19520ème jour

Rien

Je n’ai aucun souvenir de cette journée. Je peux vérifier dans mes dossiers outlook que j’ai passé beaucoup de temps au bureau et qu’à 19h00, j’envoyais encore des emails. Cela ne fait pas une journée qui justifie de continuer à vivre.

19519ème jour

Schubert à la Salle Gaveau

Je retrouve HLG à l’entrée de la Salle Gaveau pour un concert Schubert de l’association Pro Quartet. En première partie, Elisabeth Kulman chante (moyennennement) quelques Lieder de Schubert : Daphne am Bach, Die Forelle, Wehmut et Du bist die Ruh, accompagné par Christoph Eschenbach au piano. Ce dernier joue ensuite magnifiquement une série de Six danses allemandes pour piano de 1824 (D 820). Puis ce sont des transcriptions de Lieder de Schubert pour voix et cordes par Olivier Dejours, présent dans la salle: An die Nachtigall pour voix et quatuor à cordes, Der Zwerg, pour voix et quintette à cordes, quelques Danses allemandes D 146 elles aussi transcrites pour cordes et Erlkönig, pour voix et quintette à cordes.
Il y a parmi les cordes, un contrebassiste souriant qui semble prendre un bonheur immense à jouer et qui donne l’impression de diriger tout le monde par ses regards et ses sourires. Le concert se poursuit avec le quintette La Truite, toujours par le Quatuor Thymos et Christoph Eschenbach qui semble savourer ce moment de musique. A ma grande surprise, le public applaudit après le premier mouvement. Nous allons saluer Christoph Eschenbach en coulisses.

19518ème jour

Le centenaire du Sacre au Théâtre des Champs Elysées

Journée bien remplie puisque je fais un aller retour Paris Birmingham tout en réussissant à être à l’heure le soir au Théâtre des Champs Elysées pour un événement de taille : le centenaire du Sacre du Printemps créé en ce lieu le 29 mai 1913 sous la direction de Pierre Monteux. On sait qu’il y a cinquante ans, c’est Pierre Boulez qui avait célébré les cinquante ans du Sacre et ce soir c’est Valery Gergiev dirige l’œuvre : une fois dans la chorégraphie originale de Nijinsky et une fois dans une nouvelle chorégraphie de Sasha Waltz. Valery Gergiev dirigeait son orchestre et ses danseurs du Mariinski, lointains descendants de ceux des Ballets russes de 1913. Je ne l’ai pas vue mais, il parait que Tamara Nijinski, 93 ans, fille de Nijinski, assistait à la soirée, au premier rang de l’orchestre et voyait même la chorégraphie originale pour la première fois, fâchée qu’elle avait été de ne pas toucher un kopeck de la reconstitution de 1987 par deux chercheurs anglo-saxons, Millicent Hodson et Kenneth Archer.
Cent ans plus tard, on se demande bien ce qui a pu tant choquer à l’époque. Il semble que cela soit du à la la chorégraphie sauvage et sautillante, et le fait que les danseurs tournent souvent le dos au public, et non à la musique qui est rapidement devenue un grand succès. Personnellement, même si j’étais heureux de découvrir cette chorégraphie mythique, j’ai beaucoup plus aimé celle de 2013. Avant de partir, j’achète le gros livre commémorant les cent ans du Théâtre des Champs Elysées dans lequel je découvre que quelques jours avant l’ouverture du théâtre, Stravinsky a exigé que l’on agrandisse la fosse d’orchestre sous la menace de l’annulation de la création du Sacre.

19517ème jour

Encadrement

Je dépose deux affiches afin de les faire encadrer : celle de la Neuvième Symphonie de Mahler par Kent Nagano à l’opéra de Munich et celle du grand retour de Claudio Abbado à la Scala en octobre dernier. Toujours pas de nouvelle d’Ambr*ise alors que nous sommes rentrés de Bali depuis presque un mois.

19516ème jour

Paris Dijon Nitry Paris

Aller retour en voiture à Dijon. Comme je n’ai pas eu le temps de déjeuner, je me rattrape par un dîner à l’auberge de La Beursaudière à Nitry.

