19612ème jour

Les trois dernières symphonies de Mozart par les Berliner Philharmoniker et Sir Simon Rattle à Pleyel

J’avais pris deux places pour ces deux concerts de l’orchestre Philharmonique de Berlin, sans doute à l’attention d’Ambr*ise. Je vends ma place à un type louche à l’entrée qui essaye de marchander sans succès. Je me retrouverai bien sûr avec une autre personne à côté de moi. Le concert Mozart de ce soir, consacré aux trois dernières symphonies de Mozart, est donné avec un effectif réduit, une quarantaine de musiciens. De l’arrière scène où je suis placé je profite pleinement des dialogues entre les pupitres, en particulier les bois, toujours enchanteurs chez Mozart. Je découvre aussi que les orchestrations des trois symphonies sont légèrement différentes, la 40ème symphonie n’a ni trompette ni timbale, la Jupiter quant à elle n’a pas de clarinette. Rattle et ses musiciens nous offrent une très belle version de ces symphonies, une version soignée et intelligente et pour une fois Rattle a semblé renoncer à ajouter trop de détails et de contrastes inutiles pour se concentrer sur l’essentiel.

19611ème jour

Paris l'été

Un jour ouvré pendant lequel je ne travaille pas encore. Je passe juste au bureau récupérer ma voiture et le me balade dans Paris. Un tartare à Maubert aux Verres de contact, la terrasse du Café Beaubourg, la légèreté de Paris pendant l’été.

19610ème jour

Toblach Venise Paris

C’est le dernier jour des vacances. Mes filles ont envie de parfaire leur bronzage et on quitte donc la grisaille des Dolomites vers dix heures pour redescendre sur l’Adriatique. On reste un long moment sur la plage du Lido del Jiesolo. Puis, dans l’après-midi, on part avec comme projet de visiter Villa de Palladio la moins éloignée. C’est la Villa Cornaro, à Piombino Dese, mais contrairement aux indications du site web, elle est fermée. On part à Trévise et on se promène dans le joli centre ville ancien. On cherche désespérément un endroit pour déjeuner mais en cette fin d’après midi, tout est fermé sauf quelques gargotes à touristes. On trouve finalement un petit bistro à vins, la Cantinetta Venegazzu, avec des petites choses à grignoter avec un bon vin rouge local. Ce bistro se trouve de plus juste en face de Beccherie, le restaurant où nous étions déjà allé voici quelques années et que j’avais tant aimé.
File interminable aux bagages avant le vol easyJet de 21h15. Nous sommes à Paris vers minuit.

19609ème jour

Toblach

Mes filles et moi étions déjà partis à Fischleinboden, là où Mahler aimait se promener, lorsqu’ HL nous appelle et nous propose un déjeuner de groupe. Nous rentrons donc et partons faire une promenade sur les hauteurs de Wahlen. Déjeuner au Seiterhof avec un groupe intéressant dont le biographe de Marguerite Duras avec lequel ma plus jeune fille a plaisir à discuter.
Dans l’après midi, on monte sur la route de Sexten en direction des Tre Cime. Il fait froid et nous ne sommes pas du tout équipés pour marcher à cette altitude même si le chemin autour des Tre Cime et particulièrement praticable. Comme on est habillé n'importe comment, les autres promeneurs se moquent de nous. Cela nous est bien égal et on se réconforte avec un vin chaud au Rifugio Auronzo.
Retour à l'hôtel pour un verre avec Stefano, un jeu de mime et dernière nuit à Toblach.

