19489ème jour

Singapour I

On se promène dans Orchard street, je découvre les tous derniers centres commerciaux qui témoignent de la vigueur économique du petit état, je fais un peu de piscine à l’hôtel pendant qu’Ambr*ise se repose dans la chambre et pour notre dernière soirée en Asie, j’ai choisi d’inviter Ambr*ise à dîner au Ku de ta, le restaurant qui se trouve au haut du Marina Bay Sands. Décor magique, cuisine médiocre.

19488ème jour

Bali Singapour

Nous préparons nos bagages et profitons de notre dernière journée à Bali pour faire encore une longue promenade sur la plage et un déjeuner au Made’s warung de Kuta. Razzia sur les lunettes de soleil dans une petite boutique de Kuta. Une douche à l’hôtel, Ambr*ise qui me dit "Don’t forget your mangoostans, Mister Vincent", un taxi pour l’aéroport et le vol de nuit (toujours KLM) pour Singapour. Nous avons une chambre au PAN Pacific avec une vue étonnante sur la ville.

19487ème jour

Bali VII

Nous retrouvons Bali avec plaisir et refaisons une longue marche sur la plage. A un moment Ambr*ise se fait faire un faux tatouage Mickey surfer en haut de l’avant bras, on achète une boîte magique à cigarettes à un vendeur ambulant. De temps en temps on nage et puis nous déjeunons au Made’s warung de Kuta. On rentre à l’hôtel en taxi et on va assister au coucher de soleil sur la plage. Comme c’est dimanche, il y a une foule de balinais sur la plage, l’ambiance est magique dans cette magnifique lumière du soleil couchant. Je prends des photos d’Ambr*ise avec son tatouage. Le soir, pour notre dernier dîner à Bali, j’ai choisi Sardine, un restaurant tenu par une norvégienne près de rizières préservées de Seminyak. On a du mal a trouver l’endroit, indiqué de façon erronée sur Googlemap, mais finalement on y arrive. Le cadre est enchanteur, la nourriture exquise, et nous sommes tous les deux habillés de blanc. Au moment où nous partons, on s’arrête à un bassin où des poissons beige pâle sucent les doigts d’Ambr*ise qui n’a pas l’air de trouver la sensation désagréable.

19486ème jour

Lombok Bali

L'aller était si long en ferry que nous choisissons le bateau rapide. Évidemment, le taxi nous a emmené si tôt que nous devons patienter une heure sous des paillotes avant d'embarquer. Le bateau fait un stop aux îles Gilli qui ont l'air l'endroit le plus cool de la être et où je sais que je reviendrai un jour. On retrouve le Katana sur le port, je paye la somme ridicule de 5000 roupies pour trois jours de parking et on repart à Ubud. Lors de notre dîner au café Wayan trois jours plus tôt, on avait repéré un dragon, ou un hippocampe, je ne sais, une statue très belle, et j'avais envie de l'acheter même di je mesurais qu'avoir chez moi un second objet lié à Ambr*ise pouvait devenir problématique. La statue est lourde, il est hors de question de l'emmener en avion, la vendeuse m'offre le transport en bateau qui pour des raisons bizarres, peut arriver en Italie mais pas en France. Je choisis de la faire livrer à mon bureau de Milan et si Dieu le veut, elle y arrivera dans trois ou quatre mois. Ambr*ise achete des cadeaux pour ses amis et sa famille et on rentre à Kuta pour s'installer pour une nuit seulement, notre dernière nuit à Bali, dans un hôtel branché, mais sans piscine, de Seminyak.
Comme Ambr*ise en a envie, on dîne au Wendy's Et je réalise que dans quelques heures, je vais rater la Troisième Symphonie de Mahler à l'opéra Bastille dans la chorégraphie de John Neumeier.

19485ème jour

Lombok

Nous avons demandé à l'accueil du Novotel comment louer une voiture et de fait, nous nous retrouvons avec la voiture d'un particulier. On part vers les plages voisines et c'est incroyable, ce sont des plages immenses et désertes. On marche on prend des photos, on voit un orage immense arriver, on se croirait dans le film The Beach. On dîne dans un petit restaurant de surfers, on se sent incroyablement bien tant le dépaysement est extrême.