19515ème jour

89

Après notre promenade matinale au bois de Boulogne et notre déjeuner habituel dans le salon vert, je laisse HLG se reposer et reviens chez lui en fin d’après midi pour célébrer son 89ème anniversaire. J’ai le plaisir de discuter longuement avec Jacques Longchamp qui semble heureux lorsque je lui rappelle certains de ses articles du Monde. Je dis un mot de remerciement à Christian Ivaldi pour m’avoir fait découvrir la musique de piano à quatre mains de Schubert voilà trente cinq ans. Et puis il y a eu l’événement de la table de verre fracassée par le poids de FX.

19514ème jour

Pluie

Je retrouve mon vieil ami Gaëtan pour un déjeuner à la Périgourdine. Comme il pleut, après midi chez moi à ne pas faire grand-chose.

19513ème jour

Le concert Wagner de la Staatskapelle de Dresde, Christian Thielemann et Johan Botha au Théâtre des Champs-Elysées

Si je n’avais jamais entendu Christian Thielemann en concert jusqu’il y a quatre jours, je me suis bien rattrapé avec trois concerts Thielemann Wagner en cinq jours à Dresde, Bayreuth et maintenant Paris. Le programme est exactement le même qu’à Dresde, le bis (Arrivée des invités à la Wartburg) en moins. Mais hélas, et ça n’est pas rien, le soliste n’est pas le même et ce soir c’est Johan Botha et non Jonas Kaufmann qui chante les airs de Wagner. Si je n’avais pas été à Dresde lundi, j’aurais sans doute adoré ce concert mais voilà, j’ai toujours à l’oreille la grâce et l’intelligence musicale de Jonas Kaufmann et, hélas pour lui, Johan Botha a un peu la musicalité de sa prestance ; c’est efficace, la voix est forte mais quel manque d’émotion. Il est parfois des expériences uniques qu’il ne faut pas chercher à renouveler.

19512ème jour

Nuremberg Paris

Il a été facile de prendre mon avion, juste une rue à traverser. Le contrôleur des bagages, méticuleux, m’a demandé d’ouvrir le petit carton de la bouteille à schnaps afin de vérifier qu’il ne contient pas de bombe. Rassuré, il m’a complimenté pour mon choix. Une journée de travail à Paris et je rentre chez moi épuisé.

19511ème jour

Le concert anniversaire du bicentenaire de Richard Wagner à Bayreuth

Dans la matinée, je brave la pluie pour aller voir les Friedrich de l’Albertina et je découvre que le musée a également un buste de Mahler par Rodin. Il s’agit d’un modèle B, l’un de la toute première série que l’on reconnaît à son socle de marbre rouge, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait qu’il s’agit de l’exemplaire d’Otto Klemperer offert au musée par sa femme Lotte. Je récupère les Philippe(s) à leur hôtel, on cherche sans succès un disquaire sur l’autre rive de l’Elbe et nous partons pour Bayreuth. Comme j’ai un peu de temps, avant le concert, je fais l’aller retour pour Bamberg. En effet, j’avais repéré il y a deux ans une petite boutique dans la vieille ville de Bamberg où l’on pouvait trouver une bouteille à schnaps gravée avec un motif à carreaux. Malheureusement c’était le soir, la boutique était fermée et j’attendais depuis ce jour l’occasion d’y revenir. C’est chose faite aujourd’hui, la boutique est ouverte, elle est tenue par un petit papy adorable qui ne parle qu’allemand mais on arrive assez bien à communiquer. J’aurais aimé des verres assortis mais il m’explique que le motif est difficile à obtenir sans une épaisseur de verre, non compatible avec celle d’un verre à pied.
Je rentre au plus vite à Bayreuth pour le concert, je me change dans la voiture, je récupère les Philippe(s) sur la place centrale et nous nous rendons au Festspielhaus. Comme j’avais deux places (c’était la seule façon d’en avoir une et je n’ai trouvé personne pour m’accompagner), je me mets près de la billetterie en montrant mon deuxième billet. A ma grande surprise, il m’a fallu du temps avant de trouver quelqu’un qui cherchait une place. On s’installe. Il fait très froid dehors et pas très chaud dans la salle. Le concert commence avec le premier acte de la Walkyrie avec Eva Maria Westbroek, Johan Botha et Kwangchul Youn (excellent). Après l’entracte (Saucisse, Sekt et énergumènes de tous poils venus du monde entier), Eva Maria Westbroek revient pour chanter dans le prélude et mort d’Isolde. Le concert s’achève avec l’orchestre seul : Voyage sur le Rhin et Mort de Siegfried et, pour terminer, le Prélude des Maîtres Chanteurs, un peu sale (l’orchestre pourtant rompu à ce répertoire a visiblement eu peu de temps de répétition).
Dès que le concert se termine, je fais au plus vite la route de Bayreuth à Nuremberg pour une courte nuit au Möwenpick de l’aéroport.

