19338ème jour

Ambr*ise XVI

Hier chez Séphora, je voulais acheter pour Ambr*ise un flacon de son parfum. Je savais qu’il s’agissait d’un parfum Viktor & Rolf, mais ne trouvant dans les rayons que Spicebomb, et après me l'être vaporisé sur le poignet, je ne retrouvais pas l’odeur d’Ambr*ise. Celle-ci n’est venue que plus tard et elle est restée jusqu’à aujourd’hui sur ma peau et souvent, pendant la journée, je respirais mon poignet pour retrouver le plaisir de cette fragrance familière.
Le soir, je passe le chercher rue d’Assas, rien que pour le plaisir de passer un peu de temps avec lui. Je l’attends en buvant un Lillet à l’angle de la rue Joseph Bara. Il m’appelle, je réponds et il me demande de me retourner. Il est là avec son sourire étourdissant, son bonnet blanc et sa cigarette à la bouche.
Nous rentrons chez nous en écoutant l'ouverture du Freischutz diffusée en direct de Pleyel par France Musique et fumons un joint dans la voiture avant de nous séparer pour la nuit.

19337ème jour

Ambr*ise XV ou Que faire de Mister Sloane ?

Hier, dans l'avion de Milan, j'ai écouté en entier le récital du théâtre de l'Etoile de Charles Trenet, peut être pas son meilleur mais celui qui me touche le plus car mes parents l'écoutaient pendant mon enfance. Et aujourd'hui, de ma douche matinale jusqu'au soir, comme au lendemain des récitals de Trenet auxquels j'ai assisté, impossible de me sortir de la tête les mélodies du fou chantant et en particulier De la fenêtre d'en haut.
Le soir, je rentre vite sur Paris pour récupérer Ambr*ise et l’emmener pour sa soirée surprise. Le trafic est atroce et nous nous retrouvons finalement au Séphora des Champs-Elysées. Alors que nous marchons dans le froid rue de Marignan et avenue Montaigne, Ambr*ise tente de deviner où nous allons, hésitant entre un dîner à l’Avenue ou bien à la Maison Blanche.
Finalement, nous entrons à la Comédie des Champs-Elysées et sans même voir l’affiche, Ambr*ise devine que Gaspard Ulliel sera sur scène, en raison de la question anodine que je lui ai posée la veille. Il a l’air ravi et moi, en tous cas, je le suis également de l’entendre rire à mes côtés car la pièce, Que faire de Mr Sloane? est vraiment amusante. Charlotte de Turkheim en fait des tonnes dans son rôle de rombière nymphomane, Michel Fau est absolument extraordinaire et inquiétant et tous deux parviennent à nous faire croire à cette histoire invraisemblablement loufoque. Quant à Gaspard Ulliel, pour la première fois sur une scène de théâtre, il se sort fort bien de son rôle de manipulateur malsain, avec une présence scénique étonnante.
Nous finissons la soirée avec un dîner à l’Avenue et un joint chez moi.

19336ème jour

Paris Milan

Aller retour à Milan pour une courte réunion de travail. Dans le taxi qui m'emmène chez mon client, je découvre que demain, nous fêterons avec Ambr*ise nos trente jours de rencontre et je prends le risque d'acheter deux places de théâtre pour lui faire une surprise. Je lui demande toute fois énigmatiquement par SMS s'il aime Gaspard ulliel et il me répond : "Oh que oui! Why?"
Déjeuner à Altra isola, un restaurant typiquement milanais où j’étais déjà allé. L’osso busso et le sabaione y sont toujours aussi bons.
Alors que je n’ai plus faim, je dois dîner le soir avec un collègue chez Janou.

19335ème jour

Indiscrétions

Journée de réunion ennuyeuse.
En tapant le nom et le prénom d’Ambr*ise dans Google, je découvre que la rareté de son prénom et la banalité de son nom fontt que mes pages se trouvent en haut de classement. Je remplace aussitôt le O d’Ambr*ise par une étoile chaque fois que le prénom apparaît.