19608ème jour

La Neuvième de Mahler par Riccardo Chailly et le Gewandhausorchester à Toblach

Au petit matin, je vais seul à Marco Polo, j’y récupère une voiture de location et je retrouve mes files qui m’attendent bien à l’heure à Piazzale Roma. Nous faisons la route jusqu’à Toblach où nous logeons à l’Hôtel Santer. Je n’ai pas de place pour la Neuvième de Chailly au Grand Hotel et j’appelle mon ami Stefano pour savoir s’il peut m’aider. Déjeuner au Marlene dans le centre de Toblach. On passe chez HL qui, ce qui n'a rien d'étonnant, a pu avoir une place pour moi. On promène le chien jusqu’à la Villa Mahler qu’il faut hélas appeler Mahlerstube. Notre promenaed est interrompue par la pluie et à cinq heures, je me rends avec HL à la répétition de la Neuvième. Les musiciens de l’orchestre du Gewandhaus applaudissent lorsque Chailly leur annonce qu’ils ont un visiteur de marque en la présence de HL. L’orchestre qui emmène la Neuvième en tournée (ils vont la jouer prochainement à Ljbljana et à Salzbourg) a du déjà répéter à Leipzig car Chailly ne reprend que quelques passages. Il est évident que la salle est trop petite et, pendant le concert du soir, même si le son est un peu meilleur depuis nos places du balcon, j’ai toujours cette impression d’une interprétation trop bruyante et trop rapide qui ne me touche pas.
Dès le concert fini, je récupère mes filles. Nous partons à la recherche de l’auberge Dürnwald dans le Gsiesertal (Valle di Cassies en italien). L’auberge, recommandée par le Guide Michelin, s’avère introuvable et nous arrivons avec plus d’une demi-heure de retard. Nous sommes finalement bien récompensés et je suis ravi de retrouver le pain local au cumin et à l’anis, si typique des Dolomites.

19607ème jour

Venise

San Marco, l’Accademia, le Grand Canal en vaporetto, Dorsoduro, re-vaporetto jusqu’à San Marco re-vaporetto jusqu’à la Giudecca, le fou qui boit de la bière et nous poursuit jusqu’au Giardino comunale dont il ferme les portes, le petit bateau de l’annexe de l’hôtel Bauer et son inscription I love Bauer's, San Giovanni in Bragora envahie de popes barbus, un spritz près du marche aux poissons dîner au Do Farai et retour à San Zulian à pied.

19606ème jour

Rome Venise

Le plaisir de parcourir encore une fois mais avec mes filles ces lieux que j’aime tant : piazza Venezia, piazza di Spagna, le Pantheon, piazza Navona, le Trastevere où nous prenons un jus de fruit devant Santa Maria. Déjeuner chez Checco Er carettiere où bien sûr, il n’y a pas de puntarella ni d’oronge mais de délicieux spaghetti alla matriciana. Nous allons à pied jusqu’à la via del Babuino chez nos amis D. et N. pour un caffe e sorbetto.
Puis c’est déjà l’heure du départ. En dernière minute, nous changeons nos billets de train à Termini pour partir plus tôt et en trois heures et quinze minutes, par le train rapide qui répond au joli nom de Frecciargento nous arrivons à Santa Lucia. Il y a un orage violent à Venise et nous prenons le vaporetto sous une pluie battante. Je tiens cependant à être assis devant, à l’extérieur du vaporetto pour profiter du magnifique spectacle des éclairs zébrant le ciel noir au dessus du grand canal.
Nuit à l’hôtel San Zulian, dans le quartier du même nom.

19605ème jour

Tarente Brindisi Rome

Pour notre dernier jour dans les Pouilles, nous passons donc la matinée sur la plage de « djeunz » de Gallipoli. C’est un peu bruyant, il y a de la musique, mais la mer est belle. J’achète des lunettes de soleil à un vendeur ambulant pour chacune de mes filles, mais je les laisse négocier chacune à leur façon. Un peu plus tard, on part à Tarente qui, un peu comme Otrante, me faisait rêver et me rappelait l’Empire avec cette fois-ci, le Marechal Mac Donald. Nous allons directement vers le vieux centre qui est une petite île, cita vecchia, et qui serait superbe si elle n’était pas complètement délabrée. Tout est fermé, on dirait une ville à l’abandon et nous avons beaucoup de mal à trouver un restaurant pour déjeuner. On retourne à la voiture en passant par les quais où se tiennent vieilles maisons dont beaucoup ont curieusement les fenêtres murées. Nous repartons en traversant les complexes pétrochimiques de la banlieue de Tarente qui lui donnent la réputation d’être la ville la plus polluée d’Europe. Retour vers Brindisi en faisant une halte à Locorotondo jolie petite ville perchée qui domine une campagne où toutes les maisons sont dans le style local a trullo. Brindisi Rome par Ryan Air. Nuit dans un hôtel très quelconque près de Termini.

19604ème jour

Gallipoli et Limitless

Après une matinée à la piscine, nous visitons Gallipoli, très belle ville fondée, d'après la légende, par le roi de Crète idoménée. La vieille ville semble construite sur la mer, avec ses églises anciennes qui l'entourent. En repartant, on s’aperçoit que la plage toute proche est une plage « à djeunz » et mes filles me tannent pour y aller le lendemain. Vu (toujours sur le lit avec mes filles) Limitless, un très bon thriller américain (je rate finalement beaucoup de films intéressants au cinema).

