17357ème jour

Une vie de Caméléon

Trop de milieux divers nuisent au sensible qui s'adapte. Il était (une fois) un caméléon. Son maître pour lui tenir chaud le déposa sur un plaid écossais bariolé.
Le caméléon mourut de fatigue.

Jean Cocteau (1889-1963), Le Potomak

17356ème jour

Navet

J'ai enfin vu en DVD Paris Je t'aime, film à sketch très médiocre, mais qui a la particularité d'avoir une de ses étapes filmée à cinquante mètres de chez moi, sur le pont où la rue du Rocher surplombe la rue de Madrid.

17355ème jour

Bug

Je me suis levé très tôt à Taksim. J’ai hélé un taksi qui m’a emmené à l’aéroport. Sur la route, je me suis rendu compte que j’allais atterrir à Orly alors que ma voiture était garée à Roissy.

17354ème jour

Istanbul

Une journée comme j’en ai tant vécues à Istanbul. Le rendez-vous avec mon collègue au Feribot de Besiktas. La traversée du Bosphore toujours aussi belle. Une réunion client plutpot ennuyeuse. L’après-midi j’appelle ma fille pour savoir comment s’est passé son oral de français. Dîner chez Flamm par une température exceptionnellement élevée pour un soir à Istanbul.

17353ème jour

Paris Amsterdam Istanbul

Vers onze heures, départ de Roissy pour Amsterdam où il fait un temps épouvantable. Le taxi nous emmène près de l’embranchement de l’autoroute d’Utrecht pour une réunion technique et peu intéressante. Nous repartons en milieu d’après midi sous des trombes d’eau. Je profite d’être à Schipol pour tenter de changer le billet Istanbul Damas que je n’avais pas utilisé l’an passé. Contrairement à ce qui m’avait été dit alors, il semble que je ne puisse l’utiliser que pour Damas et qu’il n’y ait plus de place en tarif Miles jusqu’en septembre, date de sa fin de validité. Je me dis que j’essayerai de débloquer la situation en Turquie et je m’envole pour Istanbul.

17352ème jour

Jours blancs

Après une panne de deux semaines, je reconstitue petit à petit les pages manquantes de ces journées. Il y a des jours dont je me souviens uniquement par une forte activité au bureau, et rien d'autre. Ces jours blancs de tout souvenir marquant sont ceux que je déteste le plus. Et encore ne devrais-je pas me plaindre. Ils ne sont pas si nombreux.

17351ème jour

Tensions

J’ai accepté que ma fille aînée aille au concert de Muse au Parc des Princes. Depuis le matin elle ne pense qu’à s’y rendre pour être bien placée. Il y a un peu de tension entre nous car je souhaiterais qu’elle révise son bac de français.
Elle part vers midi et nous, nous allons voir Shrek 3 au cinéma. Je ne m’en souviens presque pas, sauf d’avoir dormi pendant une partie du début.

17350ème jour

Matt

Il est mignon Matt. Il a justement un petit air de Matt Dillon du temps de Outsider, le visage carré, des grands yeux sombres, et les cheveux en pétard. Il m’a demandé d’aller le chercher près de chez lui, dans une banlieue proche de mon bureau. Il m’a dit qu’il n’aime pas trop les restaurants et qu’il préférait que l’on pique-nique chez moi. On est allés faire les courses tous les deux au Monoprix de Villiers. C’était amusant de faire les courses car on se voyait pour la première fois. On a fait une tomate mozarella et des spaghetti alla romana. On a écouté un peu de musique, l’adagio de Barber dans des versions étonnantes. Il m’a dit qu’il aimerait bien un massage. Je l’ai emmené dans la chambre et je l’ai massé, assis sur lui alors qu’il était étendu sur mon lit en caleçon. Je sentais qu’il aimait bien quand ma main s’attardait dans le bas de son dos. J’ai vite compris qu’il aimait beaucoup qu’on lui lèche l’intérieur de l’oreille aussi. On avait envie d’aller plus loin dans la découverte de jeux plus intimes, mais bizarrement on n’avait pas ce qu’il fallait pour ça. Alors on s’est contentés d’un peu de tendresse. Il a joui d’un long jet qui a atteint mon épaule. On s’est rhabillés. Je l’ai raccompagné près de Madeleine ou il est entré dans le métro en me souriant de loin.

