16199ème jour

Ma cinquième Deuxième

J'ai entendu la Deuxième Symphonie de Mahler pour la première fois au début des années 80 à la salle Pleyel. L'orchestre de Paris était dirigé par le grand chef tchèque Rafael Kubelik. J'ai un souvenir somptueux de cette soirée, sans doute parce que c'était la première fois mais je me souviens surtout avoir pleuré en entendant la voix de l'alto s'élever au dessus des choeurs dans le mouvement final.
Je l'ai entendue de nouveau à l'opéra Garnier dans une version dont je ne me souviens même pas, sauf que nous étions arrivés en retard, le concert débutant à 20h00 alors que nous étions persuadés qu'il commençait à 20h30. Nous avions entendu la fin du premier mouvement derrière une télévision avant d'être placés discrètement au fond de la loge présidentielle.
La fois suivante était à Londres pour un concert admirable des Proms au Royal Albert Hall. Abbado dirigeait ses Berliner Philharmoniker. Ma plus belle Deuxième a sans doute été celle de l'intégrale Mahler donnée à Berlin en 1999 au cours des Berliner Festwochen. Simon Rattle dirigeait la Philharmonie de Vienne dans la grande salle de la Philharmonie de Berlin. C'est au cours de ce concert, en le voyant diriger de face, que j'ai découvert Rattle, son engagement complet dans la musique, sa façon évidente d'obtenir ce qu'il veut de l'orchestre son goût pour les contrastes et pour la mise en évidence des détails. Une soirée mémorable.
Et puis il y a eu lundi dernier au Chatelet. Une interprétation honnête par Esa-Pekka Salonen à la tête du Philharmonia de Londres. Je garderai surtout le souvenir de la soprano dans le magnifique démarrage du quatrième mouyvement "O röschen rot". La chanteuse est censée commencer seule, rapidement rejointe par l'orchestre. Et elle a démarré totalement faux, à côté du ton, avant de se rattraper.

16198ème jour

S=25

L'équation démarre mal. S. m'a appelé samedi vers 14 heures pour se décommander. Je comprends au ton de sa voix qu'elle n'a sans doute pas envie de rajouter à ses emmerdes de nouvelles emmerdes.
Voila.

16195ème jour

L'équation des sept jours à venir

S.=25, J.=29, F.=31

16194ème jour

Chic III

Elle était pile à l'heure. Moi aussi. Pour l'occasion, j'avais même fait laver la lada. Elle avait un simple pull beige, une écharpe assortie et un manteau noir. Pas de maquillage, comme d'habitude. Juste sa beauté simple et rayonnante. J'avais réservé une table au Petit Poucet sur l'île de la Jatte. C'est passé très vite. Je me sens tellement différent d'elle. Elle est très sportive, elle voudrait vivre en Province. Je déteste le sport et j'aime la sophistication des villes. Pourtant on est bien ensemble, on a plein de choses à se dire. Nous avons beaucoup parlé de mon ancielle boîte dont elle connait tous les petits secrets de par sa fonction. Puis on a parlé d'elle, de son mariage qui a l'air de partir en couille, du mien qui s'est achevé il y a longtemps maintenant. Elle a un peu pleuré en évoquant sa vie et j'ai un peu honte de reconnaitre que j'ai ressenti du plaisir à admirer ses yeux brillants dans les larmes. Je lui ai redemandé son numéro de GSM que je n'avais plus depuis mon escapade à New York. Elle est en vacances demain. J'ai fort envie de la rappeler.
C'est étrange, j'ai l'impression que je devrais choisir ce que va être ma vie mais je sais qu'au fond je laisserai la vie choisir pour moi.

16193ème jour

Les petits riens

Rien de bien intéressant à dire je vous préviens, enfin juste quelques petits riens.
Entendu en accompagnement de Paris Dernière la chanson de Piaf Emportés par la foule chantée en duo par Raphaël et Laetitia Casta. Lui chante gentiment faux, elle gentiment mal, celà fait un effet sympa. Agréable.
Appris dans une publicité télévisée pour les contes d'Hoffmann, que cet opéra avait été créé pour l'opéra Bastille. Amusant.
Entendu sur tf1 le boléro de Ravel "par un grand orchestre symphonique". Ca durait trois minutes exactement. Pitoyable.
Enfin compris grâce à Arte l'imbroglio politique chypriote et surtout pourquoi les grecs se plaignent de la réunification de l'île alors que les turcs s'en félicitent. Intéressant.
J'avais reçu il y a un an un mail de la très belle S. Elle m'a relancé récemment pour avoir de mes nouvelles et je l'invite à déjeuner demain. Chic.
Une discussion intéressante avec Mennuie sur l'avenir du monde (rien que ça) et notre sentiment mêlé de pessimisme morbide et de passion amusée pour l'évolution de notre chère planète. Cette discussion m'a fait penser à cette phrase de Mitterrand qui comparait la vie à un voyage en avion. Tout va bien à bord, les gens discutent, rient, mangent boivent, dansent. Et pourtant tout le monde aperçoit la montagne qui approche et sur laquelle on va bientôt s'écraser.
Et puis j'aimerais vous parler de discussions se prolongeant tard dans la nuit et qui font que sans trop y croire, mon célibat de mille jours pourrait prendre fin.

