17908ème jour

Paris Clermont

Voyage en train de Paris à Clermont Ferrand, dans la même voiture que Jacques Mailhot et Bernard Mabille qui descendent à Vichy pour y donner un spectacle.

17907ème jour

Rêves de soleil

Il fait froid. Je rêve de passer un jour un Noël au chaud avec mes filles, dans un pays où l’on dispose les décorations de Noël autour du tronc des cocotiers. Je repense à mon dernier soleil, celui de la Croatie et de l’île de Rab, lorsque nous plaisantions avec mes filles en disant que nous parlions à Rab, que nous mangions à Rab, que nous avions plein d’amis à Rab et que nous aimions tant notre vie à Rab.

17906ème jour

Dingue...

"Je reçois tout le temps des lettres de dingues. Je dois figurer sur un fichier de dingues."
Andy Warhol

17905ème jour

SH1

Je retrouve mes filles pour un déjeuner chez Janou, ce restaurant qu’elles affectionnent et où nous avions dîné ensemble il y a dix huit mois la veille de notre départ pour la Californie.
Le soir je dois retrouver SH rue La Fontaine pour une première rencontre. Je vais le chercher en voiture en bas d’un immeuble où il a une soirée. A l’heure dite, il arrive, grand et mince dans son jean et son caban à boutons dorés. Il s’installe à côté de moi et j’ai juste le temps de noter ses immenses yeux bordés de longs cils noirs et son magnifique sourire. Nous dînons au Café de l’Esplanade, foie de veau pour lui, omelette aux cèpes pour moi, et un fondant au chocolat partagé. On passe chez moi, on boit du champagne devant le feu de bois, on écoute de la musique, le temps se suspend. Il est resté chez moi pour la nuit, pour une nuit simplement tendre et douce. Au petit matin, nous avons pris chacun un train, moi pour l’Auvergne, et lui pour Rouen.

17904ème jour

Malade

Cela doit bien faire trois ans que cela n’est pas arrivé, mais je dois l’accepter, je suis malade, une banale grippe dont j’ai ressenti hier les premiers symptômes. Comme à l’habitude, j’ai pris quelques doses d’oscillocoxinum. Ce traitement homéopathique fait rire la plupart de mes amis, mais je dois tout simplement reconnaitre son efficacité. Chaque fois que je me sens courbatu et que la grippe approche, le traitement entraine une nuit de forte fièvre et le lendemain, je vais parfaitement bien, la grippe est enrayée. L’important est de prendre la dose le plus tôt possible.
Et aujourd’hui, mission accomplie, je gambade de nouveau dans l’appartement.

17903ème jour

Une subtilité du théâtre de la Monnaie

Comme dans la plupart des grands opéras, les spectacles de la Monnaie sont surtitrés. Ce qui est moins banal est qu’ils sont surtitrés en deux langues, le français et le néerlandais. Et ce qui est encore moins banal et que l’emplacement des langues change, français à gauche néerlandais à droite, puis l’inverse après l’entracte. Pas de jaloux.

17902ème jour

Deux cartes

J’ai reçu deux cartes le même jour, l’une de mon père et l'autre de ma mère, toutes les deux à l’occasion de mon anniversaire et des fêtes de fin d’année, toutes deux sur un même format bristol A6. Celle de ma mère, pleine de cœur, me relate les premières douleurs qu’elle a ressenti, lors d’une promenade un 21 décembre après-midi, puis les circonstances de ma venue au monde. Celle de mon père plus solennelle, me fait part de ses inquiétudes face à la crise qui commence à balayer le monde.

17901ème jour

Noël

Dîner de Noël en famille. Comme à l’habitude pas un seul des cadeaux que je reçois ne me plait.

17900ème jour

Cadeaux de dernière minute

Comme à l’habitude je m’y prends au dernier moment pour mes cadeaux de Noël. Et le 23 décembre à 23 heures trente, je sors du Virgin Megastore les bras chargés de disques, de DVD, de livres et d’Ipod.

