15559ème jour

A bientôt

Demain matin je pars pour Estepona en Andalousie. Plus de deux mille kilomètres en voiture. En deux étapes, je vous rassure; et demain soir, je dormirai près de de la cathédrale de Burgos. Mes blogs se feront donc plus rares jusqu'au 18 août Pourtant Google me garantit l'existence d'un cybercafé à Estepona. Alors qui sait...

Où vivrai-je demain? VII

Ce nouveau domicile est ma onzième adresse depuis mon arrivée à Paris en septembre 1979. J'aime bien la litanie de mes adresses. Chacune correspond à un ronronnement familier qui s'éloigne : 61, rue Madame - 6, rue Guynemer - 11, rue du Champ de Mars - 4, rue Masseran - 59, avenue de Versailles - 11, rue Antoine Bourdelle - 5, rue des Fontaines du Temple - 8, rue Philibert Delorme - 8, avenue Alphonse XIII - 4, avenue de Villiers - 8, rue de Madrid. Onze adresses en vingt deux ans, j'ai donc changé de domicile tous les douze mois. En comparaison, depuis dix sept ans que je travaille, j'ai eu douze managers. Apparemment je me lasse plus vite de mes chefs que de mes appartements.

15556ème jour

Bons baisers de Toulouse

Je bloggue depuis Toulouse. Ca ne sert à rien de particulier. Seulement pour prouver à Mennuie que je ne suis pas totalement incapable en informatique.

Où vivrai-je demain? VI

Rue de Madrid, au numéro 8.

15555ème jour

Mais où ai-je donc la tête? I

Ce matin, en partant de chez moi, juste sur le palier, j'ai senti que je n'avais pas la bague que je porte habituellement au doigt. Je suis ré entré dans l'appartement et j'ai jeté un coup d'oeil rapide dans les divers endroits où je la dépose parfois par inadvertance : à côté du clavier dé l'ordinateur, sur le rebord du lavabo, sur la table de chevet, mais rien... Aussitôt arrivé au bureau, j'inspecte le plan de travail, rien non plus. Toute la journée j'ai angoissé à ce sujet car je tiens beaucoup à cette bague : c'est la soeur jumelle de celle achetée à la personne qui m'accompagnait à Athènes il y a quelques temps. De retour à la maison je recherche partout, en m'attaquant même aux endroits hasardeux. Je démonte le siphon de la baignoire au cas où elle serait tombée pendant que je me savonnais, j'inspecte le sol sous les endroits objets de ma recherche du matin. Rien. Je suis maintenant de fort méchante humeur. J'envisage d'aller demander dans les deux derniers restaurants où j'ai mis les pieds si, par hasard ils ne l'auraient pas trouvée. Je pousse le lit pour vérifier si elle n'aurait pas glissé derrière et puis Allelujah! je l'aperçois sur le lit, camouflée par un horrible drap bariolé. Tout va bien. Je n'ai plus que mon permis de conduire à retrouver avant de partir en vacances vendredi.

15555

Encore un joli nombre ce 15555. Ce défilé numérique me rappelle un souvenir d'enfance, lorsque les compteurs kilométriques de voitures étaient faits de petits disques tournants en plastique. Quand on atteignait un chiffre rond, comme 10000 KM par exemple, on voyait les 5 disques tourner ensemble et j'adorais regarder le phénomène dans la voiture de mon père. Quant aux 100000 KM, c'était un spectacle grandiose que l'on ne voyait en général qu'une fois dans la vie d'un véhicule. Je me souviens que les chiffres apparus fraîchement restaient un peu en suspens en dessous de la ligne pendant une certaine durée; tout ceci rendait l'objet beaucoup moins ennuyeux que les systèmes à diodes actuels.
Nous ne sommes que de tristes mécaniques qui ne dépassent que rarement les 40000 kilomètres.

15554ème jour

Cimetières

Hier, toujours avec Stefano, nous sommes allés à Auvers-sur-Oise. J'ai toujours plaisir à revoir les endroits peints par Van Gogh les derniers jours de sa vie, endroits qui sont devenus tellement célèbres grâce à lui : l'église d'Auvers, bien sûr, mais aussi la mairie pavoisée pour le 14 juillet, ou le champ de blés avec le vol de corbeaux. Et puis il y a sa petite tombe au cimetière, toute simple et mangée par le lierre, identique à la tombe voisine occupée par son frère Théo, mort quelques mois après lui. La préoccupation qu'ont certains à la fin de leur vie de choisir leur pierre tombale m'a toujours fait sourire. Ce souci pré/post-mortem est étrange. Quant à choisir, ma préférence irait éventuellement pour les cimetières militaires, où chacun est à la même enseigne avec sa croix blanche et son carré de joli gazon bien entretenu. Où bien encore un cimetière au bord de la mer. J'en avais visité un magnifique en Espagne près de Calpe. Et quand même, une tombe avec vue sur la mer, c'est tellement inutile que cela en devient acte artistique presque totalement pur.