19334ème jour

Dîner

Dîner professionnel au Grand Colbert dont la salle est de nouveau redécorée pour Noël et la nourriture toujours aussi décevante.
Lu sur facebook cette jolie citation de Winston Churchill:
The pessimist sees the difficulty in every opportunity.
The optimist sees the opportunity in every difficulty.

19333ème jour

#a.

Alors que je viens de me réveiller, je regarde au lit sur l’iPad, alors que cela ne m’arrive jamais, le film Le Prénom, téléchargé il y a quelques semaines, et que je n’avais jamais vu, ni au cinéma, ni au théâtre Edouard VII. La scène de départ, très réussie, alors qu’un couple essaye de deviner le prénom commençant par A de l’enfant à naître de leurs amis, m’a fait penser à ma première discussion sur Internet avec Ambr*ise, un mois jour pour jour avant notre première rencontre.
Moi: Bonjour Alexis
#a.: Haha t’es pas loin essaye encore
Moi: Hmmm. Bonjour Alexandre.
#a.: Toujours pas, ça m’étonnerait que tu trouves c’est très rare comme prénom.
Moi: Bonjour Alexei. Bonjour Axel. Axel, je le sens bien.
#a.: Nop.
Moi: Alexian
#a.: Ambro*se
Déjeuner avec ma plus jeune fille Dans un restaurant de la rue des Ecoles.
Visite à la Chaumière à Musique dans leurs nouveaux locaux du boulevard Saint Germain.
Vu en bluray le film Lettres d’Iwo Jima de Clint Eastwood, très réussi qui m’a donné envie de voir son pendant américain Mémoires de nos pères.
Dîner avec Seb à Pizza piu grande.
Retour chez moi en velib avec le panier du vélo rempli de feuilles d’automne.
Discussion à trois avec Michael par SMS jusque tard dans la nuit.

19332ème jour

Ambr*ise XIV

Comme j'emmène mes filles déjeuner au Pizza piu grande, nous parcourons strictement le même parcours que celui suivi avec Ambr*ise une semaine plus tôt: le bus 80 depuis la place de l'Europe, la rue Caulaincourt, la traversée de Montmartre et la villa Loos, la petite boutique Corpus Christi de la rue de Ravignan, Pigalle et le Sexodrome (où nous ne sommes pas entrés) et le quartier du métro Liège.
Le soir, Ambr*ise passe chez moi avec son sourire désarmant et son sachet d'herbe. Je l'emmène dîner au Piccolino dont c'est le premier anniversaire. Le patron, toujours aussi adorable, nous invite à revenir boire un verre la semaine prochaine pour le soir de la Saint Ambr*ise.
Ambr*ise a prévu de sortir avec des amis et on repart donc dans la nuit de Paris, comme la veille, en décapoté et avec Whitney Houston à fond. Je le dépose près de la Maison de la Radio. Il me rend terriblement heureux.

19331ème jour

Brahms et Tchaikowski par les Wiener Philharmoniker et Andris Nelsons au Théâtre des Champs-Elysées