17349ème jour

Visa

J'ai donc deux visas russes sur mon passeport. L'original de trois jours et sa prolongation d'une journée. Sur les deux figurent mon nom et mon prénom en russe, ce qui donne :

MYP3 BEHCAH

17348ème jour

Maman, j'ai encore raté l'avion!

Je me suis levé et j'ai pris tranquillement mon petit déjeuner au Novotel de l'aéroport. J'avais le temps et je me suis mis à travailler. Mister tigger me parle sous msn messenger :
- nava?
- bwof - j'attends mon avion.
- dans 3h?? ah non il est plus tard la.
- suis a l'hôtel - il est 10:40.
- putain jsuis perdu alors...

Et de fait c'est moi qui étais perdu puisque je lisais l'heure sur l'écran de mon ordinateur, l'heure de Paris. A Moscou, il était 12h40. j'étais donc dans ma chambre d'hôtel, pile une heure avant le décollage, alors que je savais d'expérience que Turkish Airlines ferme ses comptoirs d'enregistrement quarante cinq minutes avant le vol.
En mode panique, je me suis habillé avec ce qui me tombait sous la main, j'ai rempli ma valise complètement en vrac et je suis parti. A 12h47 je payais l'hôtel et je partais en taxi (pour la somme absurde et non négociée de 200 roubles) pour gagner les dix minutes de marche qui me séparaient du Terminal 2. Je suis rentré dans l'aéroport, j'ai passé comme une bombe les contrôles de sécurité et je me suis précipité au comptoir Turkish Airlines. "Nous allions fermer" m'a dit madame Turkish. J'ai présenté mon billet et mon passeport. "Ah! mais votre visa expirait hier!" a-t-elle ajouté. Le sol s'est un peu dérobé sous mes pieds et j'ai alors appris que les autorités russes sont très rigoureuses sur le sujet et qu'il est hors de question de quitter le territoire le 20 avec un visa expirant le 19, même dans le cas d'un avion raté. Je suis aller faire remodifier mon billet pour le vol du soir, puis j'ai calmement réfléchi. Mes rendez vous à Istanbul étant presque tous compromis, il était préférable de rentrer directement sur Paris.
J'ai acheté mon billet par téléphone, puis je suis retourné dans la zone d'enregistrement. Le même garde chiourme que quinze minutes plus tôt me demande où je me rends. "Not Istanbul, Paris this time!", lui ai-je répondu, me trouvant drôle. Lui ne m'a pas trouvé drôle du tout. Il m'a fait venir dans une petite pièce et a fouillé intégralement mes bagages, à la recherche de sommes importantes. Il a trouvé des sommes variées, en dollar US, en livre turque, en rouble, en euros et même en rial omanais, mais le tout ne dépassait guère les deux cent dollars. Il m'a laissé repartir, un peu triste. J'ai du écrire une belle lettre à Monsieur le Duty consul de l'aéroport de Cheremetievo, le suppliant de m'accorder un délai d'un jour pour mon visa, pour la modique somme de 25 USD, et j'ai enfin pu quitter le territoire russe.

17347ème jour

Maman, j'ai raté l'avion!

On m'avait prévenu qu'il fallait prévoir de la marge pour aller du centre de ville à l'aéroport de Cheremetievo. Je suis parti deux heures quinze avant le décollage. L'autouroute était en effet bouchée. Au bout d'un moment, le chauffeur de taxi a décidé de tenter les voies de traverse et m'a emmené par des routes secondaires au milieu de datchas cachées sous les feuillages. Il m'a déposé devant la porte des départs, j'ai passé sans encombre les checkings de sécrité et j'ai vite trouvé le comptoir du vol pour Istanbul: il était désert, bien que soit indiqué au dessus : ISTANBUL 18h25. On m'a demandé d'aller au guichet Turkish Airlines où une fille désagréable m'a indique que l'enrégistrement s'arrêtait 45 minutes avant le vol (on était à exactement quarante minutes du vol). Elle a modifié mon billet pour le lendemain 13h40.
J'ai passé quelques coups de fils pour décaler mes rendez-vous à Istanbul, j'ai choisi de passer la nuit au Novotel de l'aéroport pour la modique somme de 340 euros et j'ai pris un taxi pour le centre.
J'ai profité de cette soirée inattendue pour aller voir le Conservatoire Tchaikovski qui est la salle de concert la plus mythique de Moscou. Il se tient près du centre, dans un quartier assez agréable, et complètement envahi de musique. En m'y promenant ce soir, j'entendais des sons de piano, de violons et de voix humaines qui sortaient des fenêtres et je me suis dit que si un jour j'habite Moscou, c'est là que j'aimerais résider. J'ai dîné au café Bosco qui a une jolie terrasse sur la Place Rouge, j'ai pris la navette de l'hôtel, et je suis rentré dormir.

