18059ème jour

Un grand départ

Ma fille aînée part pour deux mois en Espagne. Je la dépose à Roissy pour ce grand départ. Avec sa sœur cadette nous observons sa grande silhouette de l’autre côté de la vitre de la salle d’embarquement. Elle sourit mais je sais qu’intérieurement elle n’en mène pas large. Moi je suis heureux et fier de la voir partir pour cette grande aventure. Alors que nous retournons vers la voiture, sa sœur a des grosses larmes dans les yeux. C’est la première fois que nous sommes séparées si longtemps, me confie-t-elle. Je la serre fort dans mes bras et nous allons nous balader dans les rues de Senlis pour nous changer les idées.
Dans l’après-midi la plus jeune de mes filles a la gentillesse de m’accompagner pour voir le film Clara et Robert qui raconte les dernières années de la vie de Robert Schumann à Düsseldorf, la composition et la création de la Symphonie Rhénane et la relation de Schumann et Clara Wieck avec le jeune Johannès Brahms. Le film a la vertu d’exister mais m’a semblé rempli d’invraisemblances, en particulier, le moment ou Clara dirige a quatre bras la Symphonie Rhénane.

18058ème jour

Un déjeuner. un dîner

J’ai une nouvelle fois déjeuné avec mes filles aux Fables de la fontaine qui est sans doute le meilleur rapport qualité prix de Paris à l’heure actuelle. Le soir dîner avec l’une d’elles chez Isami, mon restaurant japonais préféré de Paris sis île Saint Louis.

18057ème jour

Linate Paris

De nombreux messages d’Alex qui aimerait me revoir, mais ma journée de travail est pleine à craquer jusqu’au vol Air France de Linate à Paris.

18056ème jour

Mahler par Georges Prêtre à la Scala

J’ai pris le vol Air France de l'après midi pour Milan. Il fait chaud. Le taxi me conduit très rapidement à mon hôtel via Cavour. C’est à due passi de la Scala et j’ai plaisir d’y retourner une nouvelle fois pour un concert symphonique. Après la Sixième par Chung, c’est Maestro Georges Prêtre qui est ce soir aux commandes de la phalange milanaise pour programme court : la Cinquième de Mahler. Je me trouve dans la dernière loge côté cour de la Scala, et donc juste derrière les contrebasses dont je pourrai presque toucher de la main le haut du manche. Je peux donc parfaitement voir la gestuelle de Georges Prêtre dont je dois reconnaître que je ne l’attendais vraiment pas dans le répertoire mahlerien. Eh bien j’ai été abasourdi par la magnifique interprétation de ce soir, inspirée et incroyablement mahlerienne. Le résultat était d’une fantastique clarté, sans doute facilité par la place que j’occupais, mais il y avait de la part de Prêtre un merveilleux souci de la mise en place, un soin à mettre en valeur certains détails sans pour autant s’y perdre qui ont fait du concert de ce soir un très grand moment.
Après le concert, je me rends à pied à l’hôtel Bulgari pour un dîner avec Alex, un américain de San Francisco qui travaille dans la mode à Milan. A ma grande surprise, il ne connait pas Lombard Street. On se quitte et je prends un taxi. Je me rends sur la Piazza Risorgimento au Dolce Gabanna Gold, un café branché entièrement vide où je bois un cocktail avec Luca. Il est tard, une ou deux heures du matin, le café ferme, on rentre à pied dans les rues désertes, on marche jusqu’à la Porta Venezia près de laquelle habite Luca. On se dit au revoir, je reprends un taxi et je retrouve mon hôtel pour une courte nuit.

18055ème jour

Juditha triumphans

Le soir après le travail, je file en voiture en direction du centre de Paris. Le trafic est terrible et je dois partir par Puteaux et le Bois de Boulogne pour rejoindre à temps le Théâtre des Champs Elysées. C’est à un très belle soirée à laquelle j’ai assisté ce soir avec au programme une œuvre que je n’avais jamais entendue en concert bien que je l’aime au disque depuis une trentaine d’années : Juditha Triumphans. L’interprétation est portée par la Juditha de Romina Basso, qui amène très haut Veni, veni, me sequere fida et Agitata infido flatu, les deux arias phare de l’oratorio. Il faut aussi noter Karina Gauvin en Vagaus et bien sûr les étonnants Venice Baroque Orchestra sous la direction d’Andrea Marcon.
Le fauteuil à ma droite est vide, bien que j’en ai le ticket dans la poche, histoire de me rappeler le lapin qui m’a été posé pour cette soirée.