17899ème jour

The Orchestra of the Age of Enlightment au théâtre des Champs Elysées

Très beau concert au théâtre des Champs Elysées par the Orchestra of the Age of Enlightment sous la direction de son chef préféré Sir Simon Rattle qui semble se régénérer en dirigeant ces musiciens si particuliers. Le concert démarre par l’ouverture des Francs Juges de Berlioz. Les instruments anciens mettent bien en évidence les sons originaux et si modernes de l’orchestration de Berlioz. Puis, l’on passe à Schumann avec la rare version de 1841 de la Quatrième Symphonie. Même si cette première esquisse n’est pas aussi aboutie que la version définitive, elle est vraiment passionnante car les différences sont si évidentes qu’elles permettent de bien comprendre le processus créatif de Schumann. Le concert s'achève avec une belle et ample une belle et ample Symphonie Rhénane. En fin de concert, de nombreux musiciens offrent à leur chef un petit cadeau, sans doute à l’occasion de Noel.
Court dîner au Bar des théâtres avec toi que j’aime tant et que j’ai si peur de perdre…

17898ème jour

La division qui tue VII

Plus les années passent, et plus il est désagréable de se faire souhaiter son anniversaire.
Plus les années passent et plus nombreux sont les personnes qui vous le souhaitent
Pour les matheux, le reste de cette année était 0,0020533

17897ème jour

Le bonbon

Dans l’avion qui me ramenait de Stockholm, songeant qu’entre le taxi et le premier acte de Rusalka, j’aurais peu d’occasions de soulager ma vessie, j’ai choisi d’aller au toilettes peu avant l’atterrissage. Alors que je revenais à mon siège, un monsieur belge très gentil m’a remis un chocolat en forme de petite boule, m’expliquant qu’il l’avait pris pour moi lors de la distribution pendant mon absence. Je n’avais que faire du chocolat, mais il aurait été peu courtois de le refuser et je l’ai mis machinalement dans ma poche.
Deux heures plus tard, au premier entracte de Rusalka, alors que je cherche mon ticket de vestiaire, je glisse une main dans ma poche et je la ressors imbibée de chocolat. En raison du caractère professionnel de la soirée, je me suis tiré discrètement du mauvais pas, en me suçant les doigts dans l’obscurité et, le soir à l’hôtel, j’ai eu le plus grand mal à nettoyer l’intérieur de la poche de mon costume.

17896ème jour

Valeryi Sokolov et Vladimir Askhenazy à la Cité de la Musique

Aller retour à Bruxelles dans la journée, un jour à peine après en être revenu. Le soir je me rends à la Cité de la musique pour mon premier concert avec Valeryi Sokolov, que je rêvais d’entendre depuis longtemps. Ce concert était loin d’être complet malgré un très bon orchestre, le Chamber Orchestra of Europe, un chef rare à Paris, Vladimir Askhenazy, un beau programme Sibélius/Schumann, et un très jeune soliste, Valeryi Sokolov dont tout porte à croire qu’il sera un grand nom du violon du XXIème siècle.
Comme beaucoup, j’avais découvert Valeryi Sokolov dans le beau récital piano/violon, filmé par Bruno Monsaingeon et souvent diffusé par arte sous le titre « Le violon dans l’âme ». C’est la première fois que je voyais Vladimir Askhenazy qui a une direction assez peu orthodoxe, impression sans doute renforcée par sa très petite taille qu’il compense par une très grande expressivité. Le concert démarre par un très beau et peu joué poème symphonique Rakastava de Sibélius que je ne connaissais pas. Alors que l’œuvre s’achève pianissimo, une femme de l’assistance tousse violemment et le chef se retourne à plusieurs reprises pour la remercier d’avoir gâché la fin de l’œuvre. Puis Valeryi Sokolov entre en scène. Depuis le film de Monsaingeon, il s’est clairement empâté et a pris de l’assurance avec le public, saluant à la façon slave, visage sérieux et bras en croix. Le son en revanche est toujours aussi beau, et c’est l’une des plus belles interprétations du concerto de Sibélius à laquelle j’ai assisté ce soir. Sokolov, sans doute fatigué après un tel concerto, refuse clairement d’offrir un bis. La deuxième partie est composée de la Seconde Symphonie de Schumann, très proprement dirigée par Askhenazy qui nous annonce enfin dans un assez bon français « un encore très très connu ». Il s’agit en effet d’une Valse triste qui me tire les larmes des yeux.
Ceux qui me connaissent reconnaitront peut être ma silhouette au premier rang de la salle dans le film de ce concert qui sortira prochainement en DVD et que l’on peut déjà voir sur www. medici.tv.