19510ème jour

Le concert anniversaire du bicentenaire de Richard Wagner à Dresde

Je pars de bonne heure de Berlin dans une petite BMW décapotable (il fait hélas trop froid pour décapoter) et j’arrive à Dresde en fin de matinée. Je pose mes bagages au très beau Kempinski qui se tient dans un palais restauré juste en face du Semper Oper. Après-midi de travail à l’hôtel, je vais récupérer ma place dans l’agence de concert très bizarre, spécialisée en musique et par laquelle j’ai trouvé la place, je fais une promenade en ville jusqu’au Saturn, je dîne avec Philippe(s) grâce à qui je suis là puisqu’il m’a signalé les places disponibles du concert de Bayreuth et que de fil en aiguille, j’ai trouvé une autre place pour ce soir, afin de meubler plutôt merveilleusement les journées entre Berlin et Bayreuth. Nous traversons la rue pour assister au concert. Le Semper Oper est plein à craquer à part le premier rang de l’orchestre laissé bizarrement vide. Très beau programme Wagner qui alterne des ouvertures (Fliegende Höllander, Faust, Rienzi, Lohengrin), et des airs sublimement chantés par Jonas Kaufmann. Il y a notamment "Daß der mein Vater nicht ist...Du holdes Voglein!", l’air de Rienzi que Kaufmann chante dans son récent disque chez Decca, totalement bouleversant. Thielemann, que je vois diriger pour la première fois a beau être un rien cabot, c’est un grand chef inspiré et il sait visiblement ce qu’il veut et comment l’obtenir.
Il y a également au programme Fraternité, une œuvre assez courte de Hanz Werner Henze, disparu récemment et qui avait des liens assez fort avec la ville de Dresde. En bis (curieusement annoncé dans le programme) les chœurs du Semper Oper se joignent à l’orchestre, en arc de cercle juste devant le premier rang des spectateurs pour l’Entrée des invités à la Wartburg de Tannhäuser.
Après le concert, Thielemann et Kaufmann, sont interviewés par la télévision sur une scène devant le théâtre.

19509ème jour

Die Entführung auf dem Serail au Komische Oper

Au contraire de la veille, en ce lundi de Pentecôte, il fait froid et tout est fermé. Je déjeune au Café Einstein et profite de cette soirée à Berlin pour aller pour la première fois de ma vie à l’Opéra Comique. On y donne l’Enlèvement au sérail dans la version très sulfureuse de Calixto Bieito.
Le spectacle, interdit au moins de 18 ans, est transféré dans un bordel contemporain. Le ton est donné dès le départ avec Guntbert Warns chantant sous sa douche et ne cachant même pas sa bite pendante et ses fesses un peu molles. Il y aura des bites de façon récurrentes, des scènes de sexe, des fellations, une femme coupée en morceau et j’en passe. Les dialogues parlés sont bien sûr changés pour tenter de faire fonctionner les choix hasardeux du metteur en scène et par exemple, à la fin, le Pacha Selim, au lieu de libérer les deux tourtereaux, donne simplement son revolver à Konstanze et la serre dans ses bras en lui disant qu’il l’aime. Celle-ci le tue. Vient alors le chant de reconnaissance au Pacha, qui fonctionne mais de façon un peu limite. La troupe est bonne sans plus. Une des chanteuses malade ne fait que mimer son rôle et elle est remplacée par une autre chanteuse depuis la fosse. Direction d’orchestre plutôt efficace de Kristiina Poska. En rentrant à pied à mon hôtel, je me suis demandé s’en parvenir à trouver une réponse : « Ca apporte quoi ? »