17346ème jour

Mon premier jour à Moscou

J’aime les villes à forte personnalité et à Moscou, je ne suis pas déçu. Y prendre le métro est en soi une expérience unique. Tout le monde sait combien les stations y sont belles, mais les couloirs d’accès avec leurs minuscules boutiques aux produits improbables et les innombrables marchands de fruits et légumes ont le charme de l’Asie. Après avoir réussi à acheter un ticket valable pour cinq trajets (75 roubles) on passe le tourniquet sous le regard patibulaire d’un garde chiourme. Puis on descend un escalator interminable, un peu comme celui du RER parisien. La plupart des passagers s’y tiennent sans bouger, peu ayant le courage de descendre les marches, et encore moins de les monter. On arrive à la station et les difficultés commencent. On trouve facilement sa ligne grâce à la couleur de celle-ci, mais il est prudent de bien compter les stations. Vous je ne sais pas, mais moi j’ai un peu de mal à reconnaitre au premier coup d’œil Первомайская et Измайловская. Les voitures sont assez vastes, mais rustiques et elles font un bruit d’enfer lorsqu’elles sont lancées à une vitesse incroyable dans les tunnels. Même quand la voiture est bondée, la place centrale reste libre, car c’est la seule d’où on ne peut atteindre aucune des poignées. A part ça les moscovites font autant la tête dans le métro que les parisiens.
J’ai profité de ma première soirée pour aller à la Place Rouge. On m’avait tellement dit qu’elle était petite que je l’ai trouvée grande. Mais surtout, j’ai été ébloui par son charme infini, par la mise en scène si théâtrale de ce raccourci de toute l’histoire de la Russie. On a tous tellement vu la place rouge que l’on ne fait même plus attention à elle lorsqu’on la voit à la télévision, mais elle garde intact son pouvoir d’étonnement et d’émerveillement. J’ai été surpris de découvrir combien le Kremlin ou Staline a passé une partie de sa vie, était un lieu religieux.
Et puis cette première journée à Moscou restera associée aux yeux bleus de Jonathan Rhys Meyers qui s’affiche sur tous les murs de Moscou barré des lettres rouges de HUGO qui lui donnent un air si russe et si séduisant.

17345ème jour

C'est triste Moscou la nuit

J'ai atterri a Roissy vers 6 heures. Le bonheur d'un bus pour aller au terminal après 7 heures de vol. Et le bonheur encore plus grand d'un premier contrôle des passseports dès la sortie du bus, comme la douane d'Aéroport de Paris en a la malencontreuse idée depuis quelques temps. Je suis arrivé chez moi vers 7h30 et j'ai réussi à dormir pendant quatre heures. A mon réveil, j'ai juste eu le temps de remplacer quelques affaires de ma valise par des propres, j'ai rappelé un taxi et je suis reparti pour Roissy.
L'avion a décollé à l'heure à 16h05, mais en arrivant près de Moscou, il y avait un tel orage que nous avons tourné pendant trente minutes avant de nous poser dans le noir le plus complet.
On m'avait dit "you will be met by a girl named Lyuba" et je me sentais déjà tout émoustillé à l'idée d'une grande blonde aux yeux clairs. Las! un panneau VINCENT était arboré par une vieille grosse bonne femme aux allures de cuisinière de kholkoze. On est partis à fond la caisse dans sa vieille Daewoo déglinglée. L'autoroute de l'aéroport de Cheremetievo est toute droite et Lyuba allait à fond la caisse, slalommant sous la pluie entre les voitures rentrant paisiblement de week end. Nous sommes passés devant le Ministère des affaires étrangères, l'une des hautes tours érigées par Staline. Nous avons traversé la Moskova, le taxi a tourné à droite puis m'a laissé devant l'hôtel. C'est ma première nuit à Moscou.