17895ème jour

Rusalka

C’est la seconde fois que j’entendais Rusalka, après une interprétation assez médiocre à Prague en 2007 et c’est la première fois que j’assistais à un spectacle au Théâtre de la Monnaie. C’est un bel opéra ressemblant un peu au Palais Garnier. L’orchestre est plutôt bon, mais la partition de l’opéra Rusalka m’a encore paru assez ennuyeuse. C’est sans doute le point de vue du metteur en scène qui a voulu compenser cette monotonie musicale par une avalanche d’idées, souvent bonnes, toujours originales, mais dont la profusion conduit à l’épuisement du spectateur. L’action est transposée dans une ville des années cinquante aux décors assez séduisants. Ce choix conduit bien sûr à de nombreuses contradictions avec le livret, et je doute que de nombreux spectateurs aient compris quoi que ce soit à l’intrigue. C’est un peu cela l’opéra populaire d’aujourd’hui. Tout le monde se fout de l’histoire, la musique n’est là que pour fournir un fond sonore agréable à une suite d’images permettant si possible de faire passer un message ayant peu à voir avec le projet original. Gérard Mortier aurait sans nul doute adoré ce spectacle de son ancienne maison.

17894ème jour

Stockholm Bruxelles

Un vol inhabituel pour un horaire risqué : Stockholm Bruxelles avec un atterrissage à 18h30 et Rusalka qui commence au Théâtre de la Monnaie à 19h00. Sur le papier, c’était infaisable mais j’ai couru le risque. L’avion est arrivé juste à l’heure et je n’avais bien sûr pas enregistré mon bagage. Les couloirs qui mènent à la sortie sont particulièrement longs à Zaventem et c’est en nage que je suis arrivé dans le taxi, une Mercedes conduite par un véritable Bruxellois à l’accent plus vrai que nature, et sans doute le seul à ne pas connaître le Théâtre de la Monnaie sous ce nom. Il était 18h40 et je lui ai demandé de faire au plus vite. « Oui, eh bien on ne va pas risquer de finir à l’hôpital pour ça hein ? » (à dire avec un accent belge assez fort). Il m’a cependant conduit à grande vitesse et en choisissant des parcours astucieux. Il a même pris un couloir de bus interdit aux taxis en me disant : « Si je me fais arrêter par la police, vous direz que vous avez un malaise et que je vous conduit à l’hôpital hein ? » (à prononcer toujours avec l’accent belge. Il a également traité de connarrrrd et d’imbésssillll quelques automobilistes et m’a déposé à 19h02 devant l’opéra. J’ai couru, déposé brutalement ma valise, ma sacoche et mon caban au vestiaireà grande vitesse, grimpé deux étages et me suis assis au balcon, au milieu de mes clients, alors que l’ouverture de Rusalka commençait.

17893ème jour

Paris Stockholm

Mon premier séjour à Stockholm était le 23 juin de cette année. Je reviens ici pour la troisième fois, et cette fois ci à quatre jours du solstice. Il ne fait pas très froid, la neige à fondu, mais le jour n’apparait que falotement vers dix heures, et à quinze heures, il fait nuit noire. Je ne pourrais vraiment pas vivre ici de façon permanente.

17892ème jour

Trop plein

J’ai souvent constaté que, lorsque l’on a deux rendez-vous à la même heure, une telle situation à priori inextricable se résout d’elle-même. Pourtant en ce début d’après midi, je me suis rendu compte un quart d’heure avant un entretien d’embauche que j’avais une conférence téléphonique avec des clients de toute l’Europe, et que je ne pouvais annuler. La personne avec qui j’avais l’entretien d’embauche ne pouvait elle non plus décaler, puisqu’elle avait un vol pour Amsterdam deux heures plus tard. Je lui ai demandé de bien vouloir m’attendre pendant ma conférence téléphonique et d’annuler son taxi pour Roissy. Nous avons fait l’interview dans ma voiture alors que je la conduisais à l’aéroport. C’était inattendu et au final, très agréable.

17891ème jour

Burn after reading

Les frères Coen m’ont rarement déçu et j’ai vu avec délice Burn after reading, leur nouvel opus à l’humour ravageur. La plupart des acteurs sont en contre-rôle complet, de Brad Pitt à George Clooney en passant par John Malkovitch. Un vrai délice.