15553ème jour

100.000 fous

Aujourd'hui, je viens de dépasser les 100.000 visiteurs de ma page web. Je ne parle pas de mon blog, mais de ma "vraie" page web. Je suis assez fier de ce cap, surtout pour un sujet aussi pointu : une discographie de Gustav Mahler et de plus en français, ce qui me vaut des protestations incrédules et courroucées de nombreux américains. La rançon du succès, c'est aussi d'être pillé. Et pour la quatrième fois, j'ai découvert que toutes mes pages avaient été recopiées, sans aucune autorisation et sans valeur ajoutée. Après un québécois, un allemand et un brésilien, c'est au tour d'un coréen de s'approprier mon travail. Il a suffit cette fois ci d'un simple e-mail pour qu'il retire courtoisement les pages incriminées.

15552ème jour

L'esplanade

Hier soir j'ai dîné avec Stefano au Café de l'Esplanade. J'aime bien cet endroit, en fin de soirée quand la terrasse se désemplit. Le crépuscule se transforme alors lentement en obscurité et la façade des Invalides devient plus présente derrière ses rangées de canons.

15551ème jour

Où vivrai-je demain? V

Comme je le pressentais, l'appartement est magnifique avec un immense séjour où je sais que je me sentirai bien. Les murs sont comme annoncé tapissés par les images de la top-model avec ses collègues de travail des deux sexes. Il y a aussi beaucoup de photographies de son fils qui a rempli sa grande chambre d'une collection impressionnante de peluches.
Il faut cependant tout repeindre pour que la chose soit habitable et je dois négocier avec M. de La C. une franchise de loyer afin de financer les travaux.
Réponse en fin de semaine.

Où vivrai-je demain? IV

Enfin! Je viens d'avoir Madame Martinez qui a eu le feu vert du top-model pour que je visite l'appartement de la rue de Madrid. Rendez-vous aujourd'hui à midi. Je ne sais pourquoi mais un pressentiment me dit que mon avenir se trouve là.

Palindrome

Tiens, je vis aujourd'hui mon deuxième palindrome de l'année. Après le 20.02.2002, me voici à mon 15551 jour, ce qui n'est pas mal non plus. Comme Mennuie et moi nous avons du mal à choisir le cadencement de nos anniversaires, nous pourrions peut être choisir de fêter nos palindromes, mais j'ai peur que cela n'entraîne une fréquence digne de Lewis Caroll.

15550ème jour

Le canards sauvages

Le philosophe danois Kierkegaard a raconté la jolie histoire d'un homme qui nourrissait des canards sauvages, près d'une mare, avant que ceux-ci ne s'envolent en groupe vers le sud, chaque automne. Une année, certains canards ont choisi de ne plus s'envoler et de passer l'hiver au Danemark; ils volaient de moins en moins et l'homme continuait de les nourrir. Après quelques années, certains canards étaient devenus tellement gras et paresseux qu'ils n'arrivaient même plus à voler. Kierkegaard en conclut que l'on peut apprivoiser des canards sauvages, mais qu'il est impossible de rendre leur caractère sauvage à des canards apprivoisés.

J'ai toujours pensé qu'il ne faut pas travailler trop lontemps pour la même entreprise.

15549ème jour

Où vivrai-je demain? III

Je viens d'avoir le top model sur son portable. Elle est en vacances sur la côte d'azur. Damned! Je ne la verrai donc pas... Elle va prévenir la concierge afin que je puisse visiter l'appartement qu'elle trouve exceptionnellement beau et qu'elle doit quitter car elle part vivre à l'étranger. Je devrai donc me contenter de ses photos lors de la visite avec Madame Martinez.