18054ème jour

Le bistro change de nom

Dans la journée, ma fille m’appelle pour me dire que l’état de son visage n’a rien à voir avec l’acné mais qu’il s’agit bien d’une allergie.
Le soir dîner avec des clients au Bistro d’à Côté de l’avenue de Villiers qui a maintenant changé de propriétaire, de nom, et hélas, de qualité.

18053ème jour

Eruption (suite)

Cela tombe fort mal, mais celle de mes filles qui a une pseudo-crise d’acné donne un spectacle de théâtre. Je suis bien sûr dans la salle. Elle s’est suffisamment maquillée pour que de loin rien n’y paraisse. Je suis admiratif devant sa grande assurance, elle qui est plutôt timide dans la vie. Le spectacle est globalement assez amusant, plutôt de bon niveau et tous ses adolescents arrivent bien à communiquer leur énergie au public. Après le spectacle, je dîne avec mes filles au restaurant japonais de la rue de Rome.

18052ème jour

Millenium

Vu Millenium le film, avec mes filles. Je n’ai guère retrouvé la magie du livre, même si l’actrice en charge du rôle de Lisbeth Salander est assez convaincante. Pour le reste une réalisation paresseuse digne d’un téléfilm dont le seul intérêt et de placer cette histoire dans son cadre et sa langue originels.

18051ème jour

Eruption

L’une de mes filles développe depuis la veille des boutons assez laids sur tous le visage. Je miserais volontiers pour une allergie mais le dermatologue affirme qu’il s’agit d’une crise d’acné. Je pianote sur internet pour avoir un peu d’information et reste très dubitatif devant le diagnostic.
Le soir nous allons voir Startrek 2009 qui se laisse regarder sans toutefois dégager vraiment d’intérêt.

18050ème jour

Kiss me stupid

Vu avec mes filles Kiss me stupid de Billy Wilder avec Dean Martin et Kim Novak. Il est amusant de savoir que le rôle du mari jaloux aurait du être tenu par Pater Sellers qui fut victime d’une crise cardiaque quelques semaines après le début du tournage.
Nous déjeunons tardivement avec mes filles à la Petite Périgourdine et je suis amusé de constater qu’elles découvrent Dean Martin et qu’elles aiment chanter Sophia, la chanson du film…

18049ème jour

Stockholm Paris

Je découvre avec tristesse que mon disquaire préféré de Stockholm, qui se trouvait sous Sergels Torg, a fermé ses portes. Je dois me contenter désormais du rayon minable de celui de Drottninggatan.

18048ème jour

Paris Stockholm

Le premier vol Paris Stockholm est à 10h40 et il atterrit à 11h05 à l’aéroport d’Arlanda. Malgré cette contrainte et grâce à la merveilleuse flexibilité de l’Arlanda Express, j’ai réussi à être à l’heure chez mon client à 13h00 en plein centre de Stockholm.
Je soir j’ai rendez-vous avec un omanais à Centralstation. Il est assez petit, avec une peau sombre et incroyablement douce. On va directement à mon hôtel et une heure plus tard, il repart ayant eu ce qu’il souhaitait. Je dîne seul, tard dans un petit pub de Drottninggatan où j’ai mes habitudes.

18047ème jour

Pleyel LSO Gergiev Prokefiev Repin

C’est grâce à Paris Broadway que j’ai pu assister au dernier concert du cycle Prokofiev du London Symphony Orchestra de Valery Gergiev. Au programme ce soir la Quatrième Symphonie (dans sa version originale) et qui est, de mon point de vue la plus faible des cinq. Vadim Repin jouait ensuite le sublime Deuxième Concerto pour violon dont l'Andante tranquillo m'a particulièrement bouleversé.
En bis, Repin et le premier violon du LSO interprètent le deuxième mouvement de la Deuxième Sonate pour deux violons de Prokofiev. Le concert s’achève par une spectaculaire Cinquième Symphonie. En bis, la Marche de l’Amour des trois oranges met le public de Pleyel en transe.
Mais la bonne nouvelle de cette journée était que Joost a rasé sa barbe…

18046ème jour

Haydar pasa

On voit désormais partout le nouveau film publicitaire Chanel avec Audrey Tautou qui prend un train de la gare de… Limoges jusqu’à celle d’Istanbul. Et fort illogiquement, les conseillers de Jean-Pierre Jeunet ont choisi la gare asiatique d’Istanbul, celle d’Haydarpasa, où je me suis rendu avec Mert il y a deux semaines. Il faut dire qu’elle a été récemment magnifiquement restaurée.

