16233ème jour

Sur la route

Vu ce soir sur France 3 ce documentaire sur la libération, diffusé pour le soixantième anniversaire du débarquement. J'y ai vu de belles images en couleur de G.I.'s distribuant depuis leur char des cigarettes à l'unité à des troupes de villageois visiblement satisfaits à l'idée de fumer autre chose que du foin.
Elles m'ont rappelé qu'enfant, il m'est arrivé une ou deux fois d'aller avec mon frère au bout du chemin, au bord de la route grimpant vers le Puy de Dôme, alors que des convois de véhicules américains passaient. Ils occupaient je crois le camp de La Courtine dans le Limousin. Et à notre grande joie, ils nous lançaient des bonbons et des chewing gums, que nous ramassions avant d'aller les exhiber devant nos parents.

16232ème jour

Juste pour moi

Juste pour moi, le programme de ce concert privé de jeudi dernier au Chatelet :
Sonate pour clarinette et piano de Brahms op. 120 N°1.
Quatre pièces pour clarinette et piano op. 5 de Berg.
Evocacion, extrait de Iberia d'Isaac Albeniz.
Sonate pour clarinette et piano de Poulenc.
Carnevale du Venezia, pour clarinette et piano d'Alamiro Giampieri.
Eloge, pour clarinette et piano d'Alexandros Markeas.

16231ème jour

Mon frère

Passé l'après midi avec mon frère. Après ce long silence de vingt ans qui nous a fait devenir des étrangers l'un à l'autre, voici que nous arrivons à reparler, à nous découvrir, sans trop d'effort apparent, avec sans doute même du plaisir et de la curiosité. Pensée spéciale à une petite fille très décidée sans qui rien de cela n'aurait été possible.

16230ème jour

Hors sujet

Quand j'étais en quatrième j'avais un prof de français qui s'appelait Paul S. Ca m'amuserait de mettre son nom en entier mais bizarrement, je n'ose pas. Il était de petite taille, un béret noir en permanence sur la tête, un léger accent de l'Aveyron, des dents jaunes défoncées par les gitanes sans filtre. Je ne l'adorais pas, mais je ne le détestais pas non plus. Jusqu'au jour où...
Jusqu'au jour où nous avons eu à faire en temps limité une rédaction dont le sujet était exactement ceci : "Imaginez que vous interviewez, à la radio ou à la télévision, un personnage célèbre. Racontez."
Je me souviens avoir cherché un moment. Et alors que mes camarades de classe se lançaient sans hésiter dans une interview de Johnny Halliday ou du Général De Gaulle, je cherchais qui je pourrais bien interviewer. Et j'eus tout à coup l'illumination : Leonard de Vinci. Il se trouvait que nous avions le droit de lire à la maison les gros albums de Spirou, compilation annuelle des 52 magazines d'une année. Et j'avais lu peu auparavant l'une des Histoires de l'oncle Paul consacrée à Leonardo.
Riez.
Il n'empêche que j'étais incollable. Je savais qu'il avait été élevé au lait de chêvre, qu'il était ambidextre, qu'il avait choisi l'emplacement du David de Michel Ange, qu'il avait été à la cour de François 1er et bien d'autres choses. Je rends la copie sûr de moi et attends impatiemment la note.
La semaine suivante je reçois la copie. Boum! "4/20 Hors sujet. Leonard de Vinci n'existait pas au temps de la radio et de la télévision."
J'ai eu la haine. Vraiment. Je crois même que j'ai encore un petit fond de haine bien au chaud dans un petit coin.

16229ème jour

Ex

Entre midi et deux, aujourd'hui, j'ai fait un tour au Virgin Megastore. Je regardais des livres lorsque je sens un doigt sur ma nuque. C'était mon ex-belle-mère. Comme à son habitude elle se met aussitôt à parler d'un flôt ininterrompu et ininterrompable. Son discours est pour me dire qu'elle regrette que nous ne nous voyions désormais aussi peu. Un bref instant, j'ai songé à lui dire qu'il fallait bien que le divorce comprenne quelques petits avantages. Mais je me suis contenté d'un banal et misérable "c'est la vie".