19484ème jour

Bali Lombok

C'est notre dernière matinée à l'Alila. Je profite une dernière fois de la piscine au petit matin et du petit déjeuner. Ambr*ise, comme la veille, prend un nasi-goreng de luxe. Nous prenons le Katana et partons vers l'est en direction de Gianyar, puis de Klungkung (j'adore ce nom). Les paysages encore sont sublimes et nous roulons jusqu'à Padang Bai, petit port de départ des ferrys pour Lombok. On laisse notre Katana sur le parking, on achète notre billet et nous voilà partis pour Lombok. Le voyage en ferry n'en finit pas (six heures) parmi les passagers, il y a un groupe de femmes voilées qui nous rappelle la religion de l'île voisine de Bali.
Je sais qu'il y a une heure de route pour se rendre au Novotel et depuis le ferry, je tente sans succès de louer une voiture pour notre arrivée. Finalement, en cherchant sur le petit port de Lombok, nous trouverons une cahute ou l'on peut réserver un taxi. Nous partons, la route est bonne, même si j'aurais eu sans doute un peu de mal a trouver mon chemin dans la nuit. On arrive au Novotel qui ressemble un peu à un Clubmed. On dîne seuls dans le restaurant devant la plage et on s'endort le plus facilement du monde.

19483ème jour

Bali VI

A l'Alila, j'aime profiter de la piscine au petit matin, alors qu'il n'y a encore personne et que la nature s'éveille. Vers neuf heures, Ambr*ise me rejoint et nous prenons notre petit déjeuner ensemble. La serveuse est amoureuse de lui et surtout de ses sourcils pour lesquels elle ne se lasse pas de le complimenter. En fin de matinée, nous partons en voiture vers le nord car, au dessus d'Ubud, le long de la route qui monte en pente douce sur les flancs du Mont Agung, je sais que les paysages sont superbes. J'ai eu la sottise de ne pas faire le plein en quittant Ubud et assez vite, je m'inquiète du niveau d'essence du Katana. Et pourtant je sais parfaitement que les stations services sont rares dans le nord de l'île. Finalement, nous irons jusqu'au Lac Batur, et c'est près de là que nous ferons le plein dans une petite boutique du bord de la route qui vend des jerrycans d'essence. Nous redescendons sur Ubud en faisant une halte pour acheter des mangoustes. Ambr*ise me les prépare alors que je conduis. On s'arrête aussi pour voir les rizieres en escalier juste au dessus d'Ubud et on dîne au café Wayan, près de Monkey Forest.

19482ème jour

Bali V

Aujourd’hui il fait un temps absolument magnifique. Après un déjeuner au Lotus Café avec de nombreux jus de banane, nous partons faire la fameuse promenade dans les rizières, celle que j’aime tant. Retour à l’Alila et dîner au Sari Organic, un restaurant bio au milieu des rizières.

19481ème jour

Bali IV

Nous partons pour Ubud avec le Katana. La route est toujours aussi belle même si les parties verdoyantes se font rares. Il y a une sorte de mur de maisons tout au long de la route. Il y a aussi beaucoup plus d indications qu’autrefois et il est devenu impossible de se perdre. Nous allons directement à l’Alila, toujours aussi sublime avec sa piscine théâtrale. Il pleut légèrement lorsque nous arrivons et cela n’empêche pas Ambr*ise d’être subjugué par l’endroit.
Nous habitons dans un bungalow nouvellement construit et quasiment dans la forêt. Il y aa une famille de singes qui vit là, des petits, des gros, et nous avons l’impression de partager leur vie. Nous dînons au Lotus Café où la nourriture me semble moins bonne qu’autrefois.

