17816ème jour

Varsovie Paris ou L'affaire des valises II

A Roissy, le soir, nous attendons nos deux valises prodigues. Celle de mon collègue arrive en premier, il me nargue un peu, me dit au revoir et file rejoindre son taxi. Alors que la mienne arrive enfin, je vois mon collègue très étonné qui revient et me dit "ça n’est pas ma valise !" Et le plus étrange est que, en effet il ne s’agit pas de sa valise alors que pourtant elle porte le logo de notre société. Il faut se rendre à l’évidence, il s’agit de la valise d’un collègue ou d’un client, et il reste juste à espérer qu’il n’est pas déjà parti avec la mauvaise valise. L’étiquette de la valise indique qu’elle vient de Bucarest, les deux vols étant sur le même tapis. Un peu plus loin, j’aperçois une collègue roumaine qui regarde sa valise très intriguée. Je l’ai emmenée à Paris. Avec sa vraie valise.

17815ème jour

Paris Varsovie ou L'affaire des valises I

Un collègue et moi arrivons à l’aéroport Frédéric Chopin et après trente minutes d’attente, nos bagages n’arrivent pas. La foule des passagers émigre brutalement vers le guichet des bagages perdus. Il apparait que le formulaire de réclamation est aussi compliqué qu’à l’époque stalinienne et comme nous sommes déjà très en retard, nous décidons de laisser tomber les bagages et d’aller chez notre client. Le soir, nous retournons à l’aéroport, on nous explique que nos bagages sont encore à Paris, nous remplissons la fameuse fiche et en repartant, soudain, j’aperçois nos deux valises qui trainent dans un coin…

17814ème jour

L'homme invisible

Hier, j’ai regardé les programmes de cinéma sur Internet et j’ai proposé à mes filles d’aller voir l’Homme invisible (ah ah), la vieille version, celle de James Whale de 1933 au Grand Pavois. D’un saut de Velib, nous nous rendons au bout du XVème arrondissement pour constater que le Grand Pavois est fermé depuis des mois. Je n’ai toujours pas bien compris comment l’erreur a pu se commettre. Nous nous sommes rattrapés cet après-midi à l’Action Ecoles.

17813ème jour

La bouteille d'eau la plus chère de Grèce

En partant prendre le métro hier, j’ai payé rapidement la note d’hôtel assez rapidement et c’est seulement plus tard que j’ai réalisé que j’avais payé la bouteille d’eau de 50cl du minibar pour la somme fantasque de 15 Euros. Le soir en reprenant les bagages à l’hôtel, j’ai hurlé, vociféré, traité la Thénardopoulos et ses tenanciers de voleurs mais en pure perte. Cela m’a juste fait plaisir.

17812ème jour

Folies grecques

Il est des scènes qui ne peuvent arriver que dans des pays méditerranéens. Nous prenons le métro pour retrouver des partenaires avec qui nous devons visiter un client dans la banlieue d’Athènes. Bien que le lieu de rendez vous soit un nœud d’autoroutes à la topologie tourmentée, nous parvenons à nous retrouver et partons en voiture chez le client chez qui personne ne s’est encore rendu, le bâtiment étant flambant neuf. Nous errons dans des banlieues incertaines, contournons des autoroutes, les grecs s’engueulent entre eux et nous arrivons chez le client avec trente minutes de retard. Personne ne s’en offusque et la réunion démarre avec une vingtaine de personnes dans une petite salle. Alors que je fais une présentation, une fille entre et demande ce que nous voulons boire. Chacun passe commande. Elle revient un quart d’heure plus tard et je comprends vite qu’il vaut mieux que je me taise. Personne n’écoute, tout le monde discute gentiment, on se croirait sous le figuier d’une place de village. La cliente chef est une grosse bonne femme aussi large que haute et aux cheveux décolorés. A un moment elle se met à parler très fort, laissant clairement voir le piteux état du bakhlava qu’elle est en train de mastiquer tout en nous parlant. J’ai évité de regarder mes collègues à ce moment précis de peur d’un fou rire incontrôlable.

17811ème jour

Paris Athènes

Je laisse Robert seul chez moi jusqu'à la fin de son séjour et je prends le dernier vol pour Athènes. Il fait encore magnifiquement chaud en Grèce. Mon cher hôtel Electra Palace est encore complet et je me rabats sur un machin moche et impersonnel à deux pas de la place Omonia.