Je vais assez peu aux concerts des Wiener Philharmoniker au Théâtre des Champs-Elysées préférant leur rendre visite au Musikverein. Attiré par le programme de ce soir, j'avais pris un ticket il y a fort longtemps pour ce concert archi complet. Bien mal m'en a pris. J'avais une place (très chère) au troisième et dernier rang d'une loge de face. Le son de l'orchestre parvenait dans la loge assourdi comme si l'on se trouvait dans une pièce voisine. Ma voisine était une femme âgée à la respiration sifflante qui a ruiné mon concert. Chacune de ses respirations était clairement audible et les seuls moments de calme étaient ceux où elle regardait dans ses jumelles de théâtre et où bizarrement, elle respirait par la bouche. Pour couronner le tout, pendant toute la deuxième partie, après que le barman ait bruyamment rangé son stand situé juste derrière la porte de la loge en remuant ses bouteille vides, un spectateur d'une loge voisine a eu des problèmes de réglage de son sonotone et un sifflement suraigu a accompagné toute la Symphonie Pathétique. Qu'est il resté de ce concert? Pas grand chose hélas tant j'ai eu du mal à me concentrer. J'ai eu l'impression qu'Hélène Grimaud jouait magnifiquement le Deuxième Concerto de Brahms, fort bien accompagné par un Andris Nelsons inspiré. La Symphonie Pathétique m'a semblé plus banale, mais comment en être sûr dans de telles conditions? Le public, à ma grande surprise, n'a pas applaudi à la fin du troisième mouvement, et est resté totalement silencieux après les dernières notes de l'œuvre. En bis, la Valse triste m'a semblé vraiment admirable et je suis persuadé qu'elle aurait tiré des larmes à Paris Broadway, s'il avait été là et un peu a l'écart de Mamie Sifflet et de Papy Sonotone.
Alors que je quitte la salle, Ambr*ise m'envoie un message et me demande si je peux lui apporter chez une amie dans le Seizième arrondissement le sachet d'herbe qu'il a laissé chez moi. Comme je suis incapable de lui refuser quoi que ce soit, je passe chez moi et je repars vers la maison de Radio France, décapoté et Whitney Houston à fond.
Ambr*ise est là, souriant il monte dans la voiture et nous allons ensemble sur l'île au cygnes pour fumer un joint qu'il prépare dans la voiture. On marche dans la longue allée centrale en fumant ensemble. Il y a des types louches qui passent. L'un d'entre eux nous montre son cul, ce qui nous fait beaucoup rire. On a un peu peur de croiser un flic en civil, d'après Ambr*ise cela arrive souvent à cet endroit et le risque est amusant.
Je redépose Ambr*ise en bas de chez son amie. Comme c'est la fin de la journée Apple, j'achète depuis mon iPhone un iMac nouveau modèle et je suis heureux de boucler ma transaction de paiement à 23h59. Je rentre seul en voiture, toujours décapoté, et toujours Whitney Houston hurlant dans la nuit de Paris.

19330ème jour

Ambr*ise XIII

Tenant compte de la quantité d'herbe que nous consommons Ambr*ise et moi, cela devait arriver, nous sommes à sec. Mais Ambr*ise est un garçon plein de ressources et un certain Karim le livre sur demande en voiture. Il est donc arrivé en fin d'après midi chez moi tout content avec sa nouvelle livraison. On a bu du champagne, on a fumé, et comme je lui avais raconté cette histoire lue dans Trois jours chez la mère de François Weyergans où le fait de brûler des bouchons de bouteille en liège dégagerait un parfum très intense de vin, Ambr*ise m'a demandé si je voulais bien tenter l'expérience. J'ai évidemment accepté et nous avons réuni les deux ou trois cents bouchons que je conservais pour cela depuis que Weyergans a eu le Goncourt. Nous avons réparti les bouchons directement sur le papier journal, sans même mettre de petit bois et nous avons obtenu une très belle flambée, intense et colorée. Le liège brûle vraiment bien, pas trop vite, mais à notre grande déception, pas d'odeur de vin particulière.
J'ai proposé à Ambr*ise de lui faire la cuisine. Je lui ai préparé mes bigoli vénitiens et nous les avons dégustés avec le reste de champagne. Alors que je préparais la cuisine, Ambr*ise picorait des anchois dans le bocal et je faisais semblant de m'énerver. C'était drôle.
On a écouté de la musique, refumé un peu et Ambr*ise est rentré chez lui réviser.

19329ème jour

Trois présidents

Journée de travail avec un aller retour à Dijon. Cette fois ci, je me lève suffisamment tôt pour attraper le train de 7h23 sans trop de stress.
Le soir, je regarde à la télévision une émission sur les rapports entre De Gaulle et Mitterrand, puis un documentaire sur le septennat de Valéry Giscard d'Estaing. Ce dernier à fait remonter à ma mémoire des souvenirs d'adolescence, mais surtout, j'ai été sidéré par la jeunesse et le caractère incisif de Giscard pendant la campagne de 1974, vite remplacé par son style arrogant et insupportable, qui hélas sera la marque qu'il laissera dans l'histoire.