19480ème jour

Bali III

Comme la veille, on se lève tard, on déjeune près de la piscine et à quinze heures, on nous livre le véhicule qui va nous accompagner pendant une semaine. J’ai choisi le moins cher, un Katana qui était le véhicule type des touristes il y a une quinzaine d’années mais nous découvrons que ces modèles sont maintenant en ruine et le notre ne fait pas exception. Avec Ambr*ise on s’en moque, cela donne un parfum d’exotisme à nos déplacements et nous partons vers le sud, pour la presqu'île d’Uluwatu. Nous arrivons un peu avant le coucher du soleil pour admirer les falaises et le temple. Les singes ne sont plus dans le temple, ils se tiennent à l’écart dans un carré d’herbe au bord de la falaise. Ils sont toujours aussi facétieux et nous prenons de très nombreuses photos, certaines avec un singe sur notre épaule. L’un d’entre eux pisse sur l’épaule d’Ambr*ise.
Aujourd’hui est un jour un peu spécial car c’est l’anniversaire d’Ambr*ise. Nous célébrons l’événement par un dîner au Bulgari, hôtel absolument somptueux et totalement vide à cette époque de l’année, à part un petit groupe de chinois qui célèbre un mariage devant la mer.
Au retour dans la nuit, Ambr*ise reçoit de nombreux messages pour son anniversaire.

19479ème jour

Bali II

Lever tard, farniente et déjeuner d’une pizza au bord de la piscine, sieste à la chambre, nouveau dîner au Made’s warung. Les jours heureux n’ont pas d’histoire.

19478ème jour

Bali I

C’est notre premier jour à Bali. Nous prenons notre petit déjeuner dans la chambre devant la mini-piscine et on part directement en taxi vers notre nouvel hôtel. Celui que nous quittons est un peu trop loin de tout et je choisis de retourner au Sofitel qui s’appelle désormais pompeusement le Royal Beach Hotel mais dont la piscine est si agréable. On a une jolie chambre avec vue sur le jardin et nous passons une partie de la matinée à marcher sur la plage jusqu’au centre Kuta. On déjeune au vrai Made’s warung, celui qui fut un petit repère à routards dans les années soixante. On rentre en taxi à l’hôtel et on se repose à la piscine. Alors que nous dînons au Made’s de Seminyak, j’apprends des nouvelles importantes concernant mon travail à Paris et qui impacteront de toute évidence mon retour. On refait la tournée des bars et on se saoule légèrement à la vodka et à l’arak.

19477ème jour

Singapour Bali

Nous arrivons à Singapour à 6h30 et passons la douane. Ambr*ise fume une cigarette devant l’aéroport, ce qui, je pense est interdit et nous déposons nos bagages à la consigne de l’aéroport afin de nous promener en ville toute la journée. Nous allons en métro à City Hall. Ambr*ise est tout excité et je le comprends. On marche le long de la rivière jusqu’au Merlion, on boit un jus de fruit frais, le premier d’une longue série, on va visiter Chinatown au petit matin avec les odeurs incroyables de son marché, puis on marche jusqu’au Raffles car j’ai tellement envie de faire découvrir cet endroit que j’aime à Ambr*ise même si aujourd’hui, il est envahi d’américains. On prend un nombre peu raisonnable de Singapore Slings, quatre chacun je pense, puis on reprend le métro pour l’aéroport afin de prendre une douche et de faire une sieste d’une heure au longe de Changhi.
A 16h30 nous prenons notre vol Singapour Bali bizarrement opéré par KLM. C’est en fait la deuxième partie du vol Amsterdam Bali et il y a beaucoup de français à bord. On arrive en dans la nuit noire et on court dans les couloirs de l’aéroport de Denpasar afin d’être les premiers à acheter notre visa. Je m’énerve (déjà) après les chauffeurs de taxi véreux qui veulent nous arnaquer et je fais la queue au guichet des taxis pour avoir un prix de course normal. On part en taxi et je retrouve avec un immense bonheur les odeurs et les bruits de Bali.
Nous logeons dans un bel hôtel de Seminyak, avec une petite piscine privée. Nous passons notre première soirée à Bali en dînant chez Made’s warung, puis en faisant une tournée des bars de la rue du Sofitel. On fait bien sûr une petite halte sur la plage pour avoir le bonheur d’entendre le bruit des vagues dans la nuit.