16188ème jour

Le stage PacMan

Je n'ai fait qu'un seul stage dans ma vie. C'était lors de ma deuxième année à Paris. Il y avait un stage obligatoire à faire pendant l'été et j'avais trouvé quelque chose à la Chambre de Commerce et d'Industrie. Je ne me souviens même plus de mon sujet de mémoire pendant ce stage. C'est dire s'il m'a marqué. Je me souviens en revanche de mes balades sur les Champs-Elysées entre midi et deux, du café Moloko que je buvais à la galerie Point Show. Mon maître de stage imitait fort bien François Mitterrand et moi, je me débrouillais assez bien pour Giscard et nous avons passé ensemble des après-midi à faire de vrais-faux débats irrésistibles. Rien que pour nous. C'est pendant ce stage que le chef d'orchestre Karl Böhm est mort. Antenne 2 avait annoncé la diffusion le soir même d'un concert hommage : la Symphonie du Nouveau Monde qu'il avait dirigée un an plus tôt à la tête de l'orchestre de Paris. Lors de ce concert, la dernière place avait été vendue à la personne devant moi dans la file (celles à douze francs qui étaient vendues deux heures avant le concert). J'avais donc une envie horrible de voir ce concert. Mais voilà. Je n'avais pas de télévision, Karl Böhm est mort un 14 août et ma paye ne devait venir que le 30.
J'ai donc appelé ma soeur, négocié qu'elle me prête 5000 balles pour deux semaines, suis allé a la FNAC de la rue de Rennes, acheté une télé SONY, j'ai trimballé à pieds le gros carton jusqu'au Luxembourg où j'habitais à l'époque, je l'ai déballée, installée à même le sol, et j'ai pu regarder mon concert qui commençait juste. Vous saviez que je détestais la frustration?
Mais le souvenir principal de cette période c'est le jeu PacMan, très à la mode à l'époque, auquel je jouais tous les jours dans le bistro d'à côté avec mon patron de stage. Si je repense à tout ça, c'est que grace à Mennuie, je peux jouer de nouveau à PacMan sur mon Smartphone. J'ai obtenu 85.000 points aujourd'hui. A vous...

16183ème jour

Retour aux sources

Me voici encore une fois dans cette ville de Clermont-Ferrand que je déteste toujours autant. La température y est hivernale, vingt degrés de moins qu'à Istanbul. Le coeur de la ville, la place de Jaude est en totale rénovation pour l'installation du tramway. Trous béants, boue, bordel généralisé. Tout ceci n'est guère nouveau puisqu'au XVIIIème siècle, Arthur Young dans Voyage en France, n’hésitait pas à écrire : "C’est la place la plus sale et la plus puante que j’ai encore rencontrée". Ce qui est nouveau, en revanche, c'est que la Municipalité a jugé utile de faire couper tous les paulownias qui la bordaient et dont j'aimais beaucoup la couleur mauve pâle au printemps. Tant pis pour les clermontois. Ils ont le Maire qu'ils méritent. Quant à moi, j'aurai le plaisir de retrouver Paris demain.

16181ème jour

Le coup de la bière à 110 millions.