17810ème jour

Reims

Je pars du travail de bonne heure et je pars chercher Robert chez moi pour l’emmener à Reims dont il rêve de découvrir la cathédrale. Il la découvre comme à l’habitude en travaux et nous en faisons le tour juste avant que la nuit ne tombe. Il me fait découvrir le Beau Dieu de la cathédrale, une représentation assez rare de Dieu le Père qui se trouve au chambranle de la porte Nord. Ce malheureux Beau Dieu a incroyablement souffert pendant le première guerre mondiale comme en témoignent les cartes postales du début du XXème siècle. Nous regardons la plaque placée au sol lors de la visite de De Gaulle et Adenauer et qui commémore l’amitié franco-allemande. Puis nous allons à Epernay pour un dîner au dessus des vignes dans une auberge où, parait-il, Napoléon a séjourné.

17809ème jour

Chandelles

Je retrouve Robert au Monoprix de la place Saint Augustin. C’est amusant de faire les courses ensemble. Il se targue d’être bon cuisinier et il sait exactement ce qu’il veut. Il me préparera en particulier des dattes dénoyautées, farcies de ricotta et enroulées dans de du jambon fumé de Forêt noire. C’est très facile et vraiment très bon. Et son regard bleu acier était très beau derrière les bougies de la table que j’avais préparée.

17808ème jour

Robert

Vers midi, je pars à Roissy pour récupérer Robert qui arrive par le vol de Stuttgart. Robert est un prénom un peu marqué en France, mais en Allemagne, il fait jeune et branché. J’ai promis de l’héberger pendant deux semaines alors que je ne le connais pas, ce qui est toujours un risque inconsidéré. Mais il est jeune, il est beau, il est à Paris pour faire quelques castings et je suis prêt à prendre ce risque. Nous déposons ses bagages chez moi et déjeunons rapidement dans une brasserie du boulevard Hausmann. Le soir, je le retrouve chez moi et je lui montre Paris en Vélib. Il a l’air content de sa soirée.

17807ème jour

O.

Bu un café avec Orson, à la terrasse du café Baci, là où nous avions dîné il y a quelques semaines avec Pierre, en compagnie de deux vieilles écossaises. Alors que ceci ne m’arrive qu’exceptionnellement, nous n’avons pas grand-chose à nous dire et je trouve ses propos étonnamment égocentriques. Je récupère le téléphone que je lui avais prêté il y a des mois, je ne reçois aucun remerciement particulier et nous nous quittons.

17806ème jour

Stockholm Paris

Je séjourne au Nordic Light Hotel, bâtiment au le style très dépouillé, avec un hall d’entrée aux allures de discothèque envahi en permanence par de la House assourdissante. Le matin de très bonne heure, fort de mon expérience passée, je prends l’Arlanda express, si pratique, et je rentre sur Paris.
L'après-midi, je bois un verre avec Matt près du forum des Halles.

17805ème jour

Stockholm

J’ai décidé de rester une nuit de plus à Stockholm alors que la ville commence à prendre ses couleurs hivernales. Je profite de l’après-midi pour me promener dans le centre, je visite mon disquaire préféré de Sergels Torg et j’achète chez NK (Nordiska Kompaniet, les galeries Lafayette suédois) une paire de chaussures étonnantes dont je suis sur qu’elles m’occasionneront quelques quolibets. Il n’y a hélas aucun concert intéressant le soir. Je pense juste qu'il y a exactement cent ans à Prague, le 19 septembre 1908, avait lieu la création de la Septième Symphonie de Mahler.

17804ème jour

Crash I

Je passe la journée à Dijon avec des clients, je m’éclipse avant le dessert pour reprendre le train de Paris. Dans le TGV, mon ordinateur ralentit soudain, puis se bloque. Lorsque je le rallume, un bel écran bleu s’affiche, digne des Windows antiques et ceci même dans le mode dit sans échec. Il en sera de même à Orly, en attendant mon vol Norwegian pour Stockholm, et il en sera de même à mon hôtel le soir.