19476ème jour

Paris Singapour

Il y a un air de vacances ce matin, je prépare ma valise, Ambr*ise me rejoint avec la sienne et à midi, nous embarquons dans l’A380 de Singapour Airlines, que j’ai souvent vu arriver au Terminal 1 de Roissy alors que je prenais le vol d’Istanbul. L’avion est vide. Ambro*ise peut se coucher sur trois sièges en posant sa tête sur mes genoux. Il dort un peu, moi pas, on s’amuse d’un gamin singapourien de quatre ans, déjà obèse et odieux, que je prends en photo. Je passe le temps en regardant le film sur la traque de Ben Laden (très moyen) et Django le dernier film un peu surfait de Quentin Tarantino.

19475ème jour

Paris Amsterdam Paris

Dernier jour de travail avant Bali. Je fais l’aller retour Paris Amsterdam pour une réunion à Utrecht, je passe à Concerto et je rentre à Paris. Je vais directement de Roissy avec ma valise pour dîner avec un client que j’aime beaucoup et qui me fait découvrir La Fourchette de Printemps, un restaurant étoilé de Paris et fort abordable. Je rentre pour une courte nuit avant un départ lointain.

19474ème jour

Obaldia ! Obaldia !

Le matin à huit heures, je retrouve mon kinésiologue que je n’avais pas vu depuis plusieurs années. Il prétend pouvoir faire quelque chose à Harry et en effet me fait maintes pressions des pouces à la base de la tête. On verra bien. Le soir, je vais avec un collègue à la soirée organisée au Théâtre du Rond Point en hommage à René de Obaldia. Il y a des extraits de nombreuses pièces, du Centenaire, des Innocentines et de l’Exobiographie. Olivier Barrot, qui présente Un livre un jour sur TV5 Monde est maitre de cérémonie. A la fin, René de Obaldia vient saluer et c’est toujours émouvant pour moi de le revoir.
Je rentre en velib chez moi et je prends connaissance des attentats de Boston.

19473ème jour

Le concert de Claudio Abbado et Martha Argerich à Pleyel

Lorsque je me réveille, je réalise que j’ai oublié d’acheter les places pour le concert berlinois d’Abbado du mois de mai, mais bien sûr, lorsque je m’en rends compte, il n’y a plus de place disponible pour aucun des trois concerts. Promenade avec HL au bois de Vincennes puis, à treize heures, premier concert de la journée avec E & S que j’ai entraînés pour ce qui n’en valait vraiment pas la peine. Les violoncellistes français qui sur le modèle des 12 Cellisten de l’orchestre Philharmonique de Berlin, jouent des transcriptions pour un ensemble de violoncelles. Le programme va de la Pavane pour une infante défunte à un pot pourri sur des thèmes de Carmen. Cela manque terriblement de justesse, mais aussi de fantaisie et nous repartons bien déçus.
Le soir, je retrouve HL qui a réussi a obtenir des places VIP pour le concert exceptionnel de Claudio Abbado et Martha Argerich. Il y a la foule des grands soirs à Pleyel, Anne Sinclair et son nouveau compagnon, Renaud Capuçon et Laurence Ferrari, Ivry Gitlis, David Kadouch et Nicolas Angelich. Alors que nous arrivons, clopin clopant, il me semble comprendre que notre place (l’une des meilleures du rang VIP) est occupée par Manuel Valls et son épouse. Pas dégonflé pour autant, je m’approche et lui dis : "Monsieur le Ministre, il me semble que vous occupez notre place". A ses côtés, Laurent Bayle, totalement affolé se lève et me demande notre billet. Il s’avèrera que nous sommes au rang de derrière et nous nous réfugions derrière les oreilles décollées de M. le Ministre.
Le Premier Concerto de Beethoven n’a jamais été mon préféré mais je dois reconnaître qu'avec l’interprétation que nous en ont donné une Martha Argerich survoltée mais très juste, un Claudio Abbado incroyablement à l’écoute de sa partenaire et un excellent Mahler Chamber Orchestra, j’ai passé toute cette première partie sur un petit nuage.
La salle hystérique demande un bis et Martha Argerich nous offre l’un des Phantasiestücke op.12 de Schumann. Deuxième partie avec la Symphonie Ecossaise magnifiquement dirigée par un Abbado en grande forme. Seul regret, comme à l’habitude, le tempi un peu rapide de la fin du dernier mouvement.
HL avait envie d’aller saluer Claudio Abbado. Il y a évidemment un garde chiourme à l’entrée des loges et lorsque HLG lui dit fort bien connaître Abbado, nous n’avons qu’un sourire narquois en retour. C’est lorsque je précise le nom d’HLG que par miracle, toutes les portes s’ouvrent. Nous nous retrouvons devant tout le monde, dans la loge où ne se trouvent que le Ministre et sa femme (violoniste je crois). HLG, sans trop s’en rendre compte, les coupe dans leur conversation et s’avance vers Abbado, lui parle bizarrement en anglais et évoque le concert de la Scala. Je ne sais pourquoi et je ne le saurai sans doute jamais, Abbado est glacial. Peut-être a-t-il peu apprécié le mot que lui a adressé HLG sur l’ordre des mouvements de la Sixième. Peut-être tout simplement ne l’a-t-il pas reconnu. Nous repartons dans un sentiment partagé de déception.