19508ème jour

Mendelssohn et Berlioz par Claudio Abbado et les Berliner Philharmoniker

Promenade de groupe dans le centre de Dublin où, contrairement à la veille il fait en temps magnifique. En début d’après-midi, je prends un vol pour Berlin où a lieu le concert annuel de Claudio Abbado. A Berlin, c’est l’été, il fait une chaleur incroyable. J’ai juste le temps de déposer ma valise au NH de la Leipziger strasse et je me rends à la Philharmonie. En première partie, c’est le Songe d une nuit d’été, déjà entendu à Berlin un mois plus tôt mais ici magnifié par les merveilleux Philharmoniker. Mon voisin est pénible; de toute évidence, il s’ennuie et il fait du bruit, se remue sur sa chaise, ne cesse d’ouvrir le programme de le lire et de le refermer. Je mets ma main en éventail sur la gauche de mon visage de façon à ne plus le voir. En seconde partie c’est une fantastique Fantastique que nous offre Abbado. Le début, un peu trop parfait et propre m’avait fait craindre une version un peu lisse, mais c’est clairement un choix d’Abbado pour mieux nous faire entendre le contraste avec les deux derniers mouvements démoniaques. Merveilleux duo du troisième mouvement entre le hautbois et le cor anglais et fin de ce troisième mouvement avec un son de cordes quasi inaudible qui me fait penser au bruit de la neige qui tombe dont parle Abbado dans une interview. Les deux derniers mouvements sont donc démoniaques avec d’énormes cloches installées tout en haut de la Philharmonie et dont le son semble s’effondrer sur nous tous.
A la sortie, je retrouve le Wanderer, on attend quelques instants Abbado avec un groupe d’itiranti. Puis, le Wanderer devant se lever fort tôt le lendemain, nous allons dîner au Lutter & Wegner de la Potsdamer Platz.

19507ème jour

Le Fou cent ans

Il y a cent ans aujourd’hui, naissait Charles Trenet. Beaucoup de ses admirateurs reprennent le calembour du Fou-cent-ans qu’il avait lui-même inventé en imaginant son centenaire.
Dans la matinée, je pars pour Dublin pour un week-end de rugby avec des clients. A peine les bagages déposés à l’hôtel, on boit des bières mais je me mets rapidement au whisky qui protège mieux du froid ambiant. Cette finale franco-française de la H Cup est mon premier match de rugby et j’ai un peu de mal à me passionner par l’action. L’atmosphère est bon enfant, le très beau stade de Dublin est aux couleurs bleu et jaune de Clermont, rouge et noir de Toulon qui l’emporte.
Message aigre doux avec Ambr*ise que je n’ai pas revu depuis le retour de Bali et dont je pense de plus en plus que nous ne nous reverrons pas.
Dîner élégant chez Thornston une table étoilée et très recommandable de Dublin.

19506ème jour

Déprime passagère

Déjeuner avec mon client mélomane et organiste à qui je recommande de mettre l’un des Concertos de Vivaldi transcrits pour orgue par Bach à son concert annuel.
Le soir je devais dîner avec Ambr*ise qui finalement trouve mieux à faire. Je prétexte la fatigue pour refuser le verre qu’il me propose à la place.

19505ème jour

Au Musée avec HLG

Le matin je récupère HL chez lui et nous allons au Louvre pour visiter l’exposition de peinture Allemande qui a créé une polémique injustifiée entre les deux pays. De très nombreux Friedrich dont certains que je n’avais jamais vus (provenant de petits musées allemands ou bien encore de l’Ermitage à Saint Petersbourg).

19504ème jour

Le Petit Verdeau

Journée de réunions du matin au soir. Dîner avec mon ami H. que je n’avais pas vu depuis longtemps. Il m’emmène dîner dans un bistro à vins caché derrière la fnac des ternes, répondant au nom amusant du Petit Verdeau et où se tient une collection presque complète des guides Michelin. Je retrouve dans celui de l’année 1947 la trace du garage de mon grand père, Place de la Pyramide à Clermont-Ferrand.
De retour chez moi, je prends une place pour le concert Wagner du Théâtre des Champs Elysées le 24, ce qui fait que, alors que je ne l’ai encore jamais entendu diriger, j’assisterai à trois concerts de Christian Thielemann dans Wagner au cours de la même semaine.

19503ème jour

Paris, Birmingham et un peu de printemps

Aller retour pour le trou du cul de l’Angleterre et une série de réunion avec une banque anglaise. Dîner à la Fourchette de Printemps avec quatre collègues.