19328ème jour

Mardi

Je rentre du bureau vers 21h00 en raison d'un projet italien qui me prend beaucoup de temps. Je ne vais pas à la soirée Amex au Printemps tant je suis fatigué et je reste chez moi à ne rien faire. Ambr*ise a un dîner de famille et on échange juste quelques SMS. Il me manque.

19327ème jour

No London

Je devais me rendre à Londres pour ce lundi, y travailler et passer la soirée avec mon ami Matt. J'ai du annuler et passer une journée fort banale à Paris, sans grand souvenir ni instant marquant. J'achète deux billets pour chacun des deux concerts Brahms Szymanowki du London Symphony Orchestra à Pleyel en décembre, dans l'espoir d'y aller avec Ambr*ise.

19326ème jour

Projets

Avec Ambr*ise, nous avons des projets de voyage et en particulier, Bali, New York et la Californie. Parfois, nous nous amusons à les classer par ordre de priorité. En ce moment, Bali occupe la première place. Mais comme nous n'avons pas de vacances de prévues à court terme, nous nous consolons en imaginant un week end à Amsterdam avec, pourquoi pas, la Flûte enchantée qu'on y donne en décembre. Et pourquoi pas aussi le 21, pour mon anniversaire. Lui aussi est né un 21 mais pendant le printemps et nous nous amusons à y voir un signe.
En attendant comme je ne l'ai pas vu de la journée, je me suis amusé à rattraper les dix jours de retard que j'avais dans l'écriture de ces pages, en écoutant l'enregistrement d'Orlando de Vivaldi, une superbe version de 1714 de son opéra Orlando Furioso, redécouverte et enregistrée pour la première fois cette année.

19325ème jour

Ambr*ise XII

Cela devient une habitude, je récupère Ambr*ise à 8h50 et je le dépose à la fac. Comme il est tôt, je vais prendre un petit déjeuner chez Claus, l'épicerie chic du petit déjeuner qui est un véritable bonheur.
Vers midi, Ambr*ise repasse chez moi après son cours, on fume un joint (je n’ai jamais autant fumé de ma vie) et on va en bus jusqu’à Pizza piu grande pour déjeuner. On se balade un moment au pied de Montmartre et comme en rentrant à pied, on passe devant le Sexodrome, il a envie d’y jeter un œil et on y va ensemble, un rien hilares, et lui comme moi, signalons notre présence sur facebook dans cet endroit minable.
En fin d’après-midi, je vais avec ma fille voir le nouveau James Bond qui est plutôt bon, sans plus, mais que je suis surtout content d’avoir vu car Ambr*ise l'a vu dans la semaine.
A 23h30 je récupère Ambr*ise qui faisait du baby sitting près du parc Monceau, et je l’emmène dans un endroit très glauque du Marais qu’il avait envie de visiter. On y est restés le temps de contempler la misère humaine et de boire deux verres. Puis on est rentrés chez nous boire et fumer jusque tard dans la nuit.

19324ème jour

Ambr*ise XI

Je me dépêche de rentrer du travail pour retrouver Ambr*ise. Un joint plus tard, on va dîner au MiniPalais, hélas dans une petite pièce sans charme près de l’entrée. Mais je suis face à lui et à ses beaux yeux charmeurs et, comme d’habitude, on a mille choses à se dire. De retour chez nous, je le laisse en bas de chez lui car il a besoin de travailler pour le lendemain matin.

19323ème jour

Ambr*ise X

Comme prévu la veille, on se retrouve à 7h30 sur la place de l’Europe et je le dépose un peu avant huit heures devant sa fac dans le quinzième. C’est juste une demi-heure passée ensemble, c’est aussi un gros détour pour moi sur le chemin du travail, mais cela me ravit de passer un peu de temps avec lui. Il porte évidemment son Perfecto dont il prévoit qu’il fera son petit effet dans l’amphi et plus tard dans la journée, il me le confirme par SMS.
Le soir, je regarde sur arte le concert des 70 ans de Daniel Barenboim dans lequel il interprète (bien mal) le Troisième Concerto de Beethoven et le Premier Concerto de Tchaikovski sous la direction de son ami Zubin Mehta qui a lui-même 75 printemps. Il y a aussi une œuvre d’Eliott Carter, dédiée à Barenboim, et j’apprends à cette occasion que le compositeur centenaire est mort il y a dix jours à New York. Je repense avec émotion à ce soir de mai 2008 où j’avais échangé quelques mots avec lui.