19603ème jour

Piscine et Sisterkeeper

Piscine le matin jusqu’à un orage terrible qui chasse tout le monde vers l’hôtel.
Après-midi de travail.
Vu Sisterkeeper (toujours sur le lit avec mes filles).

19602ème jour

Otrante

Journée à Otrante, dont le nom me faisait rêver depuis que mon père m’avait appris que Joseph Fouché avait été ennobli duc d’Otrante (où il n’avait jamais mis les pieds). Beaucoup de monde dans la vieille ville somme toute un peu décevante.
Vu le soir l’excellent film The Help, que j’avais raté lors de sa sortie.

19601ème jour

Upside down

Journée à la plage. Le soir, on s’installe tous sur un lit avec mes filles et on regarde sur ordinateur Upside down un film original et pas mal du tout, avec Jim Sturgess, l'acteur de Un jour.

19600ème jour

Lecce

Visite de Lecce, magnifique ville baroque des Pouilles. Déjeuner dans un bon bar à vin du centre ville. Le soir, je finis Inferno. Reçu un message profondément stupide de Tommy que j'ai hélas détruit, me privant du bonheur de le retranscrire ici. Je ne réponds bien sûr pas.

19599ème jour

Inferno

Nous sommes partis en voiture de Polignano a mare jusqu’à un hôtel au sud de Gallipoli, dans le talon de la botte, deuxième étape de nos vacances. L’hôtel est moyen mais la piscine est superbe. On passe l’après-midi juste au bord, étant pour ma part occupé à lire Inferno. Le nouveau roman de Dan Brown a la même efficacité que Da Vinci Code, mais je suis un peu déçu par le fait qu'il suffise de taper chevaux doge Venise pour découvrir bien avant Robert Langdon que l'aventure va se terminer dans les piscines souterraines d'Istanbul.

19598ème jour

Ostuni

Journée plage au nord de Brindisi, même si nous avons eu beaucoup de mal à trouver un endroit agréable. Visite d’Ostuni, très belle ville blanche sur une colline qui domine la mer et dîner au fantastique restaurant Osteria Piazzetta Cattedralei>, qui comme son nom l’indique est à un jet de pierre de la belle cathédrale d’Ostuni.

19597ème jour

La presqu'île du Gargano

Nous avons fait beaucoup trop de voiture aujourd’hui en allant vers le nord, sur la péninsule du Gargano, l'éperon de la botte italienne, magnifique, mais beaucoup plus éloignée de Bari que je ne le pensais. Nous restons longtemps sur une belle plage de sable fin aux eaux turquoise et reprenons la route pour contourner la péninsule. Arrêt pour dîner à Monte Sant’Angelo. Le restaurant où je voulais aller a un nom magnifique Li Jalantuùmene mais il est malheureusement complet. On dîne en face dans une pizzeria très banale et on rentre dans la nuit.

19596ème jour

Départ en vacances

Je passe la matinée à préparer ma valise de vacances, mes filles me rejoignent chez moi et nous partons aussitôt en taxi à Orly. Atterrissage à Brindisi en fin de journée. Je récupère une voiture de location, une grosse Ford que mes filles trouvent géniale (car confortable) et nous partons en direction de Bari. Halte pour dîner sous les voutes simples du restaurant La Tana à Martina Franca où nous découvrons la solide cuisine des Pouilles. Nous reprenons la route jusqu’à Polignano a Mare ou se tient notre hôtel pour les trois prochaines nuits.

19595ème jour

Thomas ou le retour du dragon

Je dois prendre mon vol Paris Milan avec le dragon d’Ubud, toujours parfaitement emballé dans son carton balinais mais qui n’entrera sans doute pas dans les coffres à bagage. Je découvre qu’il existe à Linate un enregistrement spécial pour les bagages fragiles. Le dragon passe dans un scanner et le douanier amusé, me demande de venir admirer les formes du dragon parfaitement défini sur l’écran.
Arrivé chez moi, je déballe le dragon, le réassemble (il a été expédié en deux pièces pour tenir moins de place). Son socle a été un peu abîmé dans le transport mais, en faisant regarder l’animal vers la gauche, cela ne se voit pas.
Après une après-midi de travail, je récupère Thomas place de la République. Je l’emmène dîner au Mini-Palais pour un dîner au champagne, puis on passe chez moi boire une deuxième bouteille. A un moment, je lui passe la main dans les cheveux, il me demande si j’aime ça et je réponds par l’affirmative. Pourtant rien ne se passe. Je le ramène chez lui en bas de la rue Mouffetard, en prenant garde, à sa demande, de ne pas le déposer juste devant son immeuble.