17803ème jour

Les taxis athéniens

Il est parfois difficile de trouver un taxi à Athènes. Aux heures de pointe ou dès qu'il pleut, celà peut même s'avérer impossible. Ce matin, vers 8h30, l'accueil de l'hôtel nous annonce au bout d'un quart d'heure qu'ils ne parviennent pas à trouver de taxi. Nous décidons donc de partir dans la rue en direction du métro dans l'espoir d'en trouver un sur la route. Il passe en effet de nombreux taxis, souvent occupés mais pas toujours. Il ne daignent même pas jeter un oeil aux clients potentiels. Nous continusons de marcher. Nous arrivons à la place Karaiskaki. Mon collègue entre dans un garage et indique qu'il offre cinquante euros si quelqu'un accepte de nous emmener chez le client. Ils refusent. J'aborde une dame dans la rue qui monte dans sa voiture et lui fais la même offre. Elle accepte mais son téléphone sonne et elle nous fait signe qu'elle doi répondre avant de aprtir avec nous. Au même moment, un taxi libre passe par miracle et nous emmène. Nous sommes arrivés cinq minutes en retard, ce qui à Athènes, est presque en avance.

17802ème jour

Athènes

Journée de travail un peu banale à Athènes. J'arrive à trouver un moment de pause à la piscine de l'hôtel. Comme souvent l'Electra Palace est complet et je me réfugie au Novotel, moyennement agréable mais dont la piscine sur le toît bénéficie d'une très belle vue sur la ville.

17801ème jour

Des nouvelles de Йозеф

Je discute avec une collègue russe et lui dis mon étonnement qu’en russe le nom du compositeur Josef Haydn s’orthographie Йозеф Гайдн et donc se prononce GAYDN.
- Eh bien oui ! Comme en allemand! me répond-elle, sûre d’elle.

17800ème jour

Qui veut gagner des roupies?

J’ai acheté ce livre un peu par hasard dans un relais Hachette à Roissy, sans doute attiré par la couverture bariolée et par le résumé de l’intrigue en dernière page de couverture. Un jeune serveur d'un restaurant de Bombay gagne un milliard de roupies au Qui veut gagner des Millions indien. Or il est inculte et est donc immédiatement accusée de tricherie et mis en prison. Chaque chapitre du livre est un moment de sa vie où l’on comprend comment il a appris la réponse à la question du jeu. C’est distrayant, plein d’humour est vraiment plaisant à lire.
Les fabuleuses aventures d'un Indien malchanceux qui devint milliardaire - Vikas Swarup 10/18

17799ème jour

N.

Je déjeune avec N., sa mère et mes filles, combinaison étonnante. Nous sommes sur une petite terrasse près de l’avenue Bosquet, envahis par un flot qui revient de la messe papale aux Invalides. N. se souvient forcément qu’il est le premier garçon que j’ai tenu dans mes bras. Y pense-t-il parfois ?

17798ème jour

Propos énigmatiques

A Pleyel, HLG me présente à son voisin, un critique musical très célèbre pour son amour pour le bel canto et à la prose légèrement ampoulée et reconnaissable entre toute. Pour être aimable, en me présentant, je me fends d’un : "Vous ne me connaissez pas, mais moi je sais bien sûr qui vous êtes…", auquel il a répondu un très énigmatique "Moi de même !"

17797ème jour

Sept/Ember Eleven

Je ne sais si c’est une impression, mais les vols me semblent moins chargés chaque onze septembre. C’est le cas du Varsovie Paris de ce soir. Sept ans déjà. New York me manque. Peut-être irai-je dans deux mois.

17796ème jour

Riga Varsovie

Le matin j’ai rapidement visité Riga. Il n’y a d’ailleurs guère d’utilité à visiter Riga longuement. Puis j’ai pris le vol LOT de Riga à Varsovie. J’ai posé mes affaires au Radisson, dîné rapidement avec des collègues dans un restaurant espagnol, puis j’ai rejoint Pawel dans la même petite boîte minable où j’avais été avec Michal il y a quelques années et dont je n'imaginais pas du tout qu'elle se situait dans ce quartier. Pawel est étudiant en histoire et il se passionne pour sa ville qu’il fait visiter à des groupes. Je l’interroge sur le ghetto de Varsovie dont je sais qu’il ne se trouvait pas loin de là. On sort de la boîte et il m’emmène pour m’en faire découvrir les rares vestiges, quelques immeubles encore debout, les rails du tramway de la rue qui coupait le ghetto en deux blocs, l’emplacement du pont qui enjambait cette rue pour relier les deux parties du ghetto. Des images du film Le Pianiste me reviennent.
Signe de ma folie, j’ai rendez vous aussi un peu plus tard avec un certain Michael. On se promène dans la ville, on boit une bière dans une gargote en plein air près de la gare, il tient à me raccompagner près de mon hôtel mais me dit au revoir devant la porte d'entrée.