19322ème jour

AMbr*ise IX

Le matin, je vais à Roissy pour récupérer un collègue italien.
Le soir, je retourne à Roissy pour l’y redéposer.
Aussitôt de retour, Ambr*ise me rejoint chez moi pour notre activité habituelle joint-champagne avec cette fois-ci beaucoup de Lisa Eckdahl. On va au MiniPalais avec à fond la caisse la Symphonie Classique de Prokofiev dans la belle version piano à quatre mains d’Argerich et Bronfman. Le MiniPalais est hélas complet et on rentre "chez nous". Ambr*ise connait un restaurant indien recommandable dans la rue juste derrière chez lui. Alors que nous cherchons à se garer dans le quartier, on croise son père qui promène le chien. On doit faire attention et presque se cacher en se rendant au restaurant et c’est follement amusant.
Après dîner, je lui dis au revoir en bas de chez lui et on se décide de se retrouver au même endroit le lendemain à 7h30.

19321ème jour

Ambr*ise VIII

Je m’efforce de quitter le bureau de bonne heure pour retrouver Ambr*ise car j’ai décidé de lui offrir un Perfecto en série limitée qu’il a repéré au Printemps. On s’y rend à pied depuis chez moi et, dès qu'il l'essaye, je dois reconnaître que le blouson lui va incroyablement bien, lui donne un petit air de voyou des beaux quartiers que j’aime beaucoup. On l’achète et on va boire un verre au nouveau bar de l’hôtel W tout proche. A ma demande, il va dans les toilettes pour enfiler son Perfecto et on rentre chez moi boire et fumer un peu.
Malheureusement, Ambr*ise doit diner en famille et au moment de partir, comme à chaque fois, je lui glisse à l’oreille un "Je t’adore !" qui me fait battre le coeur.

19320ème jour

Funny Games

Vu (enfin) en bluray la version originale du film de Michael Haneke Funny Games. J’avais beaucoup aimé la version US de 2007 qui était en fait un remake plan par plan du film original autrichien de 1997. Le résultat est tout aussi dérangeant.

19319ème jour

Ambr*ise VII

Dans l’après-midi, je regarde en bluray l’un des rares films des frères Coen que je n’ai encore pas vu : O Brother where art thou ?, assez plaisant, sans être le sommet de leur art.
Le soir, Ambr*ise passe chez moi pour notre séquence habituelle joint-musique au cours de laquelle on écoute des extraits de la bande originale de Studio 54, le nouveau Lilly Wood & the Prick et beaucoup de Barbara. Ambr*ise tombe par hasard sur le DVD de Ken Park, le film de Larry Clark et, comme il est attiré par la couverture, on le regarde ensemble, lui assis dans le fauteuil, moi par terre à ses pieds. Comme La Sardegna et Il Piccolino sont fermés ce dimanche soir, on dîne ensemble au restaurant indien d’à côté, on repasse chez moi reboire et refumer et il rentre chez lui pour dormir.

19318ème jour

Un revenant

Déjeuner avec deux de mes filles chez Allard pendant lequel j’enregistre une courte video où, affublé d’un fez et de grosses lunettes en cul de bouteille, je prononce un petit message philisophico-comique à l’attention de ma filleule qui fête ses vingt ans demain. J’achète chez Gibert le nouveau CD très réussi de Lilly Wood & the Prick.
Le soir sur France 2, j’aperçois Antoine dans un On n’est pas couchés car deux des invités sont les acteurs principaux de la pièce dans laquelle il joue actuellement à Paris. Le revoir m’indiffère désormais et je me réjouis de ma conversion d’un A. vers l’autre.

