17541ème jour

30

Je passe mes journées à chercher des images de livrets de CD d'oeuvres de Mahler. Ca n'a l'air de rien mais c'est extrêmement fastidieux. Parfois je fais une découverte comme ce Chant de la terre suédois de 1934, ou cet autre de Klemperer dirigé à Budapest en 1948...

17540ème jour

Qui est C.écile Cart.illier?

La concierge sonne à ma porte. Elle me remet un paquet. A l'intérieur une jolie boîte de chocolats de chez Fauchon accompagnée d'une carte:
Ce cadeau vous est offert par Céc.ile Cart.illier.
Bon anniversaire de tes amis suisses.

Le problème est que je ne connais pas Céc.ile Cart.illier et que je ne me connais pas d'amis suisse. Parviendrai-je un jour à percer ce mystère?

17539ème jour

The end

Je ne l'ai pas vu depuis une semaine. Je vais l'attendre à l'arrivée du TGV de Nantes, gare Montparnasse. On passe chez lui. Nous marchons dans les rues glacées du Marais à la recherche d'un restaurant. Tout est fermé. Nous reprenons la voiture. Le Café Baci rue de Turenne. Une soupe de potiron et des tagliatelles au jambon pour moi, des penne au crabe pour lui. Nous retournons à la voiture. Je le dépose chez lui. Il me propose d'y passer la nuit. Je refuse. Il quitte la voiture. Je démarre. C'est fini.

17538ème jour

I am Legend

17537ème jour

Prison Break

J'ai fait ce que je n'aurais jamais du faire, j'ai acheté la Saison 1 de Prison Break. J'ai passé deux nuits blanches à suivre les aventures de Michael Scofield et la deuxième nuit, vers cinq heures du matin, en regardant le générique de fin du vingt-deuxième épisode, je me suis dit que j'avais totalement perdu une vingtaine d'heures de ma vie, pourquelque chose qui n'en valait vraiment pas la peine.

17536ème jour

Deux mille au compteur

C'est passé toatalement inaperçu, même à mes yeux en fait, mais cela fait deux mille jours que je tiens ce blog.

17535ème jour

Cadeau

Mes filles m'ont offert un tee shirt noir sur lequel est inscrit : "J'aime rien, je suis parisien". Le verbe aimer est bien sur symbolisé par un coeur rouge et les lettres sont blanches. Il est parfaitement assorti à ces pages.

17534ème jour

23

17533ème jour

Cello

Hier soir, un concert au conservatoire de la rue de Madrid. Un jeune soliste, Yann Levionnois dans le concerto pour violoncelle de Schumann, incroyablement doué et concentré dans son jeu. Le passage si beau ou le soliste dialogue avec le premier violoncelle. Echanges de regards complices. Also sprach Zarathustra en deuxième partie, plutôt bien préparé qi permet à la fougue des jeunes musiciens de s'exprimer à la folie. Risi e bini. Et un très beau cadeau d'anniversaire d'Alban Berg. Un mouvement d'une des suites pour violoncelle et un extrait du concerto pour violoncelle de Schostakovich. Rien que pour moi...

17532ème jour

La division qui tue VI

Aucun chiffre après la virgule dans la division de 17532 par 365,25.
Ceci dit je commence à penser à ce que je ferai dans deux ans. Après avoir imaginé ne rien faire, ou partir loin, je penche plutôt pour réunir ceux qui me sont chers pour un concert et un dîner à Amsterdam, Vienne ou Berlin. J'ai dix huit mois pour me décider.

17531ème jour

Un soir comme un autre

Je suis passé le chercher à la sortie de son travail à La Défense. On a roulé dans Paris. Il avait envie de me faire plaisir. Il m'a offert un petit flacon de parfum. Il voulait même me sucer en voiture ce que j'ai refusé en raison des lumières de la ville. Sur radio classique on entendait les bavardages liés aux quarante ans de l'orchestre de Paris, entrecoupés d'un peu de musique, La valse de Ravel est les neuf symphonies de Beethoven en neuf minutes (un peu de Berlioz au milieu aussi non?). J'avais l'impression que les Happy birthday en versions variées étaient aussi un peu pour moi. Mon petit restaurant japonais de l'île Saint Louis affichait complet alors nous nous sommes rabattus sur le café de l'Esplanade. Derrière nous, une tablée de jeunesse dorée aux beaux visages souriants fêtait un anniversaire. Les nouveaux venus aux sourires insolents de jeunesse étaient accueillis par le groupe par des acclamations de joie. On est rentrés chez lui. Noa chantait sur son ordinateur. Nous sommes montés par l'échelle dans la petite mezzannine ou l'on peut juste être allongés. Comme les deux autres fois nous avons joui exactement en même temps alors que mon téléphone recevait un premier SMS d'anniversaire en provenance de Trieste. Il a mis le disque que je lui ai offert, cette première sonate pour violoncelle et piano que j'aime tant, par Jacqueline du Pré et Daniel Barenboim. On est restés là, blottis l'un contre l'autre à écouter Brahms.