18045ème jour

Un bal masqué

Je retrouve ma mère et ma sœur pour un petit déjeuner à leur hôtel.
L’après-midi, je me rends au Bal masqué de Verdi à l’opéra Bastille. Représentation sans grand intérêt, décors en noir et blanc assez banals, orchestre en forme moyenne, distribution sans éclat.
Je venais en fait pour apercevoir l’un des arlequins danseurs du bal (celui là même que j'ai raté à un ballet à Garnier), mais même en ayant pris ma paire de jumelles, je ne l’ai pas reconnu.

18044ème jour

Dernière communion

La communion de ma plus jeune fille, dernière étape d’une longue série d’événements familiaux dont la prochaine étape sera -et celà m'horrifie presque autant que mon poids de la veille- un mariage.

18043ème jour

Poids

Je remonte sur ma balance pour la première fois depuis plusieurs mois et ce que je lis sur le cadran m'horrifie. J'en redescends avec un objectif de huit kilogrammes en moins.

18042ème jour

Istanbul Paris

Je rentre d’Istanbul dans l’après-midi pour participer à une soirée professionnelle un peu ridicule dans une atmosphère de boîte de nuit. Alors que je m’étais juré de ne pas dîner, je me laisse entrainer par des collègues britanniques pour prendre un steak tartare. J’y apprends une histoire très drôle de golfeur qui restera dans mon répertoire au moins quelques mois. Je rentre moitié en taxi, moitié en velib avec un magnum de Bourgogne.

18041ème jour

Sans

Dîner avec un collègue et un client turcs dans mon autre restaurant préféré d’Istanbul, le Sans (prononcer chance, le premier S ayant une cédille), dans le quartier de Levent. C’est là que je peux déguster mon dessert turc préféré, l’Ayva Tartlisi. Dans l’entrée du restaurant se tient un magnifique perroquet bleu et rouge, que je connais depuis quatre ans et avec lequel j’aime entretenir un brin de conversation.

18040ème jour

Bucarest Istanbul

L’un de mes vols préférés : Bucarest Istanbul. La traversée du Danube dont l’on aperçoit clairement le fil sinueux tacheté d’îles, le vol le long de la mer Noire, puis la bifurcation vers le sud, soit par les terres, soit, et c’est merveilleux, le long du Bosphore, puis un long crochet au sud au dessus de la mer de Marmara avec les îles aux Princes au loin, et l’atterrissage à Ataturk. Le soir dîner au Flamm avec un collègue britannique.

18039ème jour

Paris Bucarest

Une journée de travail banale.
Un vol Paris Bucarest banal.
Une arrivée au Tulip vers minuit
RAS.

18038ème jour

Easy Virtue

Vu Un mariage de rêve dont le titre anglais (Easy Virtue) est nettement meilleur. Le film de Stephan Elliott est plein d’humour, Ben Barnes y est particulièrement séduisant et la bande son du film, qui mélange chansons de Cole Porter et des textes de Noel Coward est particulièrement savoureuse. Je connaissais déjà l'une d'entre elle, You do something to me, pour sa magnifique interprétation par Marlene Dietrich.

18037ème jour

Un ballet

J’ai un peu honte de l’avouer, mais je suis allé voir ce ballet dans l’unique espoir d’y apercevoir un danseur de l’opéra de Paris qui finalement ne participe pas du tout à cette production, puisqu’au même moment, il évolue dans la scène de bal du Bal masqué à l’opéra Bastille.
Ce spectacle était composé en trois parties finalement très homogènes et dont la première était Hark! du chorégraphe israélien Emanuel Gat où treize danseuses composent un ensemble très épuré, austère et, je dois bien l’avouer, parfois ennuyeux.
Suivait White Darkness, une chorégraphie de Nacho Duato, sur la symbolique de l'addiction à la cocaïne. De la poudre blanche qui tombe du plafond recouvre la scène noire par endroit. Les puits de lumière qui éclairent le sable tombant en pluie blanche sur les danseurs créaient une très belle atmosphère qui a séduit le public.
Pendant l’entracte, je croise par hasard l’un des metteurs en scène avec lequel j’ai travaillé lorsque je faisais du théâtre amateur, voilà vingt ans…
Puis venait la troisième pièce, MC14/22 Ceci est mon corps, d'Angelin Preljocaj, très impressionnant spectacle sur l'esthétique de la souffrance où les corps d'homme bougent, se touchent, se maltraitent sur des tables métalliques, évoquant parfois la Cène de Léonard de Vinci.

