15747ème jour

Ingrédients d'une soirée réussie

minuit, feu de cheminée, champagne, l'odeur des fauteuils du bataclan, obaldia, michel simon, DEA, vosne-romanée 98, côte de boeuf, rachmaninoff, tatu, mont-d'or, visite de salle de bains, zazie, parfum cartier, huile de noix, pain aux noix, manzana, la grande famille du théâtre, sorbet framboise, IEEE, /~projet/, esthétisme, perspectives d'un week-end à londres, souvenirs d'italie, vallauris, chronique d'un départ annoncé, m@nu tu vas nous manquer.

Ingrédients d'une soirée ratée

Karaoké, vodka-caramel, envahisseurs du neuf-trois imbibés, asiatique anonnant une chanson interminable, "bon tu choisis quel titre?"

15745ème jour

C'est extra

Il y a vraiment des trucs extraordinaires sur internet : ça par exemple, et puis ça.

15744ème jour

Jean d'O

J'ai lu le nouveau roman de Jean d'Ormesson "C'était bien". C'était bien.

qw + M + N

Il est 2h05.
Je suis fatigué car hier je me suis couché à 5 heures du matin et levé à 9 heures (réveillé par un appel de P.).
Un peu avant nous avions fait notre nouveau jeu favori avec M@nu. Je passe place de la Concorde en voiture, je l'appelle et nous discutons alors qu'il surveille sur la Chaine Parlementaire mon ballet giratoire autour de l'obélisque. C'est bête, totalement inutile, mais celà nous amuse beaucoup. J'aimerais bien relever le challenge d'un tour complet en sens inverse en voiture sur la Concorde, enregistré au magnetoscope sur notre chaine de nuit préférée.
L'objet de ce déplacement était d'aller chercher M@nu et son ami N. que je connais depuis peu afin de nous rendre au Queen. Une soirée agréable à cet endroit, comme celà ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Sans doute à cause de la musique : DB Boulevard, Love is in the air sur lesquels nous dancions à Barcelone en Août, mais aussi et surtout le vrai bonheur de se trouver avec des amis avec lesquels on se sent bien, avec qui on a envie de rester au bout de la nuit. Et que l'on quitte uniquement dans la joie de les revoir bientôt.

Tchitchaaaaaaaaaaa !!! ©Manu 2003

15743ème jour

Mes WC

Mes WC n'évacuent pas.
C'est chiant.
Surtout pour mes invités qui restent des heures enfermés pour tenter de laisser les lieux dans l'état où vous auriez nianiania....
Je suis chez moi.
J'attends le plombier qui doit faire un devis pour le remplacement de la chose.
Il devait être là à 13h00.
Il est 14h00.
J'ai rendez-vous chez le coiffeur à 14h30.
Je fais quoi?
J'en ai marre.

15742ème jour

Histoire d'une photo

Et voilà, et voilà, et voilà! Le jour que j'ai attendu pendant deux mois et que le nouvel impétrant attendra pendant 13 mois est enfin arrivé. Depuis ce matin vous pouvez admirer mon premier cliché de unjourdanslavie.org et connaitre l'impatience fébrile de l'attente de ce qui va suivre...
Alors, puisqu'à vous je peux tout dire, je dois confier que le principe d'unjourdanslavie.org consiste à faire prendre les photos le jour 1, à les expédier le jour 2 et à la publier le jour 3. Vous devriez donc être en train, non pas d'admirer mes petons de ce matin, mais mes orteils d'avant-hier matin.
Eh bien non. Voilà pourquoi :
Vendredi matin, jour des quatre photos (vous suivez, oui?) j'avais prévu d'être à 8h00 sur la place de l'Etoile, où je passe chaque matin pour aller au bureau, afin de capturer la tronche de Madame Lavache admirant l'arc de Triomphe dès potrominet.
Las! Vendredi matin j'ai émergé de mon lit vers 9 heures. Et vendredi soir je me suis endormi dans l'angoisse de n'avoir que trois photos et de devoir trouver la quatrième, celle de 8h00, avant le lendemain soir.
Samedi matin, en grimpant sur la balance, vint l'illumination! Prendre ma photo de 8:00 sur la balance à 80:0. En revanche, mon poids du moment est plus proche de 83,5 que de 80,0. C'est donc avec une aide complice soulevant mon corps vers le haut que moi, tenant l'appareil photo plongé vers le bas, j'ai tenté de capturer le 80,0. Après plusieurs tentatives infructueuses, c'était bon. Ah non! On voit le pied de mon support. Allez ce coup-ci c'est bon!
Inscrivez-vous! Prochaine date disponible le 13 février 2004.