17344ème jour

Une journée à Mascate

J'ai profité de la matinée pour lézarder au soleil puis vers midi j'ai repris la voiture. Je me suis baladé dans le centre de Mascate, aux souks de Mutrah qui valent vraiment le détour. C'est je pense la première fois de ma vie que je visite un souk sans y rencontrer aucun touriste. Les marchands sont gentils et plutôt accueillants. J'ai tenté ensuite de me rendre dans un grand centre commercial mais les abords en étaient bizarrement en travaux. Il s'agissait des dégats du cyclone qui a touché Oman le 5 juin dernier, avec des vagues de douze mètres et des vents de 170 km/h dans le secteur de Mascate. Un torrent de boue avait visiblement envahi les abords du centre où trainaient encore quelques épaves de voiture. Je me suis alors souvenu que sur la route de l'hôtel, quelque énormes roches se trouvaient là, sans doute suite à des éboulements dus au cyclone.
Puis j'ai repris la route de Dubai. Cette fois ci, je ne me suis pas trompé et peut après Soha j'ai tourné à gauche. L'autoroute s'est élevée dans les collines sèches. J'ai franchi un nombre invraisemblable de contrôles, la route franchissant trois fois la frontière entre Oman et les Emirats. Le soleil se couchait face à moi et j'ai roulé vers Dubai.
J'ai retrouvé les immenses buildings envahis de voitures. La circulation était épouvantable en ce samedi soir. J'ai juste fait un tour dans un centre commercial et je suis allé prendre mon vol pour Paris.

17343ème jour

La route de Dubai à Oman

J'ai une nouvelle fois joué avec le feu en traversant sans carte des contrées inconnues. On m'a remis à l'aéroport les clefs d'une Ford Focus blanche automatique. Je suis parti vers l'est, un peu au jugé, sur une autoroute morne aux abords caillouteux. Au bout d'une cinquantaine de kilomètres, j'ai compris que je longeais la côte en direction du détroit d'Ormuz et j'ai pu constater qu'il y a là aussi de gigantesques marinas en construction. Je suis reparti vers le sud cette fois, sur les conseils du gérant d'une pompe à essence. J'ai contourné un aéroport, incongru au milieu du désert, puis la route s'est élevée au sein de montagnes sèches et caillouteuses avant de redescendre au bord du golfe d'Oman, à Fujayrah. Par précaution j'ai repris de l'essence, puis je suis arrivé à la frontière avec le Sultanat d'Oman, frontière qui se réduit à une petite cour fermée par une barrière. Un jeune émirati en tenue locale et chaussé de belles Ray Ban branchées a tamponné mon passeport pour la modique somme de vingt dirhams. Puis j'ai passé la douane d'Oman, plus folklorique et très sympathique (70 dirhams).
J'ai alors roulé le long de la côte sur une très belle autoroute qui longe le golfe d'Oman, du nord au sud du Sultanat. Dès le passage de la frontière, un panneau indique 1278 km, la distance qui sépare de Salalah, ville frontière avec le Yemen. La côte est assez verdoyante, avec beaucoup de belles villas au milieu des palmeraies. J'ai croisé quelques villes, Sohar, le port d'origine de Sinbad le marin, puis Mina al Fahl, plutot coquette. La route était ponctuée de nombreux ronds points décorés de dômes colorés en vert ou en violet et décorés d'écritures dorées. Puis, je suis arrivé dans la capitale, Mascate, ville blanche sur la mer, au port plein de cargos et de dhows, ces magnifiques boutres omanais traditionels en teck omanais. Je me suis égaré près du grandiose ministère des finances, j'ai demandé ma route à un chauffeur de taxi. Il m'a dit de continuer à longer la mer et je suis enfin arrivé au Shangri-la, véritable palais des mille et une nuits, construit dans un amphithéâtre naturel de pierre sèche. Je me suis baigné dans les eaux chaudes de la mer d'Oman, alors que le soleil se couchait.