Où vivrai-je demain? II

Je vous ai déjà entretenu de mes démarches immobilières et de la pénurie qui rend ma recherche plus complexe. Une autre conséquence de cette pénurie est l'attitude insupportable des agences. Vendredi dernier, j'ai vu dans une vitrine une annonce répondant à la perfection à mon cahier des charges défini plus haut (enfin pour vous c'est plus bas, puisque vous faites tout à l'envers). J'ai appelé au moins quarante fois cette agence, pour tomber sur le même répondeur et sans être jamais rappelé. Je me suis déplacé quatre fois physiquement à cette agence où l'on m'a indiqué que la personne en charge de ce dossier n'était pas là mais rentrerait probablement le lendemain. J'ai enfin eu cette personne au téléphone aujourd'hui et elle m'a indiqué que ledit appartement était loué depuis une semaine. Je lui ai clairement donné mon opinion sur la façon dont il fait son métier et sur la manière dont il traite ses clients. J'ai ajouté qu'il n'était pas difficile de prédire que le marché allait sous peu se retourner et que c'est lui qui bientôt supplierait les clients. Je lui ai dit de penser à moi à ce moment, car moi, je penserai à lui.

A part ça, certains lecteurs me demandent des nouvelles de l'appartement de la rue de Madrid et de sa belle occupante. Eh bien elle aussi est injoignable et ne répond jamais au téléphone. Je l'imagine en train de défiler à Londres ou à New York. De guerre lasse, j'ai cherché sur Internet les coordonnées de l'ensemble des occupants de l'immeuble (hors liste rouge). Il se trouve qu'il y a parmi eux une certaine Madame Martinez dont mon intuition à relent raciste me dit qu'elle pourrait être la concierge de l'immeuble. J'appelle. C'est bien elle. Elle refuse de me faire visiter sans instruction, mais accepte de glisser un mot sous la porte du mannequin. Cependant aujourd'hui, toujours rien. J'ai donc harcelé M. de La C. pour qu'il me donne le numéro de portable de la belle, ce que viens d'obtenir. A suivre...

15548ème jour

Pourquoi(s) I

Pourquoi les coquelicots, qui avaient totalement disparu des champs de nos campagnes dans les années 80, sont-ils soudainement réapparus en masse voila une dizaine d'années?

Pourquoi ne suis-je jamais parvenu à apprécier la moindre note de musique de Paul Hindemith?

Pourquoi est ce que ça pue quand on pisse après avoir mangé des asperges?

Pourquoi les casques pour dames ont-ils disparu des salons de coiffures à Paris?

Pourquoi écrit-on des "cuisseaux de veau" et des "cuissots de chevreuil"?

Faites plaisir aux sourds

Vous l'aurez sans doute noté, le 16 juillet 2002 est un jour faste dans l'histoire de l'édition phonographique, puisqu'il voit la publication du premier album d'un groupe déjà mythique : les Bratisla Boys: ANTHOLOGiGi (album posthume). Sur la pochette du CD, un grand disque doré avec marqué : "grattez ici!". Difficile d'imaginer ce qu'il y a dessous : les fesses de Michael Youn? une balalaïka en polystyrène? Les nombreuses plages de ce CD sont entourées par un préambule et un déambule de Stéphane Bern.

Faites plaisir aux sourds.
Noël approche.
Stach stach.

Le dobermann et les canards

Aujourd'hui le dobermann de mon chef est mort et il en est bien sûr très affecté. C'est étonnant de voir un peu de sensibilité chez un homme qui cache ses sentiments en permanence. Le masque semble tombé. Ceux qui n'ont jamais eu d'animal ont souvent du mal à comprendre l'attachement que l'on peut éprouver pour eux.
Mon premier chagrin animalier remonte à l'enfance. Mes parents, mon frère et moi, avions acheté au marché de Gannat, dans l'Allier, deux poussins canards, dans le projet de les manger une fois arrivés à l'âge adulte. Nous habitions une grande maison à la campagne et nous avions sans doute vaguement l'idée d'entamer un petit élevage. De fait, il est quasiment impossible de différencier les mâles des femelles à cet âge et notre choix involontaire se porta sur deux mâles, ruinant ainsi toute perspective de descendance.
Je me souviens du bruit des petites pattes palmées sur le carrelage de la cuisine, je me souviens des soupes de pommes de terre et d'orties mélangées, je me souviens du petit bassin que mon frère et moi leur avions confectionné, je me souviens de la liste détaillée des instructions quand nous les laissions en garde pour les vacances, je me souviens de l'inclinaison de leur tête lorsqu'ils regardaient passer un avion dans le ciel, je me souviens qu'ils avalaient des escargots entiers que nous leur écrasions, je me souviens que parfois, ils s'envolaient pour tenter de rejoindre un groupe de canards dans le ciel et que nous avions peur de ne jamais les retrouver, je me souviens que nous n'avons jamais voulu leur couper leurs belles plumes de colvert pour les empêcher de voler, je me souviens qu'ils meublaient leur misère sexuelle entre garçons, voire avec une vieille chaussure, je me souviens qu'ils reconnaissaient les véhicules familiers à un kilomètre de distance, je me souviens de leur petite ballet avec révérence lorsqu'ils nous accueillaient, je me souviens qu'un chien errant a dévoré l'un d'entre eux, à l'âge de 5 ans, je me souviens que l'autre a dignement porté son deuil et son ennui pendant un ou deux ans avant de disparaître on ne sait où un jour d'hiver enneigé.
Je me souviens que j'ai pleuré quand mes canards sont morts.