18036ème jour

Sauvegarde VII

Avan de donner mon ancien téléphone HTC à l'une de mes filles, je sauvegarde quelques SMS qui s'y trouvent encore. Ce post est la suite de celui-ci.
- vincent merci de ton invitation a dejeuner. Desolee d avoir craqué devant toi. Ne m'en veux pas et pardonne moi. Oublie ce que j’ai pu dire c’est a moi de trouver des solutions. Encore merci de ta patience . Je t’embrasse (04/06/08 15:38)
- Ya trop de monde je suis colé j ai chaud grave quand j arrive c est douche je pense a toi biz pierre (09/07/08 17:42)
- dans le metro avec l’etagere(10/07/08 13:05)
- j’écoute la danse des chevaliers sans relache hihi bisou (26/7/08 14:21)
- dans 15 mn place clichy ? (03/08/08 23:28)
- Guten Morgen J Das ist meine zweite Nummer. Lieben Gruss. Toni (16/08/08 08:23)
- I ll be there in a minute or two. I have a Canada hat on J (25/08/08 16:07)
- Darry Cowl (03/10/08 12:08)
- A Barcelona. Répétition de Jessye Norman (29/10/08 17:53)

18035ème jour

Alejandro

Dans la soirée, je parle au téléphone avec Alejandro, un jeune pianiste de Pampelune qui en ce moment, travaille pour son concours la Sonate K331 de Mozart. Il a un accent amusant en anglais et on prévoit de se rencontrer à Barcelone début Juillet.

18034ème jour

Eurostôt-Eurostard

Un Eurostar matinal, un long trajet en voiture presque jusqu’à la côte est de l’Angleterre, un premier rendez-vous, le trajet de retour à Londres, un second rendez-vous à Canary Wharf, le métro jusqu’à Saint Pancrace et un Eurostar< du soir.

18033ème jour

Welcome to the River!

Lorsque je suis allé au Brésil en février j’ai discuté avec quelques brésiliens sur des sites de discussion. Certains d’entre eux maîtrisaient très mal l’anglais et quelques uns utilisaient même des sites de traduction instantanée, entraînant des réponses qui étaient, elles, assez peu instantanées. Les échanges étaient même parfois franchement hilarants, « Bienvenue à Rio ! » devenant à plusieurs reprises "Welcome to the River!

18032ème jour

Sauvegarde VI

Il y a vraiment des perles qui se perdent sur les SMS et on ne peut hélas pas les récupérer d'un iPhone à un autre... (Ce post est la suite de celui-ci)
- J'ai trop de la chance le contrôle de francais ne portait que sur les amélie nothomb! Pas sur le père goriot! Bisou je t'aime!(9/01/09 22:01)
- Alors c etait bien ? Nous on a fait la Veme de Tchaikovsky comme on a pu ! Mais c etait amusant. Gros bisous !(18/01/09 2:09)
- Tu as une tache de sperm sur la jambe gauche de ton pantalon! (Pendant une réunion avec une quinzaine de personnes autour de la table - 29/01/09 17:17)
- H****, il ressemble a Michael Jackson en gros et rose ou bien a Nikki Lauda ? (Pendant la même réunion quelques semaines plus tard - 5/03/09 15:42)
- Suis bien arrivée sa mère est un énorme thon c est une horreur bon bisou je vais avoir besoin de chance! Haha (28/03/09 22:20)

18031ème jour

Rémi

Je rentre enfin d’Istanbul après ce long week-end du 1er mai. Le soir, Rémi, un ami d’Alban Berg qui est altiste à l’orchestre de Montréal et qui jouait dans le Chant de la Terre à Pleyel, la semaine passée, vient boire un verre chez moi. On passe un bon moment ensemble à parler beaucoup de musique et à en écouter et cela me ferait vraiment plaisir qu’il accepte la place qui lui est proposée à l’orchestre de Paris.

18030ème jour

Un concert de Janine Jansen à Istanbul

L'après-midi, je rencontre Saygin, un type complètement idiot et efféminé qui arrive directement d'Ankara par bus. Je m'échappe dès que je peux.
Ce week end m'aura surtout permis de découvrir les deux salles de concert d'Istanbul puisque après celle de Akbank, je me rends ce soir dans celle dont le mécène est Isbank elle se trouve d'ailleurs au pied de la tour Picsou à Levent. La salle est de taille moyenne, mais bien remplie, et elle accueille la Deutsche Kammerphilarmonie Bremen dirigée par le catalan Josep Pons. Le concert démarre par les Danses concertantes de Stravinski mais le morceau de bravoure est le Troisième Concerto pour violon de Saint-Saens magnifiquement interprété par l'immense Janine Jansen. Le concert s'achève par une fort correcte deuxième Symphonie de Schumann.