19472ème jour

Rome Paris

Je profite de cette belle journée pour me promener dans Rome de la Piazza di Spagna à la Piazza Venezia. Je ne tente pas le restaurant Alfredo qui me semble être un piège à touristes et préfère prendre ma dernière puntarella de l’année à la Carbonara. De retour à l’hôtel, je marche jusqu’à Termini où je prends un taxi qui ose prétendre qu’il y a un forfait à soixante dix euros pour aller à Fiumicino. Je le plante alors qu’il roule depuis cinq minutes déjà. Il me traite de fou mais le taxi suivant m’emmènera à l’aéroport pour quarante cinq euros, ce qui lui vaudra un bon pourboire.
Retour à Paris par le vol de la Koweyt Airways qui va de Koweyt City à Paris en faisant escale à Rome. Le 747 est bien sûr vide. Pendant le vol, une femme passe en tchador et revient des toilettes avec un voile plus discret.

19471ème jour

Rome

Le matin, visite de l’usine désaffectée de mon ami Mario, située en plein centre, près de la Piazza Mazzini. Le fils de Mario m’explique la difficulté à faire quoique ce soit ce cette immense bâtiment, car la loi interdit de changer les murs des bâtiments du centre historique. On part visiter notre client dans la banlieue de Rome, mes collègues repartent et je dîne seul à La Matriciana d’une merveilleuse puntarella.

19470ème jour

Amsterdam Florence Sienne Rome

Un vol dont je n’ai pas l’habitude : Amsterdam Florence. Les panneaux d’affichage l’indiquent on time mais le capitaine Alitalia arrive un quart d’heure avant l’heure prévue du décollage, lunettes de soleil et sourire aux lèvres. Bien évidemment on décolle avec une heure de retard.
Florence Sienne en voiture.
Une visite du Palazzo Salimbeni, siège de la plus vieille banque du monde, Montepaschi di Siena. Il y a une collection de peintures, un peu trop restaurées, et le document de 1472 attestant la création de la banque.
Sienne Rome toujours en voiture et dîner avec mes partenaires romains au Hassler, vue magnifique, cuisine étoilée mais très décevante.