17795ème jour

Une croisière sur la mer baltique

Après une longue réunion avec une quinzaine de clients, ceux-ci sont tous invités à faire un tour en catamaran. On se retrouve donc sur le bateau, pleine voiles déployées, qui fonce dans le froid et sur les vagues. Il y a de la bière, assez bonne, des petits amuse gueule, des cornichons. Comme d’habitude lorsque je mets les pieds sur un bateau, je suis en pleine forme, mais l’un des clients, d’origine russe et qui était arrivé très en retard le matin, commence à devenir pâle, puis verdâtre. Il disparait un long moment dans les toilettes puis réapparait pour s’installer accroupi dans l’escalier diffusant autour de lui une vague senteur de vomi. J’ai suggéré à mon collègue lithuanien de le menacer de rester quelques heures de plus en mer s’il ne nous passait pas immédiatement commande.
Le soir, un mec passe me voir à l'hôtel. On boit une bière au bar du dernier étage de l'hôtel et il passe dans ma chambre. Il s'installe sur une chaise et feuillette mon Monde de la Musique. Je m'ennuie, alors je prends moi aussi mon livre. Cela ne semble pas particulièrement l'ennuyer. On reste là un moment, se parlant à peine, chacun bouquinant de son côté. Au bout de trente minutes, j'en ai assez, je le fous gentiment dehors et je dors.

17794ème jour

D'Hadrien à Riga

C’est donc en fin de matinee, entre deux rendez-vous client, que je suis allé voir l’exposition consacrée à l’empereur Hadrien. Elle est fort bien organisée et j’ai découvert bien des pièces dont j’ignorais l’existence. J’ai été particulièrement impressionné par la pièce où ont été rassemblés des bustes de tous les protagonistes de l’histoire d’Hadrien, Trajan, Plotine, Sabine, Lucius, Antonin et l’empereur Hadrien lui-même. En regardant ces bustes qui tous fixent le spectateur, on a l’impression de faire partie d’une réunion de famille. Et puis j’ai été ému par le petit médaillon doré représentant Antinous et dont Marguerite Yourcenar est persuadée qu’Hadrien l’a tenu dans ses mains.
Le soir je prends un vol à Gattwick pour Riga, ville que je ne connais pas. J’arrive dans la nuit et le taxi me dépose devant l’étrange hôtel Albert envahi de citations d’Albert Einstein. Je bois un verre avec un collègue sur le toit de l’hôtel et je vais me coucher.

17793ème jour

Un rien de Népal et un peu de Bach pour un dimanche londonien

J’ai pris le vol Easy Jet du matin pour Londres. Je retrouve l’aéroport de Luton où j’étais venu chercher Daniele il y a quelques mois. Je rejoins mon hôtel de South Kensington en bus puis en taxi. Je vais faire un tour au British Museum mais j’apprends que les entrées immédiates pour l’exposition sur Hadrien sont toutes complètes. Je rentre à l’hôtel près duquel je retrouve un népalais au regard étrange, comme s’il était sous l’influence d’une drogue. Il ne me plait pas particulièrement, je me dis que je devrais lui dire, le laisser refaire une heure de bus ou de train pour rentrer chez lui Dieu sait où, mais lui a envie de rester et je le ramène à ma chambre pour une misérable étreinte.
Dès qu’il est reparti je pars au Wigmore Hall rempli de vieillards cacochymes venus entendre les variations Goldberg d’Andras Schiff. Concert fort décevant dans lequel je m’ennuie d’autant plus que nous avons droit absolument à toutes les reprises. A la sortie j’ai plaisir à retrouver un pigeon voyageur avec lequel je dîne au Wolseley.

17792ème jour

Un R erratique

Comme une majorité de français, j’ai toujours eu du mal à prononcer le R anglais. Cela me pose des problèmes lorsque j’épelle mon nom de famille, où je dois préciser un minable R like Romeo, lorsque je commande du vin rouge (on m’apporte régulièrement du blanc) et pour la cuisson de la viande que j’aime Rare. Les serveurs, à ma grande surprise, comprennent le plus souvent well (cooked ?). Je devrais me forcer à prononcer avec l’accent du Moyen orient que j’imite très bien. C’est peu élégant mais diablement efficace.