16228ème jour

Perdu pour le monde

En juin 1901, Mahler se repose de la saison de l'Opéra de Vienne dans sa villa flambant neuve de Maiernigg. Il compose rapidement ses cinq Lieder sur des poèmes de Friedrich Rückert, dont le plus célèbre de tous ses Lieder "Ich bin der Welt abhanden gekommen" ("j'ai été abandonné par le monde"). La mélodie est simple, lente, un peu dans l'esprit du fameux adagietto, avec le son du hautbois et celui de la voix qui s'élèvent par magie au dessus des cordes. Ce Lied a été créé en janvier 1905, avec quelques autres, dans la salle Brahms du Musikverein. En janvier prochain, un concert au programme identique sea d'ailleurs donné au Wigmore Hall de Londres pour le centième anniversaire de cette création.
Le 1er novembre de cette même année 1905, Mahler offre à l'un de ses amis, le critique Guido Adler, le manuscrit de ce Lied avec une belle dédicace : "Meinem theuren Freunde Guido Adler (der mir nie abhanden kommen möge) als ein Andenken an seinen 50. Geburtstag Wien 1 November 1905 Gustav Mahler" ("A mon cher ami Guido Adler (qui ne m'abandonnera jamais) en souvenir de son cinquantième anniversaire, Gustav Mahler". Adler le conserve précieusement dans son immense bibliothèque musicale à Vienne. Les années passent, une guerre mondiale se déroule, une autre se prépare et c'est l'Anschluss. Guido Adler a plus de 80 ans lorsque sa famille décide de fuir le régime nazi pour les Etats-Unis. Lui reste. Il n'a plus l'âge de fuir et s'estime protégé par sa réputation et par sa fameuse bibliothèque. Il meurt en 1941. Le régime autrichien décide de confier la gestion de tous ses biens à Richard Heiserer, un avocat viennois ayant la confiance des nazis.
Soixante ans plus tard, le précieux manuscrit paraissait perdu à jamais, englouti dans les décombres des ruines de Vienne. Et pourtant il fut mis en vente à Vienne en 2000 par Sotheby's. Le vendeur était un nommé Richard Heiserer, petit fils du précédent. Tom Adler, le petit fils de Guido, vole des Etats-Unis à Vienne pour bloquer la vente et faire valoir ses droits. Le gouvernement autrichien, estimant que ce manuscrit fait partie du patrimoine national, s'oppose à la sortie du pays du document.
Un accord a finalement été trouvé. Son contenu reste confidentiel. Tout ce que l'on sait, c'est que Tom Adler a mis en vente le manuscrit chez Sotheby's à Londres il y a quelques semaines. Et qu'il a été vendu vendredi dernier pour 420.000 £.
On aimerait dire que le cadeau est enfin revenu à la famille de son destinataire. Malheureusement seule sa valeur financière sans doute injustifiée ne devait être désirée.

16227ème jour

Post sans intérêt

Tard dans la nuit dernière, dans l'estaminet sis au 102 des Champs Elysées, nous nous sommes agités entre Michal, l'un de ses amis et l'une de ses amies.
Je vous avais prévenus. C'était sans intérêt aucun.

16226ème jour

Looman

J'étais tellement accro au PacMan ces derniers temps, que de temps à autres, alors que j'effectuais une action solitaire dans les toilettes du bureau (non pas celle à laquelle vous pensez immédiatement, mais celle qu'on est vraiment censé faire là), je prenais mon smartphone, et je lançais une partie. La lumière des lieux s'éteint automatiquement et c'est plus agréable de jouer dans le noir complet, l'écran est encore plus magique. Cette activité a deux inconvénients : d'une part je n'ai pas amélioré mon score d'un point; d'autre part, la porte des toilettes se trouvant près de la machine à café, j'ai senti une fois un regard suspicieux d'être resté en ces lieux aussi longtemps. Bref, ca se transforme de plus en plus en le mennuie des débuts ici...

16225ème jour

Back

Atterrissage ce matin aux aurores sur la piste de Roissy. Par chance, Air France avait choisi le Terminal 2F et non pas le 2E.

16224ème jour

Jour quatre

Jour dédié au tourisme hier... Je quitte l'hotel vers neuf heures et je décide bizarrement d'aller à pied jusqu'au centre, la cathédrale de Sé. Une heure de marche le long de grandes avenues polluées. Je ne me sens jamais en insécurité contrairement à la réputation de la ville. Je passe devant un théâtre ou est programmée la version locale de la Comedie Musicale Chicago. La cathédrale est immense, étrange avec son immense coupole verte. Je parcours les rues piétonnes aux alentours. Beaucoup de passants sont en anorak alors qu'il fait juste frais. Des vendeurs de contrefaçons de CD disparaissent à l'arrivée de la police en rangeant leur marchandise à la vitesse de l'éclair. Certains passants les aident à se dissimuler.
Je reviens dans le centre par le métro local fabriqué par Alstom et qui ressemble beaucoup au notre. Je me balade dans les rues du quartier des Jardins. Cartier, Armani, Versace, Tartine et Chocolat... Le soir dîner au Barbacoa avec la famille de notre patron de filiale. Il est accompagné de ses trois petits enfants. Ce sont des triplés, deux filles et un garçon qui adore jouer au PacMan sur mon smartphone. Le restaurant est étrange : c'est un defilé de serveurs qui proposent en permanence toutes sorte de viandes grillées toutes aussi succulentes les unes que les autres. Nous rentrons sous la pluie à travers le quartier des villas de luxe de Sao Paulo. Ville décidément bien étrange...