15740ème jour

S. II

J'ai répondu à S.
Merci de ton petit mot.
Mes parents m'ont toujours dit que mon saint Patron était Saint Vincent de Paul qui se fête en septembre, mais j'aime bien le saint Vincent de janvier qui a l'avantage sur son concurrent d'être le patron des vignerons.
Je ne t'enverrai pas la vue sur l'immeuble qui fait face à ma nouvelle tour. Elle ne le mérite pas. Mais j'aurai plaisir à venir prendre un café chez toi prochainement.

Vincent.


J'y vais quand?

Aujourd'hui.org

Hier c'était ma fête. Aujourd'hui c'est mon jour. En effet, je me suis inscrit sur le site www.unjourdanslavie.org. Le principe est simple. Vous faites quatre photos de votre journée, à 8h00, 13h00, 18h00 et 22h00, vous les envoyez le lendemain et elles ont publiées le surlendemain sur le site. Non je ne vous dirai pas quelle est ma première photo et je n'ai encore aucune idée de ce que seront les trois autres.
530 photographes comme m@nu y sont déjà passés et les inscriptions sont longues puisque la prochaine place disponible est en février 2004. Alors...inscrivez-vous.

15739ème jour

S. I

J'ai toujours été attiré par les personnes d'une grande beauté, quelqu'en soit le sexe ou l'âge. Et de mon point de vue, la personne la plus ravissante de ma société est l'assistante du N°2. Appellons la S. S. est rayonnante, élégante; elle a un corps fin et élancé et j'aime beaucoup lui parler. J'ai toujours fait savoir cette attirance autour de moi; cela lui a forcément été rapporté et S. m'aime bien aussi, même si nous nous voyons rarement. Enfin je crois.
S. a eu la mauvaise idée de se marier en juin dernier avec un crapaud dont j'ai aperçu la photo.
Et hier, j'ai reçu de S. cet e-mail énigmatique:

Cher Vincent,
je te souhaite une très bonne fête et par la même occasion une bonne année 2003 puisque les déménagements ne nous ont pas permis de nous revoir.
Ci-joint une jolie vue de mon bureau.
Si tu passes un jour à notre Tour, viens nous voir au 35°.

S.


Je fais quoi moi?