19469ème jour

Les 125 ans du Concertgebouw

A 16h45, je m’envole pour Amsterdam car j’ai prévu de longue date d’assister à la soirée de gala qui fête le 125ème anniversaire de l’orchestre du Concertgebouw mais aussi de la salle. J’ai juste le temps de déposer ma valise au Dikker & Thjis et je me rends dans ma chère salle décorée pour l’occasion. Tout le monde est en smoking (sauf moi), la Reine est là, au premier rang du balcon, avec son fils qui sera bientôt roi et sa belle-fille. A son apparition, tout le monde se lève pour l’applaudir, d’autant plus que c’est l’une de ses dernières apparitions avant son abdication dans vingt jours.
Musicalement, le programme ne vaut pas tripette. Mariss Jansons dirige l’Ouverture des Maîtres-Chanteurs, puis trois Lieder de Mahler avec Thomas Hampson. Entre chaque œuvre, un film interview de l’interprète expliquant combien la salle est importante pour lui. Puis c’est l’Elégie, extraite de la Sérénade pour cordes de Tchaikowsky, et jouée par des membres des quatre orchestres que Mariss Jansons dirige le plus : Amsterdam, Vienne, Berlin et Munich. En deuxième partie, Lang Lang vient jouer le troisième mouvement du Troisième Concerto de Prokofiev et Janine Jansens l’Introduction et Rondo capriccioso de Saint Saens. Puis, après quelques courts extraits du Rosenkavalier, c’est le finale, une pièce en forme de variations de Bob Zimmerman, composée pour l’occasion et qui rassemble les trois solistes de la soirée : Thomas Hampson, Lang Lang et Janice Jansens. L’assistance rit beaucoup car j’imagine que la mélodie principale "Komt vrienden in het ronden" est fort connue en Hollande. Après avoir profité des petits fours généreusement offerts au public, je rentre un peu déçu à mon hôtel.

19468ème jour

Dijon Paris

Journée à Dijon. Déjeuner au Chapeau rouge, table deux étoiles que je ne connaissais pas. Au moment du café, un serveur me renverse totalement un expresso brûlant sur mon pantalon heureusement noir.
Le soir, Ambr*ise passe chez moi avec son chien pour une soirée joint champagne. On parle évidemment beaucoup de Bali alors que nous sommes à huit jours de notre départ.

19467ème jour

Paris Dijon

Le matin, une fois n’est pas coutume, j’emmène Michael à mon bureau. Le temps passant, je sais que j’aurai beaucoup de mal à lui pardonner sa trahison stupide, mais je tiens mon engagement vis-à-vis de lui jusqu’au bout.
Le soir, dîner à Dijon dans un restaurant juste correct. Nuit à La Cloche.

19466ème jour

Ambr*ise XLVIII

Je prends le vol de 7h10 pour Paris et, à peine arrivé, je rejoins Ambr*ise et son chien chez HL car nous avons prévu de promener les deux chiens à Versailles. A ma grande surprise, ils s’entendent bien et courent en tous sens. HL semble ravi. On rentre déjeuner dans le salon vert. L’atmosphère est détendue avec les deux chiens à nos pieds. Je profite de ce moment étonnant, avec nos étonnantes différences d’âges qui me place à peu près à équidistance d’Ambr*ise et de HL (je suis né 12900 jours après HL et 12500 jours avant Ambr*ise).
Après déjeuner, je rentre chez moi avec Ambr*ise et, bien sûr, on fume un joint.
Après dîner avec ma plus jeune fille chez Ly, je discute pour la première fois avec Florentin, un grindrien du Périgord qui est de passage à Paris et dont les photos me font un peu rêver.

19465ème jour

Brahms et Mendelssohn au Konzerthaus de Berlin

Je me lève tard. Harry, qui m’a gêné pendant toute La Flûte la veille, n’est plus là. Je vais chez Dussmann où j’achète le nouveau James Blake et quelques raretés mahlériennes. Je retrouve les Philippe(s) pour un déjeuner à Lütter & Wegner de Gendarmenplatz. Nous achetons à l'improviste des billets pour le concert du soir au Konzerthaus et marchons jusqu’au Hackeschen Höfe.
On se retrouve donc le soir au Konzerthaus pour un beau programme : le Premier Concerto de Brahms et de larges extraits du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn.
Le début du Concerto est particulièrement réussi avec une mélodie très lente mais sans lourdeur, choisie par le chef Ivan Fischer et son soliste Dejan Lazić.
Le mouvement lent résiste un peu moins bien à un tel parti pris. En bis, une Sonate de Scarlatti. Puis c’est le Songe d une nuit d’été, oeuvre que j’avais découverte, adolescent dans la version Erato de Raymond Leppard, et que j’ai plaisir à entendre ce soir, dans la salle même où cette musique à été créée le 18 juin 1821.
L’interprétation est particulièrement soignée et Ivan Fischer, pour lequel je commence à ressentir une réelle admiration après deux concerts ratés, a eu la bonne idée de disséminer les chanteuses parmi les musiciens de l’orchestre. Je profite d’autant mieux du concert que Harry me laisse tranquille.
Nous prenons une bien médiocre saucisse à l’Augustiner Keller.
Nuit.