17530ème jour

19

Ce 19, j'ai écouté beaucoup de musique avec un autre bloggeur, notamment un peu de Georges Antheil et une interprétation ébouriffante du Premier Concerto de Tchaikovski. Et puis nous avons dîné tranquillement au Grand Colbert.

17529ème jour

Le récital de SWA au théâtre de l'atelier

J'ai failli arriver en retard au théâtre de l'Atelier. J'ai couru dans le froid pour rejoindre Cyril qui m'attendait devant le théâtre. J'étais si heureux d'entendre l'une de mes sonates préférées finalement si rare au concert. La première sonate de Brahms n'était finalement pas au programme. Cruelle déception... Fatigue? Manque de préparation? Ce concert ne fut qu'un festival de maladresses est d'imprécision. Les Bach qui encadraient la deuxième sonate et la transcription de la troisième pour violon et piano étaient si maladroits que la salle s'est pris à rire à un moment particulièrement raté. J'ai toujours de la peine à dire du mal des artistes. Qui sommes nous, pauvres auditeurs pour critiquer ce que nous serions incapables de faire? Pourquoi juger définitivement un artiste pour une soirée où il est peut être juste en manque de forme?
Ce concert, en tout cas, n'aurait pas du avoir lieu.

17528ème jour

Amsterdam Paris

17527ème jour

Retour au Concertgebouw

17526ème jour

Le Roi lion à Mogador

Tous mes amis qui l'avaient vu à Londres m'en avaient tellement dit de bien que ne ne pouvais guère qu'être déçu par cette version parisienne du Roi Lion. Je l'ai effectivement été. Les décors et les costumes sont pleins de trouvailles et plutôt agréables à regarder, mais celà ne suffit pas à mes yeux à faire un spectacle musical. Les chansons sont insipides, hurlées plutôt que chantées, et si certains que j'aime ont du mal à définir le concept de vulgarité, j'ai entendu ce soir son assez bonne illustration.
A l'entracte, j'envoie un SMS de félicitations à mon oncle pour un anniversaire important, un de ceux qui se termine par un zéro. Après le spectacle, je reçois la réponse de ma tante qui me dit que "la vie est belle". Comme elle a raison...

17525ème jour

Lever matinal

Il est cinq heures à Dubai, deux heures à Paris lorsque mon réveil sonne. Trente minutes plus tard, je pénètre dans l'une des deux limousines marquées Emirates en lettre d'or sur la portière et qui attendent devant l'hôtel.
L'aéroport de Dubai est rempli de pélerins en partance pour La Mecque, presque nus sous leur robe blanche. Le 777 s'envole lourdement et vire avant de longer la côte iranienne en direction du nord ouest. Je dors presque en permanence pendant les six heures de vol.
Arrivé à Paris, un saut de Velib m'amène chez Toni and Guy où Clément, avec son sourire gouailleur, ses deux boucles d'oreille et son chapeau noir vissé sur le crâne s'agite derrière moi avec grâce, pour me faire une coupe qu'il veut forcément cool.

17524ème jour

Indiens

Il y a de nombreux restaurants indiens de grande qualité à Dubai. Mon préféré est sans doute Indigo dans l'hôtel Grosvenor House près de la Marina. Ce soir, j'ai invité des clients indiens à Ashiana installé dans le Sheraton. Personne n'a bu de vin, les clients étant soit hindous, soit musulmans. Juste des lassis ou des jus de fruits. A la fin du repas, on nous apporte des petites granules multicolores censées favoriser la digestion. Certaines ont le goût d'herbe, d'autres clairement celui du savon.

17523ème jour

En avance

Pour ne pas être en retard, mon collègue de Dubai a avancé toutes ses montres et l'horloge de sa voiture d'une dizaine de minutes. Comme il le sait, il est en général en retard. Mais moi je ne le sais pas et chaque fois que je regarde l'heure dans sa voiture je bondis en me disant "Mais nous sommes en retard!" avant de me souvenir du subterfuge.

17522ème jour

Abu Dhabi

Je n'ai pas dormi dans l'avion, le vol était trop tôt dans la soirée. L'avion a atterri au petit matin, il y avait les files d'attente habituelles au contrôle des passeports avec des groupes de travailleurs indiens et pakistanais portant tous le même tee-shirt. Le taxi m'a déposé à l'hotel vers 8h30, ma chambre n'était pas prête, alors j'ai somnolé près de la piscine.
Des collègues sont venus me chercher en fin de matinée et nous sommes partis pour Abu Dhabi par la longue autoroute à huit voies qui sépare les deux émirats. J'ai somnolé pendant le trajet.
Nous avons déjeuné dans un petit restaurant indien où tous les clients prenaient leurs aliments à l'indienne, avec les doigts. On prend un peu de riz, on le roule en boule et on le mélange à un peu de viande en sauce avant de le porter à la bouche. En fin de repas, les doigts sont dans un état un peu barbouillé.
Nous avons rendez-vous dans une banque. Là encore que des indiens autour de la table. La cliente chef est extrêmement vive et intelligente. Elle revient d'un pèlerinage à Kerbala en Irak. Nous discutons de son trajet et des risques d'une telle opération.
Après trois heures de réunion, nous reprenons le chemin du retour. Alors que les tours gigantesques de Dubai se profilent, le traffic se ralentit dans les abominables embouteillages habituels de ce coin de désert.