15738ème jour

Tempête dans les baignoires

J'ai acheté le CD du Concert du Nouvel An 2003 qui, c'est devenu une tradition, est disponible, deux semaines après l'événement. Il était dirigé cette année pour la deuxième fois par Nikolaus Harnoncourt qui est devenu l'Apôtre de la tradition après avoir longtemps été le pape des baroqueux maudissant la romantisation des orchestres et le star system.
Ce qui m'a beaucoup amusé dans le concert de cette année, c'est le faux départ des applaudissements dans l'Invitation à la Valse de Weber. Il est vrai que l'oeuvre s'achève par une fausse fin, que le public a bruyamment applaudie, puis par une reprise de l'introduction, qui est la vraie conclusion symétrique de l'oeuvre. Voilà qui convainct définitivement que les wagons d'auditeurs japonais prêts à payer 530 € la place sont plus présents pour se montrer en mondovision que pour écouter le programme. Le concert étant donné trois fois, pourquoi avoir choisi cette version plutôt que l'une des deux autres?
Cet incident m'en a rappelé quelques autres : lors du dernier concert parisien de Karajan au Théâtre des Champs Elysées en 1988, une oie snob s'était sentie obligée de crier dans le silence religieux de la fin du deuxième mouvement de la Première Symphonie de Brahms : "Merci Monsieur von Karajaaaaaaan" ce qui lui avait valu un regard d'acier du Maître.
Quelques années plus tôt, au Chatelet cette fois, le public avait tendance à applaudir après chacun des Lieder de Mahler chantés par Christa Ludwig, et non pas à la fin de chaque cycle comme c'est l'usage. Un spectateur d'orchestre avait hurlé : "Vos gueules les ploucs" qui m'avait fait hurler de rire.
La musique est devenue un produit comme un autre et je regrette le temps où les piccinistes se battaient contre les glückistes à Paris tandis que les brahmsiens fustigeaient les wagneriens à Vienne.

15732ème jour

Ma vie en rose

Je poursuis les travaux de mon appartement. La lente tornade colorée et papier-peintée, après avoir envahi l'entrée, le séjour, la cuisine et une chambre, s'est positionnée le week-end dernier sur la salle de bains.
La figure était un peu imposée dans la mesure où les sanitaires étaient blancs, surmontés de carreaux gris. Les murs étaient auparavant recouverts d'une peinture d'un gris terreux qui donnnaient à cette pièce une tristesse infinie. J'ai choisi de remplacer ce gris par une laque rose pâle dont je pensais qu'elle se mêlerait bien au gris et au blanc. Monsieur Castorama n'ayant pas de laque rose, je suis rentré chez moi vendredi avec un pot de blanc et un pot d'un rouge vif. J'ai appris à mes dépends que le rose s'obtient en versant un peu de rouge dans le blanc plutôt que l'inverse. En effet, la dernière goutte de laque blanche ayant été versée, après avoir énergiquement brassé le tout, le résultat était un rose fluo franchement années 70.
C'était dimanche. Je n'ai pas eu la patience d'attendre une semaine de plus et la tornade rose a recouvert tous les murs.
Le problème est que, agressée par une telle quantité de rose, et peu habituée sans doute à celà, la pupille fait une sorte de correction automatique et si les petites taches que j'ai encore sur les mains sont d'un joli rose pop-art, mes yeux mal éveillés doivent désormais supporter le matin un machin bizarre à mi chemin entre le rouge, le orange et le rose.
C'est plus chaleureux que le gris mais c'est ... euuh ... affreux. Oui c'est le mot: affreux.

Zweig

Avec la sortie du film Vingt quatre heures dans la vie d'une femme, on entend beaucoup parler de Stefan Zweig. Et c'est tant mieux. J'ai toujours adoré cet écrivain dont j'ai lu à peu près tout ce qu'il a écrit quand j'avais vingt ou vingt cinq ans. En revanche ce qui me crispe systématiquement, c'est la façon unanime dont les français prononcent son nom à la radio ou à la télévision : avec un Z bien français comme dans "Zoé", et un EI comme dans "vieille". Il convient bien sûr de le prononcer avec le Z à l'allemande, soit "ts" et le EI comme dans "maille". Le tout faisant une sorte de "Tsvaill'g". Peu de français connaissent l'allemand, et beaucoup détestent les consonnances de cette langue en ayant pour seule référence les discours de Hitler, voire son imitation fabuleuse par Charlie Chaplin. C'est une langue que je trouve personnellement superbe, douce, élégante et mélancolique, à la condition de préférer un texte de Joseph von Eichendorff, chanté par Dietrich Fischer Dieskau.
Certains me diront que de prononcer Tsvaill'g fait snob. Dans ce cas, pourquoi ne pas dire Neviorque ou Bile Clunthon?