19502ème jour

"On pourra peut-être un jour"

Dans la journée, je vais à la banque pour payer les places du concert de Bayreuth. Comme mon agence est fermée, j’essaye celle des Ternes. A ma grande surprise, il n’est pas possible de faire un virement depuis une autre agence. « Avec l’informatique, on pourra peut-être un jour » me dit la conne de l’accueil. Je me débrouille en faisant un virement Western Union.
Le soir, je retourne chez Dominique Bouchet pour un dîner avec un ancien collègue toujours aussi grande gueule et toujours aussi sympa.
De retour chez moi, je discute sur facebook avec un étrange grindrien qui habite Périgueux et que j’ai capté voila quelques semaines alors qu’il était à Paris. Il est jeune (enfin pas si sûr), beau (enfin peut-être moins que sur ses photos un peu datées), riche (ça c'est sûr), assez décalé et il a un nom à rallonge étonnant. Bizarrement, on s’entend bien, et comme il m’invite chez lui à Périgueux, je prends un aller retour Air France pour le week-end du 8 juin.

19501ème jour

Milan Paris

Après une courte matinée à la piscine du Miramare, pour la quatrième fois en cinq jours, je fais la route de Rapallo à Milan que je connais maintenant par cœur.
Vol Malpensa CDG à ma place préférée (1C).
J’arrive chez moi où M. et sa sœur habitent depuis trois jours et bizarrement, rien ne permet de s’en rendre compte. Je dîne avec ma fille chez Ly, puis je retrouve M. et sa sœur pour un verre avant la nuit.

19500ème jour

Les 80 ans du Maggio Fiorentino

Matinée à la piscine du Miramare par un temps couvert par intermittences. Comme je dois maintenant être à Berlin le 19 et à Bayreuth le 22, je tente de trouver une place pour le concert Wagner Thielemann du 21 à Dresde et j’envoie un e-mail à une agence qui, semble-t-il a une place à vendre.
Déjeuner chez Beppo d’une assiette d’anchois et de spaghetti alla bottarga.
Vers 17h00, je prends la route de Florence. La région de Ligurie a beaucoup investi pour l’autoroute qui longe la côte. Les très nombreux tunnels qui étaient noirs de crasse et très mal éclairés sont maintenant peints en beige sur une partie de la voute et très éclairés. Je fais une petite promenade dans Florence. Je retrouve avec plaisir les endroits que j’aime balayés par la merveilleuse lumière du soleil couchant. Je découvre Alberti, un disquaire survivant du quartier San Lorenzo où je déniche un disque rare de transcriptions pour chœur de Lieder de Mahler.
En fin de soirée je vais au Teatro Communale pour un concert du Mai Musical, festival qui connaît de grandes difficultés financières. Le Don Carlo que l’on donne demain a du être réduit en une version de Concert et Claudio Abbado qui y a rodé sa Symphonie fantastique une semaine plus tôt a dirigé sans cachet. Le théâtre, construit dans les années 50, est vieillot, le public aussi et on en déduit aisément que c’est la survie du festival lui-même qui est en jeu. Dans la très laide salle de restauration, on voit au mur des affiches avec Furtwängler qui témoignent de la gloire passée du Maggio Fiorentino.
Ce soir c’est un programme très hétéroclite dirigé par Zubin Mehta, 77 ans. Nanie de Johannes Brahms, donné pour l’anniversaire du Chœur du Festival. Puis La ritirata notturna di Madrid, une transcription laborieuse d’un menuet de Boccherini par Luciano Berio, et Solo, l’étonnant Concerto pour trombone joué ce soir par son non moins étonnant dédicataire, le tromboniste suédois Christian Lindberg. C’est un sexagénaire sautillant, plein d’énergie et je ne sais comment il a pu apprendre par cœur cette œuvre étonnante. Je suis au quatrième rang, au centre, juste en face de lui et je dois par moment me boucher les oreilles pour les protéger des décibels. En bis, Gute Nacht, une autre œuvre de Bério pour trombone solo que j’avais entendu pour un concert de Minuit au Concertgebouw.
En seconde partie, le Sacre du printemps, dont on fêtera le centenaire de la création dans dix huit jours. C’est une œuvre fétiche de Zubin Mehta qui l’a enregistrée à de nombreuses reprises et dont j’avais déjà assisté à un concert à la tête d’un orchestre de paris à feu et à sang au début des années 80. Ce soir, l’énergie est moins là et l’orchestre du Maggio Fiorentino est un peu à la peine. Je pars déçu de cette soirée et tout aussi déçu de me faire refuser une table chez Bronzino en raison de l'heure tardive. Après une très mauvaise pizza dans le quartier, je reprends la route de Portofino où j’arrive vers une heure trente du matin.