17521ème jour

10

17520ème jour

Sur les pas de Watteau

Ce que mes yeux ont vu avec deux de mes filles cet après midi. Un film fin et intelligent, sorte d'enquête policière sur le peintre Watteau. Je songe à cet article du Times annonçant la mort de la culture française et dans lequel le journaliste américain indique que la France ne produit plus que des films locaux et à petit budget. Ce que mes yeux ont vu est bien sûr un film à petit budget. Qu'il est pathétique de mesurer la qualité des films en fonction de leur budget ou celle des émissions télévisées au vu de leur audience...

17519ème jour

8

17518ème jour

Saint Ambroise

Quelques notes volées à France Musiques en provenance du Tristan de la Scala. Je suis terriblement ému à entendre les accords symphoniques du début du deuxième acte. Je sens parfaitement qu'avec le temps qui passe, mes goûts musicaux s'orienteront de plus en plus vers Bach et Wagner.

17517ème jour

Un peu de russe II

Et puis ces deux phrases que vos amis russes entendront toujours avec plaisir:
Sievodnia ti'v horochei formé: Tu as l'air d'être en bonne forme aujourd'hui
Ya boudou mo'shit étiv Kozlov vé'sortirieuh: j'irai buter le dernier de ces animaux jusque dans les chiottes (Vladimir Poutine à propos des tchétchènes)

17516ème jour

A la recherche de Tadzio

Enfin vu aujourd'hui le film A la recherche de Tadzio si difficile à trouver jusqu'à ce qu'il apparaisse magiquement sur Daily Motion, dans une version italienne sous-titrée en japonais. On y suit Visconti de Budapest à Stockholm et Helsinki à la recherche de son Tadzio. Les blondinets défilent jusqu'à ce qu'un Bjorn Andresen de quinze ans survienne avec son regard à la séduction innocente. On le sent un peu inquiet. Peut-être sent-il que sa vie va basculer ce jour là et le faire basculer dans la célébrité la plus abominable. Celle de son passé révolu.

17515ème jour

Un peu de russe I

De mes contacts russes je retiens quelques mots et expressions que je note ici.
Deux cafés et l'addition! Dwa Kofié et chiotte!
S'il vous plait : Pajalesta
Un verre de vin et l'addition! : Adjin Bokal Vina et chiotte!
A votre santé : Nasdarovié
Bouchon = Propka
Hello : Zdravstvuitié
Au revoir : Do Svidaniya
Jeune femme : Devushka (à ne pas confondre avec Babushka)
Beau : Krasivaya
Savoureux : V'kusna
Fromage : Syr
Très : O'tchin

17514ème jour

Vulgarités

Entendu parler ça et de l'interview de Gustav Leonhardt au Nouvel Observateur. On y relève toujours les mêmes propos excessifs pourtant de peu d'intérêt. Le reste de l'interview et passionnant de bout en bout. Il y a parle de sa maison d'Amsterdam, qui date de 1617. Vers 1630, un édit a établi que le jardin surlequel elle donne devait rester jardin "jusqu'à la fin des temps"! Il y a douze ans, un directeur de société voulait s'y construire un garage, et Gustav Leonhardt a gagné son procès contre lui, en invoquant de décret!
Et puis ce long paragraphe sur la musique du XIXeme, si vulgaire d'après lui comparée à celle du siècle précédent. C'est une vision intéressante que celle des arts devenant toujours plus vulgaires au fil du temps. Vision très défendable. Ou peut-être les critères de tolérance de la vulgarité deviennent-ils simplement un peu plus bas à chaque siècle qui passe.

17513ème jour

Trop de monde

Je retrouve Cyril à midi en bas de chez lui.
Hôtel Amour - Trop de monde - trop bruyant.
Musée d'Orsay - Trop de monde - Fuyons.
Musée du Louvre - Trop de Monde - Restons au Carroussel.
Musée de Arts décoratifs - Trop de monde encore.
Chez moi. Juste toi et moi.

17512ème jour

Adagio

A Amsterdam j'ai vu pour la première fois La crise de Coline Serreau qui passait sur TV5. L'un des personnages est une jeune femme que l'on découvre totalement effondrée au début du film car son violon est abimé. On la revoit un peu plus tard interpréter sur scène le deuxième mouvement du trio op.11 de Beethoven. Cet adagio, qui dure à peine cinq minutes, débute par une magnifique mélodie, très simple au violoncelle, reprise à l'identique au violon. Puis juste quelques développements. Cinq minutes de bonheur que je vais réécouter en boucle tout au long de la semaine.
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