17342ème jour

Dix petits indiens

Soixante dix pour cent de la population des Emirats Arabes Unis est étrangère. Et soixante dix pour cent d'entre eux sont des indiens. Les indiens dont donc partout à Dubai, et la plupart de mes clients le sont. Comme j'avais fait des misères à mon plus gros client local, je lui avais demandé de choisir un très bon restaurant indien afin que je puisse l'y inviter. Il a choisi un restaurant assez beau dans un centre commercial au style égypto-vegassien. Mes trois indiens ne buveaient pas de vin et nous nous sommes donc saoulés au lassi ananas-mangue.
A la fin du repas, l'un des indiens sort sa carte bancaire. Je me suis précipité, j'ai insisté, menacé, exigé, rien n'y a fait. J'ai du me laisser inviter contre la promesse d'un autre déjeuner lors de ma prochaine visite.

17341ème jour

Chaud froid

Dubai garde définitivement son caractère d'étrangeté. On entend dire que 20%, 30%, voire 50% des grues du monde entier se trouvent à Dubai. C'est peu probable, mais celà donne une idée de l'étendue de la lèpre urbaine qui s'étend de plus en plus profondément dans le désert. Il y a une nouvelle freezone en construction, véritable ville au sein du désert, et qui s'élève devant une majestueuse place entourée de palmiers.
C'est la première fois que je me rends à Dubai si près de l'été et la chaleur est absolument incroyable. Il y a de la buée à l'extérieur des vitres tant les climatiseurs fonctionnent et il est assez fatiguant de passer en permanence d'un petit 18°C (taxis, bureaux, centres commerciaux) au 43°C humides de l'extérieur.

17340ème jour

Londres Dubai

J'expérimente les nouvelles cabines affaires de British Airways où un siège sur deux est tourné vers la queue de l'avion. Premier sentiment étrange, on peut voir les yeux dans les yeux son voisin pendant les sept heures de vol. La compagnie a cependant prévu des petits paravents permettant de conserver un semblant d'intimité. Et puis les impressions de décollage (irrésistiblement attiré devant soi) et d'atterrissage (collé au dossier) sont inversées. Les mamies qui ne supportent de voyager avec la SNCF que dans le sens du train vont être fortement perturbées.

17339ème jour

Londres

Sur mon téléphone était stockée la photo d'une boutique s'appelant BIG BITE. Je n'arrivais absolument plus à me rappeler où j'avais pris cette photo qui faisait sourire quelques amis... Et puis, alors que j'avançais sur Shaftesbury Avenue en direction de Piccadilly, j'ai revu par hasard ma boutique préférée.

17338ème jour

Classe

Je reçois une réponse à mon e-mail de félicitations.
L'adresse en @elysee.fr est très chic.

17337ème jour

Les sandales voyageuses

C'est un ami milanais qui me les avait faites découvrir. Des sandales de modèle Bivouac, très habillées, avec un air de sandales romaines. J'étais allé à la boutique Yves Saint Laurent de la place Saint Sulpice et on m'avait indiqué que ce modèle était totalement épuisé depuis le début du printemps et qu'il ne serait pas reconduit la saison prochaine. Très gentiment, la vendeuse s'était proposé de regarder si on pouvait les trouver dans les stocks de l'une des autres boutiques Saint Laurent en europe, la gestion en étant centralisée. Au bout de quelques clics de souris, elle m'avait dit qu'il n'y avait plus qu'une taille 39 à Milan, mais que si je le désirais, elle pouvait vérifier si quelques modèles se trouvaient aux Etats Unis. Je n'y croyais guère, mais je lui avais néammoins donné mon numéro de portable.
Et puis, alors que je me trouvais à Prague, la vendeuse de la boutique Saint Laurent m'a rappelé et m'a indiqué tout simplement qu'elle avait repéré une taille 43 à la boutique de New York, qu'elle s'était permis de les faire venir et que mes sandales m'attendaient pour un essayage si je le désirais.
Tu parles que je le désirais! Je les ai essayées, je les ai adorées, et je suis tellement amusé qu'elles aient passé quelques mois au 855, Madison Avenue, que j'ose à peine les porter de peur de les abimer.