19499ème jour

Milan Rapallo

Journée de travail à Milan avec comme souvent mon client odieux le matin et mon client adorable l’après-midi. Spaghetti alio olio pour déjeuner. Dans la matinée je demande à Ambr*ise de me rendre le service d’aller donner mes clefs à M. de passage à Paris pour quelques jours avec sa sœur, et que j’héberge. Et à ma grande surprise, Ambr*ise me répond qu’il laisse mes clefs sous son paillasson, laissant M. se débrouiller. On se débrouillera en effet mais je suis vraiment sidéré qu’il ne soit pas capable de me rendre ce très petit service. Le soir retour à Portofino ou plus précisément à Santa Margherita de Ligure où je loge cette fois au très chic Grand Hotel Miramare.
Comme mon séjour berlinois du week-end de Pentecôte va se poursuivre à Bayreuth pour le concert anniversaire du 22, je pose une enchère sur deux places du concert du Semper Oper de la veille, lui aussi dirigé lui aussi par Christian Thielemann et avec la participation de Jonas Kaufmann.

19498ème jour

Rapallo Milan

Je passe la journée à bronzer au bord de la belle piscine à débordement qui se tient juste devant la mer. Je pars juste une heure pour déjeuner au restaurant Il Gambero qui se tient juste à côté de l’hôtel Astoria où j’avais séjourné avec S. voilà plus de dix ans. Au menu de la culatella alla mostarda (la mostarda est une sorte de sauce de gruits épicés) et des spaghetti aux anchois.
Le soir retour à Milan. Je fais une promenade en ville et j’ai le bonheur de dénicher à la boutique de la Scala une affiche du concert du 30 avril dernier. Dîner dans un restaurant romain où mon collègue milanais m’emmène pour me faire plaisir car ils servent encore pour quelques jours de la puntarella (mais bien médiocre comparée à celle de Rome).

19497ème jour

Paris Amsterdam Utrecht Amsterdam Milan Rapallo

Bizarrement je travaille pendant ce jour férié. Vol de 7h55 pour Schiphol. J’attrape de justesse le train pour Utrecht. Pendant la réunion très difficile avec mon client d’habitude si charmant, je tente de lui faire comprendre le sens du french proverb : "You want the butter and the money of the butter"ce qui me fait bien rire (lui moins).
Le temps d’un bref passage Utrechtstraat chez Concerto où je rachète le livre CD de Lucky Fonz III que j’avais oublié dans le taxi lors de mon dernier séjour avec Ambr*ise.
Alors que je vais décoller d’Amsterdam, Philippe(s) m’indique que deux bonnes places pour le Concert anniversaire de la naissance de Wagner, le 22 mai à Bayreuth sont à vendre. Je saute sur l’occasion à partir de mon iPhone, dès l'atterrissage à Malpensa.
Je récupère une voiture de location à l'aéroport alors que la nuit commence à tomber. J’ai un peu faim et je repère sur le guide Michelin un restaurant qui a l’air sympathique dans la banlieue de Novarra. Finalement, j’arrive trop tard et je me contente d’un mauvais sandwich Autogrill.
Il a beau faire nuit, l’arrivée sur Rapallo et belle. Mon hôtel est en haut d’une butte au bout de la baie, au démarrage de la route de Portofino.

19496ème jour

Projets

Visite inhabituelle chez HL un soir de semaine, en compagnie de Michael qui va aider à résoudre quelques problèmes de connexion internet.
Evocation de quelques projets de concert et notamment la Neuvième que Chailly dirigera à Toblach à la fin du mois d’août.
Dîner au restaurant japonais d’à côté de chez moi.