16223ème jour

Mais comment a il fait?

Oui comment a-t-il fait, Monsieur Matoo, pour trouver dès le premier jour?

Jour trois

Cette fois ci, je me suis levé à une heure normale. Le décalage horaire est derrière moi. Je vais au bureau vers neuf heures. Les trois clients arrivent vers dix heures. La présentation a été répétée la veille et nous formons maintenant un couple bien rodé avec notre interprète. Quand arrive la proposition commerciale, tout le monde est tendu. On m´a expliqué que j'étais fou de proposer ca, que c était trop ambitieux, inacceptable. Pour que ça passe, j'explique au client que j'ai fait un rêve, que ce que je vais lui proposer n'est peut être pas réaliste sur toutes les lignes, mais que j'aimerais tant qu'il m'aide à réaliser mon rêve. L'ambiance se détend. A la fin il ne dit pas oui, il ne dit pas non, il semble accepter l'idee qu'on se revoie pour approfondir le sujet.
Nous partons déjeuner danns le restaurant le plus chic de la ville, le Dom. Une dizaine de mètres de hauteur de plafond, une cuisine incroyable. Si on m'avait dit une semaine plus tôt que j'allais manger de l'aligot arrosé de Vosne Romanée sur le Tropique du Capricorne, j'aurais bien ri. Et pourtant...

16221ème jour

Jour deux

Une journée de travail aujourd'hui. Guère eu le temps de lever le nez. Passé la journée à finaliser une présentation que je dois faire demain et à en effectuer la répétition. Je présente en francais et une interprète me traduit en langue locale. Pas si évident que ça.
Je suis allé dîner ce soir dans le restaurant de l'hôtel le plus incroyable que je n'aie jamais vu. Il a judicieusement été nommé l'Hotel Unique. Architecture délirante, au dernier étage le Skye restaurant avec une vue a couper le souffle sur le Manhattan du centre ville, clientèle sexy. On ne m'avait pas menti. On ne sort pas indemne de sa premiere rencontre avec ce pays.

Jour un

Après onze heures de vol, le 777 s'est posé sur la piste, dans le brouillard et par une température de 14 degrés. Longue file d'attente en zigzag à la douane, avec une file spéciale pour les locaux et une autre tout aussi spéciale pour les américains. Pas évident de tirer de l'argent, la plupart des distributeurs favorisant Mastercard. Je saute dans un taxi et je reçois mes premières impressions de cette ville gigantesque: banlieues laides, embouteillages, beaucoup de buildings construits sur les nombreuses collines de la ville, pollution intense, quelques bougainvilliers encore en fleur. Je passe à l'hôtel dormir une heure et réguler le décalage horaire. Puis je passe dans les nouveaux bureaux de ma société. Ils sont situés dans le quartier des jardins, sorte de petit San Francisco aux rues perpendiculaires mais ne cessant de monter et de redescendre le long des collines. Journée de travail à préparer la réunion avec le client planifiée jeudi, et à traduire ma présentation dans la langue du pays. Entre midi et deux je vais faire un petit tour dans la belle fnac locale.
Hier soir, mes collègues m'emmènent dîner au magnifique restaurant Figueira. C´est une sorte de grande terrasse sous un figuier tentaculaire aux branches immenses qui recouvre la centaine de tables. Il fait frais et comme le chauffage n'existe pas dans cette ville, le restaurant a installé ici et là de petits braseros pour nous réchauffer. Au menu du boeuf incroyablement bon et un vin du Languedoc. Retour a l'hôtel. Je retrouve mon lit avec plaisir car à cette heure là, il est 4 heures du matin en France.

16219ème jour

Départ

Je déteste faire ma valise et je n'accorde en général guère plus de dix minutes à cette activité honnie. Pourtant je dois la faire maintenant puisque je dois êre ce soir à Roissy. Je vous retrouverai dimanche. Au bon gré des cybercafés locaux, je vous donnerai quelques indices sur la destination de cette semaine. Le premier qui la découvre gagne un CD de la Cinquième Symphonie de Mahler. Sont exclus du jeu pour cause de délit d'initié : michael, tigger et brenig.