19594ème jour

Milan

En ce mois d’août, beaucoup de restaurants sont fermés et mon choix se fixe sur l'Antica Osteria Cavallini un restaurant très agréable avec une grande cour spécieuse et une cuisine lombarde savoureuse. Après un peu de shopping avec mes clients, je les abandonne devant le Duomo ; ils rentrent en Angleterre et moi à mon hôtel.

19593ème jour

Paris Milan

Paris Milan de bonne heure le matin et je dépose mon bagage au NH Touring auquel je descends pour la première fois. A midi, nouveau message de Tommy qui m’envoie la photo d’un type chauve et affreux avec ce commentaire: « Lui c'est mon chéri lui il est beau. Connard. » Comme la veille, je me garde bien de répondre. J'aimerais même beaucoup qu'il profite pleinement de son chauve et me laisse tranquille.
Le soir, je retrouve des collègues et mes clients à leur hôtel. Nous marchons tranquillement jusqu’au Duomo, prenons un spritz sur le toit de Rinascente et allons dîner au 13 Giugno. La soirée n’est pas finie, mes clients ont envie de boire un autre verre. Nous voila repartis, on prend deux taxis, le chauffeur drague gentiment ma cliente d’origine turque qui rit de la situation. On prend un verre au Bulgari (un Moscato Bera pour moi). Mes clients sont ravis, je suis épuisé.
Nuit.

19592ème jour

Londres en Borisbike II

Retour à Nothing Hill, toujours en vélo et visite à Rough trade. En milieu de matinée je reçois un SMS de Tommy indiquant "Tu boudes encore c’est plus de ton âge" auquel je me garde bien de répondre. Je reprends des tapas à mon petit restaurant de South Kensington.
Paddington, Heathrow, Roissy, chez moi.

19591ème jour

Londres en Borisbike I

Promenade en Borisbike jusqu’à Notting Hill. J’achète un Mahler rare et Into the twilight d'Arnold Bax (un conseil judicieux du Journal 2012 de Renaud Camus) chez Classical Music Exchange, le petit magasin de disques d’occasion de Notting Hill Gate. Je repars en vélo jusqu’à Piccadilly pour un déjeuner très décevant au Wolseley avec un bœuf servi saignant mais froid, comme souvent en Angleterre. Promenade à Covent garden. Alors que je rentre à mon hôtel, un gros français voit mon vélo marqué Barclays et dit à sa femme « Eh dis, t’as vu ? Il en a des vélos Eddy Barclay ! »

19590ème jour

Bowie, Mahler & Joshua

Un vol Paris Heathrow, le Heathrow Express pour Paddington, je saute dans un cab dont le chauffeur m’énerve beaucoup car il me fait répéter trois fois Royal Albert Hall avant de daigner comprendre où je souhaite me rendre. Je débarque donc au guichet du RAH avec ma valise pour me faire entendre dire ce que je sais déjà : il n’y a plus de billet pour la Deuxième de Mahler de ce soir, dirigée par Mariss Jansons. En revanche, il y aune file d’attente pour les places debout et d’ailleurs, la file est déjà formée à cette heure matinale.
Je dépose ma valise à l’hôtel et je passe au Victoria & Albert Museum où l’exposition David Bowie se termine bientôt et, après une heure de queue (!) j'ai mon billet pour visiter l’exposition à 16h45. Je retourne au Royal Albert Hall et par miracle, quelques places se sont libérées, j’ai donc un billet.
Je prends mon premier borisbike et je tombe amoureux de ce moyen de transport. C’est d’ailleurs mon premier séjour à Londres où je me passerai de mon Oystercard. Comparé au velib, le prix est équivalent (deux livres par jour) mais on utilise sa carte bancaire à chaque location de vélo, et la borne édite un ticket avec un mot de passe composé uniquement de 1, de 2 et de 3, valable dix minutes dans la station. C’est un système surprenant.
Après un late lunch chez Tendido Cero, un très bon restaurant de tapas de South Kensington, il est l’heure d’aller voir l’exposition Bowie, bondée de visiteurs et dont les objets les plus intéressants sont les costumes de scène, toujours aussi étonnants aujourd’hui.
A 19h00, je suis au premier rang d’une loge du Royal Albert Hall, entourées de spectatrices à l’accent anglais abominablement snob et qui se font des dear et des absolutely delicious. Mariss Jansons dirige ce soir l’orchestre de la Radio Bavaroise dont le son se perd dans cette immense boite qu’est le RAH. La voix de la mezzo Gerhild Romberger, que j’avais tant aimé dans la Troisième d’Eliahu Inbal à Prague était difficile à entendre dans Urlicht. Le chœur était probablement deux fois trop petit pour la taille de la salle et déception finale : l’usage d’un orgue électronique au lieu de celui de la salle.
Alors que je dîne au Thali, un indien de South Kensignton, je rentre en contact avec Joshua, un jeune français de grindr qui vit quasiment dans le même pâté de maisons et qui a envie que je vienne le visiter. Après dîner, je passe donc chez lui, un appartement en sous sol comme il est assez commun à Londres. Joshua s'appelle finalement Alex et il a un chien japonais qui perd ses poils. Il est nettement plus grassouillet que sur sa photo grindr mais il suce très bien.