19317ème jour

Ambr*ise VI ou BachCage

C’était la première nuit que nous passions ensemble chez moi. Je me suis souvent réveillé et à chaque fois, je le prenais dans mes bras en essayant de ne pas le réveiller. J’ai passé une bonne partie de la nuit avec son sexe dans ma main droite et au petit matin je l’ai touché et sucé jusqu’à ce qu’il jouisse.
A midi, je déjeune chez Dominique Bouchet avec un client devenu ami et avec lequel j’étais heureux de renouer. Nous ne nous voyons pas souvent mais j’ai toujours plaisir à reprendre avec lui la conversation là où elle en était et j’ai le sentiment que cela est réciproque.
Le soir, je me rends au Théâtre de Colombes pour le récital de Francesco Tristano. Cette fois ci, il ne s’agit pas de la tournée Long Walk, mais d’un récital autour de Jean-Sébastien Bach et de John Cage. A ma grande surprise, la salle est très remplie et Francesco Tristano s’offre encore un beau succès avec son piano naturel, préparé ou électronique. J’ai particulièrement aimé la pièce de John Cage In a landscape à l’atmosphère hypnotique.

19316ème jour

Ambr*ise V

C’est ma dernière journée à Villepinte et, après un déjeuner avec des clients belges, je rentre un peu plus tôt chez moi car, c’est merveilleux, France Telecom doit rebrancher ma ligne ADSL et, c’est encore plus merveilleux, je vais enfin retrouver Ambr*ise. A peine est-il chez moi, que nous reprenons nos habitude, avec un joint accompagné de vodka pamplemousse. Et comme d’habitude, on part dans la chambre, aussi excités l’un que l’autre. Il est d’ailleurs tellement pressé et excité qu’il me fait mal et je devrai me contenter de le sucer jusqu’à ce qu’il jouisse dans un grand soupir.
On part dîner au Ralph’s, le restaurant situé au rez de chaussée de la très belle boutique Ralph Lauren, sur le boulevard Saint Germain. L’endroit est beau, la carte entièrement en anglais, les crabcakes très new yorkais et les hamburgers succulents, surtout s’ils sont, comme ce soir accompagnés de champagne. Ambr*ise a envie de découvrir le gai Paris et je l’emmène au Raidd, un bar du Marais qui n’a rien de terrible mais qui est peut être ce qu’il y a de moins pire dans la ville. L’endroit, vide au début, se remplit peu à peu jusqu’à devenir très plein, un gros type musclé prend sa douche dans une cabine vitrée au dessus des clients mi rigolards, mi excités. Ambr*ise se fait draguer de façon très directe, un mec nous propose un plan à trois, Ambr*ise me laisse un long moment, juste pour le plaisir de se faire draguer et d'envoyer chier sous mes yeux un groupe de types affreux. Il m’envoie un clin d’œil de temps à autres pendant que l’un d’entre eux lui parle à l’oreille, puis il les envoie promener comme des merdes. Nous quittons les lieux après un nombre invraisemblable de vodkas.
Il fait 8°C et pourtant on rentre en décapoté, Ambr*ise se met torse nu dans la voiture et chante comme un fou sur Skyfall, la dernière chanson d’Adèle. Je bénis le ciel de ne pas me faire arrêter pour un contrôle d'alcooolémie. On rentre chez moi et on fume un dernier joint avant de dormir l’un contre l’autre.
Il y a longtemps que je n’ai été aussi heureux.

19315ème jour

L’enfer (suite)

La semaine se poursuit, toujours à Villepinte dans la journée, et aux Invalides le soir. J'envoie une photo de ma soirée à Ambr*ise.

19314ème jour

L’enfer

La semaine infernale se poursuit comme chaque année dans cette horreur qu’est le Parc des expositions de Villepinte. Dîner très sympathique au Balzar avec mes clients et désormais amis romains.
Ambr*ise me manque.

19313ème jour

Versailles

La semaine la pire de l’année commence, avec ses journées abominablement chargées. Ce lundi se passe à Versailles avec en fin de journée une visite lugubre du château dans un éclairage minimaliste. Le roi soleil se serait mal accommodé des ampoules basse consommation.
Ambr*ise me manque.

19312ème jour

Dimanche

Promenade au bois de Boulogne avec HLG qui se rétablit. Déjeuner au menu immuable dans le salon vert. Après-midi passé à mettre à jour ces pages. Echanges de quelques SMS avec Ambr*ise dont la famille est revenue de Bretagne.

