière Saison

Au départ, il y a le fameux tableau d'Edgar Hopper Nighthawks. Philippe Besson en a acheté une reproduction un dimanche d'ennui, puis il a décidé d'imaginer l'histoire qui relie les personnages, la femme à la robe rouge, les deux hommes en costume et le serveur du bar. Il ya des infidélités dans les choix de Philippe Besson. Le café Phillies est transplanté de New York à Cape Cod, mais surtout l'isolement et la solitude qui frappent tant dans le tableau sont absentes du livre. Pourtant ce court roman se lit vite. Comme d'habitude chez Besson, l'analyse des sentiments des personnages est admirable de finesse. La plupart des chapitres sont construits autour des rares répliques des personnages reliées entre elles par les éléments contextuels leur donnant toute leur saveur. Comme d'habitude, j'ai ressenti certaines phrases comme faites pour moi. Et l'autre jour, en déjeunant avec P. je repensais à cette citation de L'Arrière saison :
Les intimités les plus violentes demandent à être apprivoisées de nouveau dès lors qu'elles ont été quittées.

16398ème jour

Milan

Le mauvais côté de mon travail. Départ à Roissy 2F. Un vol d'Al Italia bondé. Un sandwich misérable en guise de déjeuner à bord. Arrivée à Milan Malpensa. Un bout d'autoroute pour arriver dans un quartier assez laid de Milan où passent des tramways oranges. Réunion pénible pendant trois heures avec un client septuagénaire et hargneux qui ne me regarde jamais dans les yeux quand il me parle et lance des bouffées de fumée autour de lui. Nouveau trajet en voiture, en traversant la ville de part en part la nuit. Aéoport de Milan Linate. File d'attente d'au moins cent mètres en zigzag pour les vérifications de sécurité. Bus pour atteindre l'avion, un Mac Donnel Douglas antédiluvien. Deux gateaux salés compacts en guise de dîner à bord. Arrivée à Roissy 2F. Retour chez moi pour dormir.

16397ème jour

Le secret de la grande Pyramide

Il y a quelques années, j'ai passé une semaine au Caire avec un ami. Nous sommes bien sûr allés faire un tour aux Pyramides de Gizeh. Pour s'y rendre, il faut suivre une longue route qui est en fait devenue une véritable prolongation du Caire dans le désert, l'urbanisation ayant maintenant quasiment entouré le site des pyramides. Nous y sommes allés de bonne heure, car le nombre de touristes par jour est limité et seuls les premiers visiteurs du matin peuvent entrer sur le site. Un troupeau de touristes est donc déjà là à l'ouverture et ils se précipitent tous ensemble à l'assaut de la grande pyramide. Nous en profitons pour visiter le reste du site, les autres pyramides, le sphynx et deux heures plus tard, entrons enfin dans la grande pyramide quasiment vide. La montée vers la chambre du Roi est lente, fatigante, dans la grande galerie où il faut marcher plié tant son plafond est bas. Arrivés à mi-chemin, une mélopée étrange nous surprend. Nous poursuivons notre ascension. Arrivés dans la chambre du Roi, nous voyons un groupe d'une douzaine de personnes, accroupis au sol et formant un cercle. Ils se tiennent la main et chantent une mélopée en fermant les yeux. La mélodie est sans parole, elle monte et redescend plus ou moins aléatoirement et son amplitude varie aussi dans le temps. L'impression est bizarre. Ils occupent le lieu et nous nous sentons presque des intrus. Nous restons un peu à l'écart. Puis, ayant envie de visiter quand même cet endroit exceptionnel, je vais au fond de la chambre observer le sarcophage dont les rebords sont assez élevés. A ce moment, l'un des chanteurs se lève et s'approche de moi. Un bref instant, j'ai cru qu'il allait brandir un couteau et m'offrir en sacrifice à un dieu égyptien. Rien de tout celà n'arriva. Il enjambe le rebord du sarcophage, y entre, et se couche au fond, alors que ses onze collègues continuent la mélopée de plus belle. On s'est senti un peu mal et on est repartis par la grande galerie. Alors que nous nous éloignions, petit à petit, le son faiblissait.

16396ème jour

Les sons d'Istanbul

Chaque ville a ses bruits bien à elle, son image sonore. A Istanbul, c'est bien sûr les prières scandées cinq fois par jour. Par rapport à d'autres villes islamiques, la mélopée est douce. Il a beau sortir de haut-parleurs, le son est assez naturel, mais surtout, il parait venir de très loin, il enveloppe la ville d'un soupçon d'irréalité.
Un autre bruit de la ville m'amuse : c'est la façon dont les turcs disent allo lorsqu'ils répondent au téléphone. Ils le font sur une musique descendante, une sorte de do-la, avec le "o" de allo qui est a mi chemin entre le "e" et le "o".