15547ème jour

Où vivrai-je demain? I

Je ne crois pas vous l'avoir encore indiqué, mais je suis à la recherche d'un appartement. Tâche ardue en ce moment: les prix ont terriblement augmenté à Paris et il n'y a rien sur le marché. Je dévore les annonces du Figaro où il y a quelques offres de locations décentes. Samedi dernier, j'ai visité un appartement qui m'a plu. Sans plus. Il est place de la Trinité à Paris et il a une vue incroyable plein sud. Je n'aime pas la peinture jaune qui a été barbouillée partout, ni la cuisine à installer entièrement, mais la pénurie m'a incité à déposer tout de même un dossier. Ce que j'ai fait ce soir.
Le cabinet d'administrateur de biens est cosy - vieille-France même. Mon dossier est bon. Pourtant je sens dans le regard de M. de La C. qui me reçoit, que quelque chose ne va pas. Il estime que cet appartement est trop petit pour moi. Il est divorcé lui aussi, mais remarié et il se sent investi de la mission de définir ce qui est bon pour moi. Ne pas le brusquer. Rester calme et souriant. Bien respirer. Lui dire qu'il a raison mais que je passe la plupart de mes week-ends avec mes filles en dehors de Paris. Je ne le convainc pas. Il me dit que j'ai de bonnes chances, que mon dossier est en haut de la pile de 5, mais je lis dans ses yeux qu'il n'en est rien. Que l'appartement de la Place de la Trinité rejoindra la cohorte de tous les appartements de Paris que j'ai visités et que je n'ai pas habités, devant lesquels j'aime passer en me souvenant de cette option de vie que la vie a refusé.
Je demande sans espoir à M. de La C. si, éventuellement, il aurait autre chose à me proposer. Il me dit que non mais me demande quand même mon cahier des charges. C'est facile: immeuble Hausmannien, parquet, moulures, plus de 70 m2 et un Numéro d'arrondissement compris entre 5 et 9 ou égal à 17. L'oeil de M. de la C. s'illumine. Il me dit qu'il a peut être quelque chose. Il met en branle son ordinateur poussif et peine à trouver un mot de passe SCO.
M. de la C. me parle alors d'un appartement de 120m2 rue de Madrid. Il est beau, il est atypique, un grand double living, deux chambres, des corniches. L'état est moyen mais le lieu est plein de charme. Il est occupé par un top-model qui le quittera dans dix jours. M. de La C. ne la jamais rencontrée mais a vu ses photos qui emplissent les lieux. M. de La C. me dit même -je rêve- qu'il me verrait bien avec elle et que vu ma situation... D'ailleurs le plus simple est que je l'appelle directement. Il ne peut me laisser son numéro de portable bien sûr, mais me laisse sa ligne fixe. Je dois l'appeler le soir, après qu'elle soit rentrée et avant qu'elle ne sorte.
En rentrant chez moi, je m'arrête rue de Madrid. L'immeuble est superbe, de style hausmanno-gothique avec des gargouilles et des exubérances baroques. Tout ce que j'aime. J'imagine la belle qui va bientôt rentrer.
Et là je suis chez moi à taper sur mon clavier et je regarde son numéro, inscrit sur mon agenda. Je vous quitte pour l'appeler.

Good luck, Mr Gorsky!

Quand l'astronaute Neil Armstrong a marché la première fois sur la lune au cours de la mission Apollo XI, il a prononcé la fameuse formule : "Un petit pas pour l'homme, un bond de géant pour l'humanité". En revanche, il est moins connu que, au moment de remonter dans le L.E.M. pour redécoller de la lune, il a dit cette phrase énigmatique : "Good luck, Mr Gorsky."