17890ème jour

Etre ou ne plus être

André Tchaikovsky, un pianiste anglais d’origine polonaise aimait le théâtre anglais et rêvait de jouer Shakespeare. Il n’a pas pu le faire de son vivant, il est décédé d’un cancer, mais il avait formulé le vœu qu’après sa mort, son crâne soit donné à la Royal Shakespeare Company. Et quelque temps après sa mort son crâne a été utilisé dans ce théâtre pour jouer dans Hamlet. Dernièrement, au prétexte "que cela distrayait trop le public", la Royal Shakespeare Company a décidé de ne plus employer un crâne humain mais sa réplique en résine pour jouer dans Hamlet. C’est donc, depuis quelques semaines, avec la réplique en résine du crâne de Tchaikovsky que la pièce de Shakespeare est jouée, ce qui ne satisfait pas l’ex-agent et ami du pianiste : "Je comprends que les artistes soient sensibles, mais il est plus confortable d’avoir un vrai crâne humain en main pour jouer qu’un truc en plastique. C’est ce que m’avait dit M. Tchaikovsky avant de mourir et c’est aussi ce que je pense".

17889ème jour

L’Intercontinental de Varsovie

L’hôtel Intercontinental de Varsovie a une architecture assez classique, une sorte d’immense parallélépipède mais avec la particularité d’une échancrure immense qui étonne tant le nombre de chambres supprimé est important. Elle tient son origine dans l’existence d’un petit commerçant au pied de la tour qui allait perdre une bonne partie de son soleil du fait de l’édification de l’hôtel. Il a intenté un procès à la chaîne d’hôtel et l’a gagné. D’où la modification du projet et l’échancrure qui donne finalement son style au bâtiment.

17888ème jour

Décembre

Décembre est le mois le pire pour le trafic dans Paris. Ce soir j’ai mis plus d’une heure pour rentrer du bureau chez moi. Je m’énerve très rarement dans la vie, mais perdre mon temps dans des embouteillages peut rapidement me mettre hors de moi. Une fois le moment passé j’ai honte.

17887ème jour

Varsovie Paris

J’ai tenté de me trouver une troisième réunion client en fin d’après midi afin de repasser la nuit avec Robert, mais je n’y suis pas parvenu. J’ai donc repris comme prévu le dernier vol pour Paris.

17886ème jour

Robert

Je prends le vol de midi pour Varsovie. Réunion chez mon client toute l’après midi. Le soir, je retrouve Robert pour un verre. On se rencontre devant le C&A près du Palais de la Culture. Il m’emmène dans un café assez sympa dans un quartier piéton que je ne connaissais pas. Il boit un thé, moi une bière. Il a un joli sourire et pas du tout une tête à s’appeler Robert. Il habite avec son père près de l’aéroport mais loge souvent chez sa grand-mère plus près du centre. J’ai un dîner avec mes collègues et nous devons nous quitter. Il prend un métro vers le nord, je prends un taxi vers le sud et je dîne dans un bistro à vins assez agréable bien que rempli de français. De retour à l’hôtel, j’envoie un message à Robert, il a envie de me revoir, moi aussi. On se retrouve devant la gare, à l’arrivée de son tramway, on marche dans le froid, il va vérifier les horaires de tramway pour son retour, on va au dernier étage du Marriott, au bar panoramique où la vue est assez belle sur la ville la nuit. On boit un verre de vin, je ne sais pas trop ce dont-il a envie, la discussion est assez agréable. Il accepte de venir dans ma chambre. On s’assoit sur le lit devant mon ordinateur, il me montre les photos de ses vacances, je lui retrouve le texte de la chanson à la mode l’été passé en France et qui est semble-t-il parvenue jusqu’en Pologne. Il est tard, il me dit qu’il a raté son dernier tramway, je lui propose de rester, il accepte, se déshabille, me demande dans lequel des deux lits je préfère qu’il dorme. Ce fut une nuit très agréable.

17885ème jour

Le jeune homme blond de Pleyel

Il est beau, il a l’allure et le charme des beaux quartiers, il a des cheveux mi longs légèrement ondulés, il doit aimer Mahler, il est probablement abonné à Pleyel. Il est quasiment à tous les concerts auxquels j’assiste. Il est en général dans les tous premiers rangs ou parfois derrière la scène. Il est soit avec une amie, soit avec une dame plus âgée qui est sans doute sa mère. Je n’oserai sans doute jamais l’aborder.

17884ème jour

Opus 2

Vu Madagascar II avec mes filles au cinéma. Ennuyeux et pas très drôle. Vu également avec elles Saw II en Blue Ray chez moi. Regardable mais tellement moins bien que le premier volume. Je me demande toujours pourquoi on se laisse berner par les suites.