17791ème jour

Le Musée

Cela a commencé par un collègue moscovite qui nous a offert des poupées russes assez laides. Puis un autre collègue a ramené une horreur de Dubai, une sorte de pot à crayon avec un mini Burj Dubai en fausse porcelaine. Et c’est devenu une tradition, chaque membre de l’équipe qui part à l’étranger doit rapporter une babiole touristique respectant deux règles : être très laide et valoir moins de cinq euros. La collection commence à être très impressionnante.

17790ème jour

A la recherche des disquaires disparus

Dans toutes les villes que je visite, il y a quelques adresses incontournables pour moi, des vendeurs de disques neufs ou d'occasion, où j'espère toujours dénicher quelque perle rare. Hélas, au cours du temps, la plupart de ces lieux ferment l'un après l'autre. Lors de mon dernier séjour à Venise, j'ai longuement parcouru le Campo San Bartolomeo, a la recherche d'un disquaire qui n'existe plus désormais que dans mes souvenirs. Les Tower Records, que j'aimais tant, ont presque tous disparu et en particulier celui près du Lincoln centre à New York. Celui de Dublin existe encore bizarrement, celui de Picadillly est devenu un Virgin avant de porter désormais un nom totalement ridicule et celui de Sunset Boulevard était fermé avant même que je ne vienne à Los Angeles pour la première fois.
A Londres, j'adorais un disquaire sur le Strand. A Rome, il y avait un splendide Ricordi a due passi de la Piazza di Venezia. A Paris, qui se souvient de Lido Musique sur les Champs Elysées, ou du petit disquaire de Saint Germain, là où il y a maintenant la boutique Cartier. Et puis il y avait Pygmalion, sur le boulevard de Sébastopol. Nous appelions la tenancière Miss Piggy, et c'est là que j'ai vu les magnifiques yeux d'Elisabeth Schwarzkopf.

17789ème jour

Les poils pubiens de Rupert Everett

J'ouvris une lettre réellement agaçante de Lorraine et Peter Landau, un couple de Northwood. Ils se plaignaient en termes pompeux de ce que mon interprétation était inaudible. Je répondis en écrivant que j'étais "profondément désolé du problème et que je les priais d'accepter mes excuses du fond du coeur". Puis je me coupai une touffe de poils pubiens et les collai à la lettre avec du scotch. "Et je joins ces quelques poils pubiens dans l'espoir qu'ils vous dédommageront à toutes fins utiles. Bien à vous, Trudie Trumpeter."
Inutile de préciser que cela les rendit furieux; ils envoyèrent la lettre au Evening Standard. On me demanda de faire une déclaration, ce que je fis par l'intermédiaire de Duncan, mon agent.
"Rupert reçoit entre cinq cents et mille lettres par semaine et vous savez que certains fans font des demandes pour le moins étranges. J'ai parlé à Rupert ce matin, mais il ne se souvient pas avoir reçu de demande de poils pubiens en provenance de Northwood."

Rupert Everett - Tapis rouges et autres peaux de bananes - K&B

17788ème jour

Des nouvelles de Minnie

Des collègues anglais me racontent l'histoire suivante:
Mickey and Minnie Mouse are in court getting a divorce.
The judge asks : Mrs Minnie, do you really expect the court to grant you a divorce on the grounds that your husband has gif teeth?
Minnie says : "Your honor, I never said he was crazy, I said he was fucking Goofy!"

Je la raconte à des collègues américains qui ne rient pas du tout.
Après investigation, je comprends que "to be Goofy" veut dire en anglais "zozoter" mais en américain "être un peu simplet".

17787ème jour

J'ai perdu mon Solti

J’ai un peu honte de l’avouer, mais pour une raison de manque de place, il m’arrive de revendre des groupes de CD et de racheter les mêmes réunis dans un coffret. Et l’autre jour, j’ai revendu l’intégrale des Symphonies de Mahler par Georg Solti et le Chicago Symphony Orchestra, intégrale que j’avais trouvée à un prix ridicule à Amsterdam. Le problème est que l’un des CD indépendants m’avait été dédicacé par Sir Georg lui-même après un concert à Pleyel avec le LSO. J’étais un peu triste de cette perte difficilement remplaçable aujourd’hui. J’ai même fait un tour chez Gibert et à la Chaumière à Musique pour inspecter leurs Mahler/Solti et voir si le mien s'y trouver. Il est en fait probable qu’un amateur parisien ait acheté pour douze euros un banal CD d’occasion dont il a découvert ensuite qu’il etait dédicacé. Il doit depuis s’interroger sur l’authenticité de cette signature.
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