19464ème jour

Paris Dusseldorf Eindhoven Dusseldorf Berlin

Lever à cinq heures pour attraper le vol de Dusseldorf de sept heures.
Dusseldorf Eindhoven dans une BMW série 3.
Réunion à Eindhoven.
Retour à Dusseldorf.
Vol Dusseldorf Berlin de 15h30.
Comme d’habitude à Tegel, cinq minutes pour aller de l’avion au taxi.
Je pose ma valise au NH de la Leipziger strasse et je me rends à pied à la Philharmonie.
Ce soir, c’est donc la Flûte enchantée dans la même distribution celle que que Rattle a dirigé à Baden Baden quelques semaines plus tôt, mais en version de concert. C’est une tradition un rien coquette pour les chefs que de choisir trois Dames de la nuit d’exception. On se souvient du trio Tomowa-Sintow / Baltsa / Schwarz de Karajan au début des années 80 et ce soir c’est Magdalena Kozena, Annick Massis et Nathalie Stutzmann qui entrent en scène, toutes de noir vêtues avec chacun un sac à main (dont l’un marqué I love Berlin). Le reste du casting est du même niveau avec en particulier Michael Nagy qui campe un Papageno parfait et José van Dam en Sprecher de luxe. Seul reproche de la soirée, Rattle fait un peu trop d’effets artificiels, bien inutiles dans La Flûte. Pendant tout le concert, Harry me gêne. Je dîne seul au Lutter & Wegner de Potsdamer Platz d’un Himmel und Erde. Pendant ce temps les Philippe(s) sont à la Walkyrie du Schiller Theater.

19463ème jour

Ambr*ise XLVII

Je reste au travail jusque vers neuf heures et je pars pour dîner avec Ambr*ise chez Franco. Un collègue passe pour signer un contrat et boire un verre de Nero d’Avola. Je rejoins Ambr*ise chez moi pour fumer un joint.
Ambr*ise a fait découvrir Ruzzle à sa mère et il a la malignité de me faire jouer contre elle alors qu’elle ignore bien évidemment qui je suis.

19462ème jour

Explications

Après une journée de réunions barbantes, alors que je comate devant la télévision, Michael rentre dans la soirée. Nous avons notre explication. Il tente de minimiser le problème, voir de s'atonner qu'il existe, ce qui m’insupporte. Je me peux m’empêcher d’être froid. Quand ma confiance a été trompée, j’ai beaucoup de mal à la redonner. Je sais que quelque chose est définitivement brisé entre nous.

19461ème jour

Angélique

Déjeuner à L’Angélique, un restaurant de Versailles avec un client qui ressemble à une sorte d’Edouard Balladur en jeune et belge. Michael, qui doit sentir que quelque chose cloche, passe son temps chez des amis.

19460ème jour

Pâques

En ce lundi de Pâques, froid et ensoleillé, je file en vélib près de chez G. et nous déjeunons tous les deux en terrasse du café Etienne Marcel. Il a des miniscules lunettes de soleil ovales qui déguiseraient n'importe qui en gestapiste et qui lui donnent un air d'artiste romantique.
Le soir, pâtes aux anchois pour Ambr*ise et moi, viande des grisons pour Mr B. et on regarde Island en bluray tous les trois, allongés sur un matelas devant la télévision.
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