16218ème jour

Black & white

L'instant où les deux groupes se sont fait face était assez amusant. Celà tenait à la fois du jeu et de l'exercice guerrier. Les nombreux promeneurs du Luxembourg se demandaient vraiment ce qui allait se passer. Les flics, assez nombreux eux aussi, Sénat oblige, avaient l'air perplexes.
Même si ce flashmob n'était pas le meilleur des six, et de loin, le moment restait décalé et amusant, tout le monde avait l'air ravi que l'été nous amène ces petits instants de fantaisie. Je ne sais pas s'il y a beaucoup de personnes en France à avoir fait six flashmobs mais ma sénilité que l'on ne peut guère qualifier de précoce m'incite à penser que je serai sans doute là pour le Septième.

16215ème jour

Flashmob #6

Reçu hier :
Cher Flashmober,
Soyez très attentif à votre boîte mail xxxxxx xx mai à partir de 10 heures. De nouvelles instructions s'y trouveront.
Ce flashmob étant particulièrement mondain, nous vous demandons d’y participer entièrement vêtu de noir.
ParisMobs

Enfin un peu de fun dans la grisaille?

16211ème jour

Morgen

C'est un Lied de Richard Strauss. Je l'ai découvert au début des années 80 au moment de la sortie du bel enregistrement de Jessye Norman et Kurt Masur. Je l'ai écouté tous les jours pendant plusieurs semaines à cette époque et mon ami L.J. qui était tombé amoureux fou d'une cousine autrichienne s'était mis à l'aimer lui aussi. Nous avions passé plusieurs heures une nuit à en effectuer une traduction à l'attention de la dite cousine. La musique est douce, calme, rêveuse, presque miraculeuse dans sa mélodie des cordes simplement accompagnées d'arpèges de harpes. Elle met parfaitement en avant le texte simple et beau de John Henry Mackay :
Und morgen wird die Sonne wieder scheinen,
und auf dem Wege, den ich gehen werde,
wird uns, die Glücklichen, sie wieder einen
inmitten dieser sonnenatmenden Erde...
Und zu dem Strand, dem weiten, wogenblauen,
werden wir still und langsam niedersteigen,
stumm werden wir uns in die Augen schauen,
und auf uns sinkt des Glückes stummes Schweigen...

ce qui signifie :
Et demain encore le soleil brillera,
et sur la route que j'emprunterai
il nous réunira, êtres bienheureux,
au sein de cette terre respirant sa lumière...
Et nous descendrons à pas lents et paisibles
vers cette grève immense aux vagues bleues,
sans dire un mot, nous nous regarderons dans les yeux,
enveloppés dans le silence du bonheur...

Morgen signifie à la fois Matin et Demain en allemand, ce qui accentue l'aspect plein d'espérance et d'optimisme du lendemain. Et ce soir, j'ai envie moi aussi de ne plus avoir peur, de savoir que demain sera l'un des plus beaux jours de ma vie. Et que bientôt, sans dire un mot, nous nous regarderons dans les yeux, enveloppés dans le silence du bonheur...

16209ème jour

Quand tout merde, tout merde!

Hier matin, j'avais rendez vous avec mon boss à Roissy pour prendre le premier avion de Madrid, celui de 7h15.
Première erreur, je mets mon réveil un peu tard : 5h30.
Deuxième erreur, je trainaille dix minutes au lit.
Troisième erreur, je prends une douche trop longue.
Quatrième erreur, je n'ai pas mis mon passeport de côté la veille et je le cherche pendant cinq bonnes minutes.
A 6h15, je pars de chez moi.
Je ralentis aux 50 km/h réglementaires devant la borne Sarkozy du périph nord.
Je ralentis aux 90 km/h réglementaires devant la borne Sarkozy du Stade de France.
A 6h30 mon boss m'appelle, me demande où je suis, m'indique que l'enregistrement du vol ferme à 6h40. Je le sens tendu.
A 6h42 le mec du guichet Air France m'indique sècehement que le vol est fermé. Je pleurniche et après un coup de fil au satellite d'embarquement, il me laisse passer.
A 6h45, je tente d'appeler mon boss pour le prévenir que tout va bien et je me rends compte que j'ai oublié mon téléphone dans la voiture. Je reprends l'ascenseur et galope à l'autre bout du parking F en trimballant ma valise. Je déplace la lada pour ne pas refaire tout le chemin à pieds et me gare près de l'ascenseur. Entre temps, la file fort raisonnable pour la vérification des bagages de cabine s'est muée en un horrible serpentin. Il est 6h55. J'essaye de pleurnicher un coupe file justifié par mon retard. Le garde chiourme me rétorque narquois que tout le monde est en retard. Je passe outre et gratte tout le monde, cinquante personnes environ et pose direct ma valise sur le tapis roulant du contrôle. Derrière ça râle, mais je m'en fous.
J'arrive au satellite au moment où ils font le dernier appel.
Je rentre dans l'avion à 8h05 environ. Mon boss ne m'attendait plus. J'ai l'impression de puer la transpiration pendant tout le vol, mais bon, je l'ai eu. Je serai là pour la signature de mon premier contrat.