19495ème jour

La Petite Messe solennelle de Rossini au Théâtre des Champs-Elysées

Ayant sans doute encore l’esprit aux vacances, je prends des billets d’avion pour Brindisi le 15 août, pour mes filles et moi.
Peu de temps avant de quitter le bureau, je me connecte comme tous les jours ou presque depuis le 7 avril, sur le site de l’orchestre philharmonique de Berlin et je découvre qu’une (une seule) place pour le concert Berlioz Mendelssohn du 19 mai a été remise en vente. Je me précipite dessus.
Le soir, je retrouve mes amis E & S pour la Petite Messe solennelle de Rossini. E. étant un fanatique de cette œuvre rarement jouée, je lui ai proposé d’assister à l’unique représentation. Malheureusement, je découvre qu’il ne s’agit pas de la version originale pour deux pianos et harmonium, mais celle pour grand orchestre que Rossini a faite à la fin de sa vie et jamais donnée de son vivant. Tout l’humour de la version originale est gommé par la sauce orchestrale quelque peu indigeste. Le Kyrie en particulier est terriblement décevant. Mais le plus étonnant de cette soirée est que la messe est jouée sinistrement, un peu comme un Requiem et certains passages en deviennent assommants. L’Orchestre National de France, toujours aussi peu en forme, peine à jouer ensemble sous la direction lourde de Gatti, puis semble un peu se ressaisir alors que l’œuvre avance et le Sanctus sera assez réussi. Belle prestation de Mesdames Antonacci et Lemieux.
Huîtres chez Francis.

19494ème jour

Dimanche

Promenade ensoleillée à Versailles avec HL et son chien, sans Ambr*ise, au grand regret d’HL qui s’est visiblement pris d’affection pour lui. Déjeuner au menu immuable (Mezze libanais, brandade de morue et tarte) dans le salon vert.

19493ème jour

The whitest boy alive

Revente chez Gibert d’une trentaine de disques symphoniques de Claudio Abbado (Symphonies de Haydn, Beethoven, Schubert, Mendelssohn, Brahms, Bruckner et Mahler qui vont toutes être prochainement rééditées dans un coffret moins gourmand en volume, à l’occasion des 80 ans du Maestro.
Déjeuner avec ma fille ainée dans un petit restaurant du 18ème arrondissement.
Passage à la fnac des Halles où j’écoute par hasard le disque d’un groupe très cool qui s’appelle The whitest boy alive. Comme je m’énerve après le caissier, qui veut me refaire faire la queue, je le plante avec son CD à reclasser et je pars.
Je retrouve G. dans le Marais et nous allons boire un thé au Loir dans la théière où je n’avais pas mis les pieds depuis des années. Notre relation est définitivement pacifiée. Il me raconte (ce que je savais déjà) qu’il a un jour reçu sur le crâne le poisson de bronze que je lui avais offert à mon retour de Venise, le lendemain de la mort de Michael Jackson.
Le soir, je m’endors devant l’émission de Ruquier je passe une bonne partie de la nuit devant la télévision allumée.

19492ème jour

Jetlag

Evidemment je me réveille à cinq heures. Echange de quelques SMS avec Ambr*ise qui lui aussi s’est réveillé trop tôt. Journée fatigante. Je me recouche tôt.

19491ème jour

Roissy au petit matin

Notre A380 touche les pistes de Roissy avec quarante cinq minutes de retard. Roissy au petit matin dans le brouillard, après avoir eu les yeux inondés de soleil est une expérience traumatisante mais Ambr*ise et moi la supportons vaillamment. J’abandonne Ambr*ise en bas de chez nous. Il me dit que l’on va se revoir vite, ce soir, pourquoi pas, mais je sens que je ne le reverrai pas avant un bon moment. Le temps d’enfiler un costume et je poursuis avec le taxi jusqu’au Val de Grâce où je consulte enfin un spécialiste pour mon acouphène. Il me nettoie les oreilles en m’enfonçant dans l’oreille une sorte d’aspirateur qui me donne l’impression qu’il me pénètre le cerveau. Puis c’est une petite caméra pour observer mes tympans qui, sur l’écran géant placé devant moi, me semblent une chose dégoutante. Je ferai aussi un test auditif assez sérieux qui confirmera que j’entends bien, jusqu’à 16.000 Hz, ce qui est assez rare à mon âge. Je repars avec un médicament de régénérescence des neurones, ce qui ne peut pas me faire de mal.
Journée de travail fatigante. Je rentre chez moi et m’endors à 21 heures, ce qui est un peu trop tôt pour assumer totalement le décalage horaire mais après tout, il est trois heures du matin à Singapour.

19490ème jour

Singapour II

De nouveau une promenade sir Orchard street, on passe à l’Esplanade, un peu de piscine pour moi, plus il se met à faire gris. On part visiter les jardins de la Marina qui sont censés représenter la variété de tous les jardins du monde mais s’avèrent un attrape touriste. On retourne au Raffles prendre quelques Singapore slings, on rentre à l’hôtel et on part prendre le vol pour Paris de 23h00.
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