J'ai profité de ma dernière soirée à Istanbul pour faire un petit tour dans le quartier européen, vers minuit, au dessous de la place Taksim. Je rentre dans le bar Prive. L'endroit est petit, il a une décoration de cave désaffectée, mais l'ambiance est étonnante : musique turque rythmée à fond, tout le monde bougeant beaucoup autour du grand bar en métal. Je bois une bière mais ne reste pas, car je sens que je vais rapidement m'ennuyer. Je me balade dans le quartier des ambassades. Arrivé près des grilles du Lycée Galatasaray, je me fais aborder par un jeune turc souriant. Il dit s'appeler Ali, être étudiant en mathématiques, parler vaguement le français, et très vite, il me propose d'aller boire une bière. Je vois aussitôt des warnings rouges s'allumer de tous les côtés. Je sens que l'affaire n'est pas claire, mais j'ai envie de savoir ce qu'il y a au bout. Il propose d'aller à un endroit qui s'appelle Les Champs Elysées, ce qui, évidemment, me tente très moyennement, mais je le suis. On arrive dans un endroit étrange, à la décoration années 70 non rafraichie. A l'entrée, des gardes-chiourmes dans des costumes tenant du militaire de l'ex-bloc soviétique. A l'intérieur, pas grand monde, deux ou trois groupes de quatre personnes et deux grosses nanas qui se dandinent à la façon de Régine sur une vague scène posée là, au son d'une musique ringard et devant la photo de la Tour Eiffel. Là encore, je me dis que je devrais partir, mais j'ai envie de voir jusqu'au bout. On s'installe au balcon, de part et d'autre d'une table assez large qui rend la discussion difficile. Nous commandons. Bière pour moi, whisky-coca pour lui. Deux putes arrivent aussitôt et s'assoient à côté de nous. Pour une raison étrange, elles échangent aussitôt leur place. Ma voisine commence une discussion pitoyable et convenue. Le serveur revient et me demande ce que je souhaite commander pour nos compagnes. Je réponds "Nothing" et elles repartent aussitôt, apparemment résignées.
Il est toujours difficile de se parler. Ali propose d'aller ailleurs. J'acquièsce et demande l'addition. On me l'apporte dans un livret en skaï prétentieux. A l'intérieur, un papier sur lequel est marqué 110.000.000 TL. Je le retourne incrédule, mais au verso, il y a bien les trois lignes, une bière, un whisky, un coca et le même total de cent-dix millions, soit 70 euros environ. En bon professionnel, Ali fait semblant d'être étonné. Je déclare aussitôt au serveur que je refuse de payer, qu'il fallait me montrer les tarifs avant. Il m'apporte aussitôt la liste des prix, où je m'aperçois que, par chance, nous avons plutôt choisi le moins cher... Je lui dit que je vais aller à la Police, ce qui n'a pas l'air de l'émouvoir. Je sors mon porte-feuille, dépose 20 Millions sur la table, dis au serveur que c'est tout ce que j'ai et que s'il n'est pas content, c'est la même chose. Je me lève et repars aussitôt, sans même un regard pour Ali. Le serveur me poursuit à travers l'endroit, en me disant que rien que le whisky vaut 50 Millions. Je ne me retourne même pas. J'arrive à l'entrée. J'angoisse un peu à l'idée que les gardes-chiourmes bulgares ne sortent leurs kalachnikoks, mais rien ne se passe. Je me retrouve sur le trottoir, hèle un taxi et rentre à l'hôtel.

16179ème jour

Paris Madrýd Istanbul

Lever vers 5 heures. Départ pour l'aéroport. Décollage a 7h15. Arrývée à Madrýd a 9h20. Réunýon de quatre heures avec le clýent. Retour a l'aéroport: Envol a 15h45 pour Parýs. Transýt. Je retrouve un collègue a Roýssy. Envol pour Istanbul à 18h55.
A bord, je suýs coýncé entre mon collègue et un cadre serýeux. Le dýner est servý. Au moment du café, mon voýsýn de droýte demande un café. Je dýs à mon collègue que la dernýere foýs que je me suýs trouvé dans cette sýtuatýon, le café en transýt au dessus de mes genoux s'est retrouvé sur mon pantalon claýr. Au moment précýs ou je dýs cela, un lýquýde chaud envahýt ma cuýsse gauche. J'aý býen faýt de prendre un costard de rechange.
Ce soýr je retrouve mon hôtel d'Istanbul. Ma chambre a une vue sur le Bosphore quý ne manquera pas de m'émerveýller demaýn matýn.
J'aýme vraýment ce nouveau job.

N.B. Les clavýers turcs ont décýdément des I mýnuscules býzarres.

16178ème jour

Adieux

Je suis passé cet après-midi devant Saint Philippe du Roule. Quatre hommes en noir installaient un cercueil de bois clair dans un corbillard. Une femme blonde regardait la scène en larmes soutenue par deux hommes, ou deux enfants, je ne sais plus. La scène a traversé mon cerveau en un éclair alors que j'avais déjà dépassé l'église. Une autre vision m'est aussitôt apparue. Celle du jour où des mercenaires enfourneront à mon tour ma propre dépouille dans son dernier véhicule. Mes filles seront là, sans doute.
Pourquoi est-on triste après la mort des proches? Essentiellement par égoïsme. Tristesse à la pensée de ne plus revoir un être aimé. Mélancolie de ceux qui restent en ayant sous les yeux une nouvelle preuve de leur prédestination.
Et j'ai pensé à un père qui, il y a quelques mois, a lu en sanglots quelques mots en hommage à sa fille disparue : "Ne pleure pas celle que tu as perdu, au contraire, réjouis toi de l'avoir connue."