17883ème jour

Une mélodie de Mozart

J’ai du raconter ici ou là qu’il m’arrive régulièrement de chercher le nom d’une mélodie pendant des mois voire des années. L’un des meilleurs exemples est une musique entendue en voiture il y a une dizaine d’années, dont je savais qu’elle était l’orchestration d’une musique pour piano mais j’étais incapable de retrouver le nom du morceau original. Cette musique m’était restée dans la tête très longtemps et deux ou trois ans plus tard, alors que j’écoutais par hasard au Virgin des Champs Elysées le nouveau disque d’Ivo Pogorelich, la lumière vint. C’était tout bêtement le premier mouvement de la sonate pour piano la plus célèbre de Mozart, celle qui se termine par la marche turque. En revanche, depuis ce jour, je n’avais jamais découvert quelle orchestration j’avais entendu en voiture. Et il y a quelques jours, entrant par hasard chez un disquaire assez médiocre de Philadelphie, j’ai vu un disque d’occasion ou figurait les Variations et fugue sur un thème de Mozart de Max Reger j’ai immédiatement compris que j’avais enfin trouvé ce que j’avais cherché pendant tant d’années. J’ai acheté le disque sans même contrôler et à l’hôtel j’ai vérifié que c’était bien l’air recherché.

17882ème jour

Un lapin de mes filles

J’avais dit depuis longtemps à mes filles que je rentrerais tard de Kiev, qu’elles devaient m’attendre et que nous dînerions ensemble. Alors que j’attends mes bagages à Roissy, j’appelle l’une d’entre elles, visiblement en train de grignoter mais elle me confirme qu’elles m’attendent. Alors que je suis dans le taxi, je reçois un SMS : "Papa, il est trop tard, on a faim, on dîne sans toi". Je réponds d’un "cool sympa..." largement ironique et je rentre chez moi.
Alors que je me connecte sur msn messenger, l'une de mes filles me redit qu'elles ont faim. J'indique mon étonnement et c'est alors que je comprends que le SMS datait de bien avant notre discussion. Elles débarquent affamées et nous allons dîner au Berlotti pour fêter cet imbroglio.

17881ème jour

Aida à l'opéra de Kiev

Un peu pour faire plaisir à une collègue, un peu par curiosité aussi, nous allons assister au début d’Aida à l’opéra de Kiev. La vieille rombière du vestiaire râle car je lui laisse ma sacoche un peu lourde. Le spectacle est égal à ce à quoi je m’attendais : orchestre poussif emmené par un gros bonhomme au crâne d’œuf et aux énormes lunettes, chanteurs assez mauvais, les chanteuses ukrainiennes donnent souvent l’impression de chanter avec de la purée dans la bouche, décors de carton pâte d’un kitsch absolu qui ferait regretter de ne pas assister à une version de concert si l’on ne riait pas franchement par instants, Celeste Aida proprement massacré. Pendant l’entracte, ma collègue et moi nous demandons si nous partons ou si nous allons dîner. Nous choisissons pour finir d’entendre le Deuxième acte, juste pour les trompettes d’Aida (j’ai honte). Et il faut reconnaitre que le ballet pendant la Grande Marche était assez drôle, hélas involontairement. Nous avons fui à l’entracte suivant, et dîné comme à l’habitude chez Panas avec un bon vin de Crimée.

17880ème jour

Kiev

Je prends le vol pour Kiev en fin de matinée. J’arrive alors qu’il fait froid et déjà nuit. Je retrouve l’hôtel Dniepro où l’on est toujours aussi peu aimable. Je bois un verre avec un collègue dans le hall de l’hôtel et je comate jusqu’à la nuit dans la chambre minuscule.

17879ème jour

35C

Il est difficile de dormir au retour des Etats-Unis à moindre de se forcer à faire une nuit blanche la veille, ce que je devrais faire systématiquement. Je n’ai donc pas fermé l’œil de la nuit. J’occupais la même place qu’à l’aller, la 35C, dans le même avion, l’accoudoir était réparé au chatterton.

17878ème jour

De tout et de rien

Dîner avec Gaëtan chez Risi et bisi. Longuement parlé de Saint Jérôme, suite à une discussion avec Alice, discuté en particulier des textes originaux de la Torah, de l’ancien et du nouveau Testament, de leurs versions grecques et latines, du vrai et du faux. Très envie d’approfondir tout cela.
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