16395ème jour

Istanbul toujours

Tout a mal commencé hier matin : la lada toussote au démarrage, sa batterie commençant sans doute à ressentir son grand âge; puis dans l'avion pour Istanbul, j'oublie mon carnet contenant toutes les cartes de visite de mes clients. Coup de chapeau à Air France qui m'appelle une heure plus tard sur mon portable afin de me le restituer.
Le temps est magnifique ici. Il fait largement au dessus de 20 degrés à notre arrivée. Les arbres ont seulement pris une légère couleur jaune et les eaux de la mer de Marmara et du Bosphore sont totalement immobiles. Un de mes collègues a signé une grosse affaire avec un pays du golfe. Aussi, après avoir préparé la réunion client du lendemain, il nous entraine chez Regina, un cabaret pres de Taksim. Le spectacle est minable: quelques filles russes font des danses plus ou moins lascives dans un décor surrané qui sent la marquise de Pompadour relookée 1950. On boit un premier scotch qui fait suite au raki de l'hôtel et au vin rouge du restaurant. J'ai envie de rentrer mais mes collègues veulent absolument m'entraîner ailleurs. On échoue dans le bar lounge d'un hotel chic. La musique est bonne, de la house turque, la clientèle huppée, des mecs âgés qui se trémoussent comme des malades avec des filles jeunes et plutot jolies. On boit trois B52 chacun puis une bouteille de très bon champagne. J'ai la tête qui tourne, je danse en souriant en regardant le plafond ou parfois le joli carrelage noir et nacre. On rentre a l'hôtel à pied en descendant puis réescaladant les contreforts de Besiktas. Je suis tellement épuisé que je m'endors en laissant CNN allumé.

16393ème jour

Encore un anniversaire

Hier j'avais rendez-vous à 17 heures avec Stan devant l'immeuble de nina, une bouteille de champagne à la main. L'idée était de lui souhaiter son anniversaire par suprise, en espérant qu'elle soit là. Arrivés devant la porte, premier obstacle : la porte de la rue est fermée et nous n'avons pas le code. J'appelle une première fois nina. Son téléphone sonne un coup et bascule sur la messagerie. Un deuxième appel bascule sur directement sur la boîte vocale. Par chance la porte s'ouvre. Nous pénétrons dans la cour. Il y a malheureusement une seconde porte, celle de la cage d'escalier. Elle se referme juste alors que nous arrivons. J'interroge les pages blanches, dans l'espoir de trouver un numéro de ligne fixe. Stan se souvient du nom de famille de sa colocataire. Mais rien. Liste rouge sans doute. Je tente de joindre un ami commun qui a peut-être le code. Messagerie encore.
On commence à se dire que c'est raté, qu'on est venus pour rien, mais que c'était dans ce risque que résidait la beauté du geste. Et soudain, nina est apparue, de retour de courses. On a bu le champagne. On a lu un catalogue de ventes d'objets érotiques.
Bon anniversaire nina!

16391ème jour

Idée fixe

Dans l'un des albums des aventures d'Asterix, Obelix parvient à imiter Idefix et à se gratter l'oreille avec le pied. Lorsque j'étais enfant, j'avais moi aussi essayé de le faire et j'y parvenais assez bien. Depuis l'incident du mois d'août, ma souplesse avait été quelque peu mise à mal, puisque j'avais même de la difficulté à enfiler mes chaussettes. J'avais tenté de renouer avec l'exercice Idefix, mais l'extrémité de mon pied restait à environ quarante centimètres de l'oreille. A force d'efforts réguliers, j'ai réduit la distance et je suis enfin parvenu à me regratter l'oreille avec le pied.
Victoire.
Vous y arrivez, vous?

16390ème jour

Fleurs

Hier soir je sors vers minuit d'une réception organisée pour des clients. Je suis accompagné d'une très jolie fille du service communication de mon entreprise. Un mec nous aborde et nous propose des roses rouges. Elle lui répond : "Non merci! On a déjà baisé!"

16388ème jour

Adolf

J'aime bien jeter de temps à autre un coup d'oeil à la côte des prénoms en France, depuis 1900. On y apprend toujours des choses intéressantes par exemple qu'il y a de moins en moins de Adolphe en France depuis les années trente. Il y a quand même six chérubins nés en France en 1997 et portant ce joli prénom.
Plus intéressant encore est de faire le test avec l'orthographe allemande Adolf. Il y a eu quelques bébés de 1940 à 1945 (inclus) nés en France, sans doute en hommage au Führer.
Je pensais à celà l'autre jour en écoutant un concert d'archive dirigé par le célèbre violoniste et chef d'orchestre Adolf Busch qui, s'il vivait auhjourd'hui, aurait quelque mal à porter la combinaison de son nom et de son prénom.

16387ème jour

Mon Jules

fait des rêves qui m'inquiètent...
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