15727ème jour

A voté

Il y a deux jours, étaient organisées les élections du Comité d'Entreprise et des Délégués du Personnel de mon entreprise. En remontant du déjeuner, quelques collègues et moi même sommes allés dans le local faisant office de bureau de vote. Tout était bien organisé, vrais isoloirs, présentation d'une pièce d'identité. Je passe juste derrière un collègue, place un bulletin sous enveloppe au dessus de chacune des deux urnes. La charmante organisatrice ouvre mon passeport, lit mon nom, ouvre les urnes et je lache mes deux bulletins.
La personne en charge de la vérification des listes électorales cherche mon nom et dit : "Ah ben non, je ne vous ai pas!". J'explique que je viens d'arriver dans cette tour, que mon collègue qui vient de voter est dans le même cas que moi, et que je suis forcément inscrit. Elle cherche, cherche encore, et cherche à nouveau, même dans la liste des non-cadres. Mes bulletins étaient déjà au fond de l'urne transparente au dessus des autres, elle panique et appelle aussitôt la DRH, qui demande à me parler et me dit que, pour une raison obscure, je ne peux pas voter. Elle nous dit qu'elle arrive. Léger froid parmi les camarades syndiqués. La DRH nous rejoint au bout d'un temps certain (elle ne prend jamais l'ascenseur par claustrophobie et elle est séparée de nous par six étages). A son arrivée, elle ferme le bureau de vote, vire les aspirants votants qui commençaient à former une fille d'attente et me demande si je suis capable de dire quel est mon bulletin de vote. Je réponds affirmativement de façon peu convaincue. Elle ouvre les deux cadenas qui ferment la première urne, je prends le bulletin qui semble être le plus au dessus du tas et l'ouvre. Ouf c'est le mien. Nous recommençons avec la deuxième urne, je prends le bulletin du dessus. Cette fois ci c'est raté. Je le remets, en prends un autre un peu au hasard. Encore raté. Le troisième était le bon. Enfin je crois.
Et voilà.
A voté.
Euh non.
A pas voté.
Et pourquoi d'abord?

15726ème jour

Ca vous chatouille ou ça vous gratouille?

Il y a quelques années, j'avais comme client France Loto, aujourd'hui mieux connu sous le nom de Française des Jeux. C'était l'époque où la boîte était dirigée par un ancien conseiller en communication de François Mitterrand, qui a eu depuis quelques soucis avec la justice pour avoir confondu ses poches et celles de sa Société.
L'ancien publiciste avait cependant pour lui le goût de la créativité et il a lancé la plupart des jeux instantanés, le Bilto, le Millionnaire et d'autres encore. Je me souviens d'une discussion assez surréaliste avec Monsieur de M., homme charmant en charge d'innovation qui me disait qu'il avait proposé de lancer le Morpion, mais que celà avait été jugé de mauvais goût, puisqu'il s'agissait d'un jeu de grattage. On sait depuis que la Française des Jeux a lancé ledit Morpion, a abondamment communiqué à son sujet en plaisantant largement sur le mot de grattage. Comme quoi les mentalités changent, même en dix ans.
Je vous laisse.
Ca me gratouille.

15725ème jour

Le contre

- Ca me prend du temps.
- Je serai triste de le relire quand je serai vieux (enfin encore plus vieux).
- Ca m'oblige à rédiger.
- Il n'y a que deux ou trois lecteurs qui m'ont dit y avoir trouvé du plaisir.
- C'est un reflet médiocre de personnalité.
- Ca ne permet pas de donner vraiment de nouvelles puisqu'on ne peut pas tout dire.

Alors.

To blog ot not to blog.

15724ème jour

Le pour

- Ca m'occupe.
- Je serai content de le relire quand je serai vieux (enfin encore plus vieux).
- Ca m'oblige à rédiger.
- Il y a deux ou trois lecteurs qui m'ont dit y avoir trouvé du plaisir.
- C'est un bon reflet de personnalité.
- Ca permet de donner des nouvelles sans avoir l'air d'en donner.
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