18029ème jour

Un 1er mai à Istanbul

Le matin, Mert est moi avons déjeuné ensemble et j’étais amusé par son côté un peu gêné d’être là. Moi je trouvais très amusant d’avoir un jeune guest. Mon hôtel se trouvant près de Taksim, nous étions cernés par des centaines de policiers qui tentaient de contrôler les manifestations du 1er mai, de nouveau autorisées après trente ans d’interruptions. Nous avons quitté Taksim en taksi (ha!ha!) et sommes allés prendre le ferry pour la rive asiatique. Puis nous avons repris un second taxi pour aller déjeuner avec un ami de Mert sur l'avenue Bagdad à Kadikoy le quartier chic de cette rive. Avant de rentrer Mert a accepté de m’emmener visiter la gare de Haydar Pasa que je rêvais de visiter depuis des années. C’est un immense bâtiment construit par les allemands au XIXème siècle, et il ne dépareillerait pas le centre de Hambourg. C’est une particularité d’Istanbul que d’avoir une gare orientalisante sur la rive européenne et une gare très Europe du Nord sur sa côte asiatique. Le bâtiment qui a souffert de plusieurs incendies est aujourd’hui magnifiquement restauré et c’est un beau voyage dans le temps que de le visiter. Je prends Mert en photo prenant la pose devant une antique locomotive exposée devant la gare, puis nous rentrons en bateau sur la rive européenne.
Le soir je retrouve Mert et un de ses amis au Café House de Nisantasi. Comme le café est près d'une mosquée, on y sert pas d'alcool mais Mert et son ami ont du se charger copieusement avant. Ils insistent pour aller dans un studio et si je comprends bien, y prendre de la coke. Je ne sens pas l'affaire et je rentre à mon hôtel où une sorte de pute de luxe me fait des avances devant la grande cheminée du bar. Je remonte déprimé dans ma chambre.

18028ème jour

Haydn et Mert à Istanbul

Jusqu’à la dernière minute, j’ai hésité sur le moment de retour à Paris. Mon billet était prévu ce jeudi soir mais je pouvais le changer pour n’importe quand durant ce long week end du 1er mai qui pour la première fois depuis les années 70 était de nouveau férié en Turquie. J’ai quasiment laissé le sort en décider et une réunion s’éternisant un peu le soir, j’ai décidé de rester. J’en ai profité pour découvrir une salle de concert d’Istanbul le Cemal Resit Rey Konser Salonu où étaient donnés les deux concertos pour violoncelle de Haydn, ainsi que deux Concerti grossi de Bloch. Le CRRK Salonu est une jolie salle très moderne de dimension modeste qui se trouve dans les beaux quartiers, à mi-chemin entre Taksim et Nisantasi. La salle était pleine à craquer pour entendre le meilleur jeune violoncelliste turc. Benyamin Sönmez a une silhouette mince et très longue, le nez fin et recourbé, une immense mèche sombre et une tenue vestimentaire quelque peu féminine. Il donnera ce soir une interprétation intense et assez passionnée des deux concerti de Haydn, plutôt bien accompagné par l’orchestre AkBank entièrement turc. En bis, Benyamin Sönmez joue Le Cygne de Saint Saens, accompagné en surprise par une pianiste qui joue depuis le fond de la scène. Triomphe du public. Pour compléter chacune des deux parties du concert, l’orchestre a joué deux Concerti grossi de Ernst Bloch. N’ayant jamais particulièrement apprécié la musique de Bloch, c’était un bon moyen d’essayer d’aimer. Le premier m’a tellement ennuyé que je me suis esquivé de la salle après le second concerto de Haydn et donc un peu avant la fin du concert.
Un peu plus tard, je retrouvais Mert devant le Mac Donald's de Taksim. Il m’attendait à l’heure dite, avec une dégaine de voyou et ses cheveux très clairs pour un turc. Il étudie à Cologne, ne se sent vraiment pas turc et était là en vacances. Il m’a aussitôt entrainé le long de Istiklal Caddesi vers la boîte de nuit qui était fermée lors de ma soirée avec Furkan et Selim. On est resté là à siroter des vodka pomme, à manger des pistaches et à danser un peu mollement sur des musiques mi dance, mi ottomanes. C’était très amusant. Mert connaissait tout le monde dans la boîte et à la façon dont il saluait ses connaissances, il était clair qu’il avait couché avec la moitié de la boîte. Pour se faire pardonner les effusions qu’il accordait à ses ex, il revenait aussitôt près de moi pour danser quelques instants de façon très rapprochée. Vers une heure du matin, Mert a donné le signe du départ, on est allé à mon hôtel, on a pris une longue douche ensemble et on s’est endormis l’un contre l’autre après avoir fait l’amour.
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