16175ème jour

Attraits

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16174ème jour

Deux anecdotes

Lu dans la presse à propos de Peter Ustinov : En 1990, il avait été anobli la couronne d'Angleterre et il avouait ironiquement ne pas avoir su comment répondre à l'invitation de la Reine Elisabeth II: "L'invitation disait: rayer la mention inutile, je peux m'agenouiller, je ne peux pas m'agenouiller. Mais il n'y avait rien pour ceux qui peuvent s'agenouiller mais pas se relever..."
Lu dans le Monde de la Musique d'avril : Un officiel du réfime soviétique s'adresse un jour à Serge Prokofiev : "J'étais à votre concert l'autre jour et je n'ai rien compris à votre musique." Et Prokofiev de répondre : "Désolé, je n'étais pas chargé de contrôler à qui l'on vendait les billets."

16173ème jour

Mea culpa

J'ai été plutot bon élève jusqu'en Terminale. Cela s'est un peu gâté ensuite, par un mélange de paresse et de concurrence plus forte. Mais je dois reconnaitre que j'ai longtemps été un premier de classe avec ce que cela comporte d'un peu antipathique, voire de suffisant. J'ai fait l'essentiel de mes études dans une école privée où une partie des enseignants étaient des prêtres dont certains étaient assez étonnants.
L'un d'entre a été notre professeur de mathématiques en Troisième et en Première et il était la tête de turc de toute l'école. Affublé de nombreux surnoms, il était d'une timidité maladive. Il suffisait de le voir s'avancer dans la cour de l'école, sa serviette calée sous le bras droit et soutenue par la main gauche, le regard vers le bas, pour s'en rendre compte immédiatement. Il n'avait absolument aucune autorité et ses cours étaient en général couverts par un brouhaha général qui empêchait l'esprit le mieux attentionné d'entendre ce qu'il disait. Ce qui est triste, c'est qu'il adorait les élèves. On sentait qu'il aurait rêvé avoir de bonnes relations avec eux, d'être aimé, respecté un minimum, de leur apporter quelque chose. Au lieu de cela, il ne récoltait que moqueries et sobriquets.
Dans l'espoir d'améliorer sa relation avec une partie de la classe, il avait fait l'acquisition d'un ordinateur et certains de ses élèves, dont moi, allaient de temps en temps dans sa chambre après les cours (il logeait à l'école) pour taper sur le clavier. C'est à cette époque que j'ai fait mes premiers pas en basic et je me souviens avoir notamment passé des heures à développer un programme capable de calculer le nombre de solutions possibles au problème du cavalier aux échecs.
C'est à cette epoque, peu avant le bac de français, que certains de mes camarades m'ont demandé d'être un rouage essentiel dans ce qu'ils m'avaient expliqué être une blague magnifique. Il s'agissait de glisser en cachette une pâte brune dans le pot de confiture de myrtilles qui trônait en permanence dans son petit frigo. Au début, je ne voulais pas. Ils m'ont expliqué que ca serait drôle, que c'était du hashish et que, en faisant cela un soir, ça le mettrait dans un état délirant pour le prochain cours du matin avec lui. J'ai cédé, en partie à cause des représailles qui commencaient à m'être annoncées en cas de refus, en partie aussi a cause de l'image de bravoure que cela me confèrerait devant l'ensemble de mes camarades.
Je me souviendrai toute ma vie du moment où, prétextant d'aller boire un verre d'eau, j'ai glissé la pâte dans le pot, et rapidement malaxé le haut du contenu avec le doigt.
En revenant, j'étais blanc comme un linge. Mais je l'avais fait.
Le lendemain, il n'est pas venu en cours. Le Directeur de l'école est venu au bout d'une demie-heure nous annoncer qu'il était mort. Une enquête a été diligentée et a conclu au suicide par absorbtion de cyanure. Je n'ai jamais su ce que j'ai vraiment glissé dans le pot de confiture que les policiers n'ont apparemment pas analysé. Mes camarades et moi n'en avons jamais reparlé entre nous. Personne n'a plus jamais dit un mot de cette affaire. Chacun se sentait coupable et moi je me sentais encore plus coupable pour avoir été l'exécutant trompé. J'ai peut-être tort de parler de cette affaire ici. Mais cela me fait du bien quelque part. Et puis il faut bien qu'une fois l'an, je sorte un peu de l'ordinaire de ma vie.
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