19589ème jour

Scanner

Entre midi et deux, je passe un scanner à l’hôtel américain. Un rien d’attente et je suis reçu par un médecin en fauteuil roulant qui me rassure. Tout va bien. Je vais fêter cette bonne nouvelle par un déjeuner rapide en solitaire au Piccolino.

19588ème jour

Mme Propre

Il y a eu un énorme orage dans la nuit. Je me lève tôt et passe la journée à Dijon. Le soir, je retrouve mon appartement tout propre, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. En revanche, je ne retrouve plus rien.
Je devais voir Soufyane ce soir mais il hésite et finalement je ne fais rien. Je pense d’ailleurs qu’on ne se reverra pas.

19587ème jour

Toubib

Je vois mon nouveau médecin, recommandé par mon client ami organiste. L’homme a l’air très intelligent et très compétent. En plus il me reçoit exactement à l’heure, ce qui tient du miracle. Il me demande de faire un scanner et prend un rendez vous pour moi à l’Hôpital américain.

19586ème jour

Août

Bonheur des vacances le tunnel sous La Défense est fermé et je mets une heure pour arriver au bureau et enchainer la série de mes quatre réunions mensuelles ennuyeuses.

19585ème jour

Shame on me

Je passe la journée à faire ce que je déteste: regarder des films au hasard des diffusions des chaines du câble. Il y eut Panamerican express (savez vous que Gene Wilder a 85 ans ?), La bicyclette bleue, le remake minable de L’Emmerdeur et même Dobermann.
J’ai honte.

19584ème jour

Soufyane

En fin de matinée, je vais chercher Soufyane en bas de chez lui. Il est de petite taille, comme le laissait prévoir son métier où il excelle, d’après les nombreux articles de presse que j’ai pu lire à son sujet. Dès qu’il monte dans ma voiture, je sens qu’il a l’air agressif et d’une façon que je n’aime pas. Entre autres amabilités, il me dit que la musique (classique) que diffuse l’autoradio va nous endormir. Je ne relève pas et on part déjeuner comme prévu au soleil, sur la mini terrasse du trottoir du restaurant Itineraires. Il me raconte son histoire, son adoption, sa relation difficile avec son père et sa mère. On rentre chez moi pour discuter. Pendant la conversation, alors que nous sommes assis sur le canapé, il met sa main sur mon avant bras, de façon insistante. Le reste arrive naturellement. On s’embrasse, on se caresse, il me suce, j’en fais autant. Je le revois encore lécher mon gland en prenant des poses suggestives et en me regardant fixement dans les yeux. On a joui tous les deux sur mon ventre et j’ai eu toutes les peines du monde à aller me nettoyer dans la salle de bains sans salir le cuir beige de mon canapé.

19583ème jour

A la recherche d’un bon toubib

Déjeuner avec mon client-ami-organiste dans un restaurant italien à côté de chez lui. Je tousse maintenant depuis six semaines, et l’ami me recommande son médecin qui opère près de chez lui et donc près de chez moi. Je prends aussitôt rendez vous pour mardi.

19582ème jour

Souvenirs de Bayreuth

En fin de journée je vais chercher les Philippe(s) gare de l’Est alors qu’ils rentrent du Festival de Bayreuth. Comme je suis un peu en retard, je grille un feu de la rue Lafayette et je me fais flasher, prenant le risque d’une contravention à 90 Euros et d'un retrait de quatre points sur mon permis de conduire. Un verre à côté de la gare Montparnasse avant de laisser mes deux festivaliers à l’enfer du TER Paris Chartres.
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