16207ème jour

Jours gris

Ces dernières semaines, j'ai été infidèle à ces pages. Les deux ennemis principaux d'un blog sont la routine du travail et la vie de couple qui sont venus a bout de plusieurs de mes blogs préférés ces dernières semaines. Mon redémarrage d'une activité professionnelle digne de ce nom ne me conduit pas loin d'un abandon, faute de munition, tant les jours sont gris par le temps qu'il fait et par le temps qui passe. Voici une journée type de cette semaine :
8h00 Réveil smartphone, pipi, douche, dents, rasage
8h40 café au bistro d'en bas en feuilletant le Parisien
8h45 départ en lada pour Nanterre
8h50 chronique d'Ivan Levaï à France Musiques. J'y apprends toujours quelques trucs intéressants. Par exemple aujourd'hui, cette jolie formule de Valery Larbaud sur son lit de mort : "Adieu choses d'ici bas" qui aurait inspiré à Paul Guimard son livre "Les choses de la vie"
9h00 les infos toujours sur France Musiques
9h10 quelques infos musicales dans l'émission "Si j'ose dire". Frustration de l'interrompre dans le parking du bureau
9h15 arrivée au bureau qui commence invariablement par la lecture de la revue de presse
12h30 dejeuner dans l'un des mauvais restaurants de la zone industrielle mediocre où se trouvent nos locaux
13h30 reboulot
heure variable : retour sur Paris, en écoutant "Tutti or not tutti" sur France Musiques.
Si je dîne seul, ma paresse me conduit souvent à me faire une salade de thon et maïs.
Si je ne sors pas, cocktail d'internet, d'informations LCI et de musiques variées.
Parfois la visite agréable de michael vers 22h45, à la sortie de son boulot.
Vers une heure du matin, longue discussion téléphonique, seule lueur brillante dans la nuit noire de ce jour gris.

16206ème jour

Contradictions

Cet affichage quotidien que je subis depuis 600 jours maintenant me rappelle le compte à rebours qui avait été installé sur la Tour Eiffel mille jours avant le 1er janvier 2000. Il était cruel, tant parut courte cette période de trois années qui s'annonçait si longue à son commencement.
Je ne suis donc pas pressé de voir le compteur s'incrémenter quotidiennement, d'observer ce 16206ème jour s'enfoncer inexorablement dans le passé. Et pourtant j'ai hâte d'être lundi. Car lundi je te verrai, toi qui m'aides à aimer cet engloutissement dans le néant.

16205ème jour

Les émois et moi

Combien de fois, depuis que je tiens ces pages, me suis-je laissé aller à tomber à proximité du sentiment amoureux? Trop souvent sans doute pour ne pas être capable de sourire de ma propre attitude de coeur d'artichaut enclin à un brin de naïveté. Que penser de ces aventures vers lesquelles j'aurais été près de m'élancer si elles ne s'étaient été avérées au final soit décevantes soit inadaptées.
J'ai parfois été tenté de supprimer quelques posts imprudemment rédigés et dont les suites attendues et parfois espérées ne se sont jamais réalisées. Je n'ai jamais rien biffé toutefois, sans doute pour garder en mémoire ces instants de faiblesse, mais aussi pour respecter le fait que ce qui est écrit est écrit.
Et pourtant...
Et pourtant je suis prêt à replonger encore une fois.
Pour quelques heures à écouter une voix troublante et envoutante dans les heures les plus profondes de la nuit.
Pour deux yeux verts que je ne me lasse pas d'admirer sur une photographie.
Pour un bracelet, vert lui aussi, sur un poignet gracieux.
Pour une complicité qui s'amplifie de jour en jour.
Pour le bonheur d'un coeur qui bât plus fort lorsque certains SMS s'affichent.
Pour l'envie de constater que la lettre D. prenne une part plus importante ici.
Pour le désir de m'éveiller un matin sa tête posée sur mon épaule.

Quoi? Vous vous moquez? C'est votre droit.
Messieurs les moqueurs, bonsoir.
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