19311ème jour

Ambr*ise IV

C’est avec légèreté que je me suis levé aussi tôt car je savais que j'allais retrouver Ambr*ise. A huit heures précises, il est là, place de l’Europe avec sa canadienne marron et, déjà, sa cigarette à la bouche. On part en direction du Quinzième et nous nous arrêtons sous la pluie pour prendre un petit déjeuner au Tourville, à l’angle de l’Ecole Militaire. Je me sens bien, le temps passe comme l’éclair et nous repartons, je le dépose devant l’université, rue de Vaugirard.
En fin de matinée, il m’envoie un SMS, il est dans le bus, il rentre "chez nous" et me propose de passer chez moi. Je reprends une douche, je range un peu, je fais un feu de bois dans la cheminée. Il me reste un peu d’herbe et un peu de beuh et il nous roule ce qu’il appelle un Royal. On écoute du reggae, histoire d’être bien dans l’ambiance. On refume un joint et, comme cela donne faim, nous partons déjeuner rapidement au libanais de la rue de Constantinople. Je le ramène chez lui dans le soleil de cette belle journée et en lui disant au revoir en bas de chez lui, je lui dis dans le creux de l’oreille : "Tu sais que tu es un garçon merveilleux ?"

19310ème jour

Ambr*ise III

Je ponctue ma journée de travail par un déjeuner avec ma fille aînée au bistro du boulevard Haussmann. Le soir, Ambr*ise me propose de venir lui rendre visite chez lui. C’est décidément pratique d’être voisins. Le temps de prendre une douche et je me rends chez lui, une bouteille de champagne sous le bras. Sa famille est en vacances en Bretagne et il m’ouvre la porte vêtu seulement de son peignoir et de son immense sourire, un mégot de cigare à la main. L’appartement est grand, il ressemble un peu au mien par son style et sa lumière douce. Il a mis la musique de Studio 54, on fume le joint que j’ai apporté et on boit le champagne. Je lui parle de ma vie, de mes premières amours, de mes filles, de mes amours imaginaires, il me raconte ses premières expériences, les filles et les garçons. Le temps passe vite. Il me dit qu’il est un peu fatigué et, alors que je m’apprête à partir, il me demande avec un grand sourire : "Tu veux bien venir me border ?". Oui bien sûr, je suis prêt à le border et même à lui faire tout ce qu’il voudra. Il a une grande chambre avec un grand lit. Ambr*ise a décidément une vision très particulière et un peu débordante du bordage dans un lit et à peine s’est-on étendus tous les deux que l’on se touche. Je l’embrasse dans le cou comme je sais maintenant qu’il l’aime. Cette fois-ci, c’est moi qui lui demande "Tu crois qu’on peut mourir de plaisir ? et ça le fait rire. Je le suce, je le lèche partout où je sens que ça le fait vibrer, il frotte nos deux sexes l’un contre l’autre, comme un petit chiot excité, je commence à le prendre, ça lui fait un peu mal et au final c’est lui qui me prend et comme à Milan deux jours plus tôt, j’y prends du plaisir. Dès qu’il a joui, il part prendre une douche et s’éclipse dans le séjour. J’enfile une chemise et je l’y rejoins, Il est nu, debout devant la fenêtre et fume une cigarette. Il s’assoit sur le canapé et nous bavardons encore un peu. Comme il a cours le lendemain, je lui propose de l’emmener dans le Quinzième en voiture. Il accepte et nous prenons rendez-vous pour huit heures. Je repars. Il ne m’accompagne pas à la porte. J’ai le cœur qui bat. Je suis tellement heureux que je me prends en photo dans le miroir du hall de son immeuble pour me souvenir aussi longtemps qu’il se peut de l’insoutenable légèreté de la passion.

19309ème jour

Toussaint

Bizarrement en ce 1er novembre, je travaille. La ville est morte, les bureaux sont déserts. J’échange quelques SMS avec Ambr*ise, je lui propose d’aller au théâtre, je vais dormir tôt.
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