17336ème jour

Nostalgie

Il y a trois jours, dans le Thalys, quelque part entre Bruxelles et Amsterdam, je lis dans le Figaro l'annonce de la nomination d'un nouveau conseiller à l'Elysée. Le nom, même s'il contient une faute d'ortographe, m'est familier. Je songe avec nostalgie au temps où souvent le matin, il sonnait à ma porte. Je lui ouvrais, puis je me recouchais, j'entendais son pas dans l'escalier, il entrait dans mon petit studio d'étudiant, il se couchait sur moi dans le lit et m'embrassait.
Depuis mon téléphone, je lui envoie un email de félicitations.

17335ème jour

Forever young

J'étais au volant de ma première voiture, une Renault 5 beige doré. Je devais avoir un peu plus de 25 ans... J'étais rue Saint Honoré, près des Halles. A la radio Forever Young... Je ne sais pourquoi, mes yeux se sont imbibés de larmes et j'ai pleuré...

17334ème jour

Grosse tâche

Dans un hôtel près de Roissy, quelques minutes de pause pendant une journée de séminaire. Il y a des petits choux, j'en prends un et le croque. Un geyser de crème patissiere jaillit et s'ecrase sur mon costume noir. Mes collègues sont hilares. je tiens la pause quelques instants pour une photo souvenir. Le photographe, se trouvant fin, me lâche : je dirai à tout le monde que c'est du sperme...

17333ème jour

Amsterdam

Même dans le cas d'un très court voyage, il est fort agréable de passer quelques instants dans Amsterdam. De marcher de la gare jusqu'au Dam dans les rues ensoleillées, de poursuivre sur Rokin jusqu'à Rembrandtsplein, de revenir sur ses pas pour une visite à Fame. D'y retrouver Mister tigger. De partager une salade en plein air au café Esprit.
A part ça, nous étions le 05 06 07...

17332ème jour

Mutanda

En italien, la façon de dire un fuckbuddy, c'est amico di mutanda, littéralement, un copain de slip.
C'est beaucoup plus amusant.

17331ème jour

La Joconde bleue

Après avoir déjeuné avec Gaëtan de passage à Paris le jour de son anniversaire, nous avons marché jusqu'à Saint Sulpice, juste histoire de désacraliser aux yeux de mes filles le Da Vinci code, vu la veille en DVD. Puis, poursuivant notre marche jusqu'au couvent des Cordeliers, nous avons visité l'exposition dédié à Vinci. Je me demande comment on peut encore aimer la Joconde, tant il est impossible de la regarder comme un tableau mais juste comme un produit. Et de ce fait, il est intéressant de se laisser surprendre par ce qui pourrait avoir été les vraies couleurs du tableau, obtenues en simulant le vieillissement du tableau pendant les 500 ans de sa vie.

17330ème jour

Rome

Un voyage somme toute très frustrant. Temps gris souvent pluvieux. La plupart du temps passé dans un hotel médiocre éloigné du centre. Le seul moment vraiment amusant a été la longue promenade nocturne qui nous a vu traverser les jardins de la villa Borghese vers une heure du matin.
Mais surtout, je dois me rendre à l'évidence. Mes lunettes exté modèle 156 que je cherche depuis sont définitivement introuvables...

17329ème jour

A Rome, les taxis sont toujours en grève

Alors que j'attendais mes bagages, un collègue m'appelle et me dit : Fais gaffe les taxis sont en grève, il n'y a que des mecs verreux qui t'emmèneront dans le centre pour cent euros et sans facture!
Il y a un an déjà les taxis étaient en grève et nous avions attendu une demie heure en pleine nuit qu'il en arrive enfin un. Cette fois-ci alors que j'arrive près de la zone des taxis, un petit papi m'aborde et me propose de m'emmener. Suspicieux, je lui demande le prix. Soixante euros! me dit-il, ce qui est le prix normal. On a embarqué dans sa vieille Punto de quatorze ans d'âge et on a foncé en direction du centre. Il était adorable mon papi. Il a fumé comme un pompier, après m'avoir demandé l'autorisation. A mon âge je ne risque plus rien! m'a-t-il dit. Il a écouté le journal de vingt heures à la radio, et il m'a expliqué les nouvelles dans un savoureux mélange de français et d'anglais. Il m'a serré la main en me déposant devant mon hôtel. J'ai même eu une fiche.
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