De nombreux techniciens de la NASA ont pensé qu'il s'agissait d'un mot au sujet des Cosmonautes soviétiques rivaux. Cependant, vérification faite, il n'y avait aucun Gorsky dans les programmes russes ou américains de l'espace. Au fil du temps beaucoup de journalistes ont interrogé Armstrong au sujet de la signification de ce "Good luck, Mr Gorsky", mais Armstrong a toujours juste souri, sans jamais répondre.

En juillet 1995, lors d'une conférence de presse à Tampa, un journaliste évoque de nouveau ce fait mineur datant alors de 26 ans. Cette fois Armstrong répond. Mr Gorsky étant mort peu de temps auparavant, Neil Armstrong se sentait autorisé à répondre à la question.

Quand il était un gosse, il jouait au base-ball avec un ami dans l'arrière-cour de chez ses parents. Son ami a frappé la balle qui a atterri juste au pied des fenêtres de la chambre à coucher de leurs voisins. Les voisins étaient Monsieur et Madame Gorsky.

Pendant qu'il se penchait pour ramasser la balle, le jeune Neil a entendu Mme Gorsky crier à M. Gorsky, "Une pipe? Tu veux une pipe? Je te ferai une pipe quand le gosse des voisins marchera sur la lune!"

Histoire vraie.

15546ème jour

Julien & Grégorien sont dans un bateau

Moi je trouve que 15546, ça sonne beaucoup mieux que 14 juillet 2002.

Régime

Il est sans doute osé de passer de l'alimentation sous l'Ancien Régime à mon régime alimentaire, mais j'étais fier en sautant sur ma balance ce matin de voir inscrit : 82,2. Soit 8 kilos de perdus en 10 semaines ou, 114 grammes perdus chaque jour, ou un gramme perdu toutes les douze minutes.
J'espère, avec les encouragements de mes nombreux lecteurs, atteindre mon poids idéal de 80 kilos pour mon départ en vacances le 28 juillet.

Hommage à Louis XVI

En entamant ce blog-note, il y a dix jours, j'ai indiqué que dans son journal de bord, pour la journée du 14 juillet 1789, Louis XVI avait inscrit : "Beau temps". Grâce à un lecteur cultivé, je dois reconnaître mon erreur et rendre hommage à ce Roi dont l'image est peu flatteuse.
En fait, dans son journal, Louis XVI inscrivit rien ce jour là. Attention, il n'a pas rien écrit, il a inscrit ce mot : "Rien". Ces quatre lettres témoignent d'un sens politique presque aussi faible que s'il avait indiqué "Beau temps", mais la vérité historique méritait d'être rappelée.
Enfin et surtout, et ceci est moins connu, ce document royal n'était pas un journal de bord, mais un simple carnet de chasse ou Louis indiquait ses succès personnels. On peut donc simplement conclure que, ce jour là, aucun animal sanglant ne fut ajouté au royal palmarès.

Mea culpa.

15545ème jour

F.

Ce soir, j'ai rendez-vous pour dîner avec F.
Je ne connais pas F.
Nous ne nous sommes jamais rencontrés.
Nous avons seulement discuté deux heures durant au téléphone, cette nuit, et nous avons parlé de Paul Auster, de Pascal Bruckner, de Madère, de l'Andalousie, de Rome, des cafards, du Mexique, de nos métiers respectifs, de la rue de Levis, de Rachmaninoff, de sexe et des différences d'âge dans l'amitié.
Je crois bien me souvenir aussi que F. a prétendu être sublime, m'aimer profondément et ne vouloir désormais vivre qu'avec moi.
Tout ceci devrait m'inciter à rester tranquillement chez moi pour revoir Mulholland Drive que j'ai acheté en DVD cet après midi.
Pourtant je vais aller dîner avec F.
Parce que j'aime bien les fous.
Parce que je suis fou moi-même.
Et parce que les rêves de fou deviennent parfois réalité.

Fumez couverts !

Two old ladies were waiting for a bus and one of them was smoking a cigarette. It started to rain, so one of the old ladies reached into her purse, took out a condom, cut off the tip and slipped it over her cigarette and continued to smoke.

Her friend saw this and said, "Hey that's a good idea! What is it that you put over your cigarette?". The other old lady said :"Its a condom". "A condom? Where do you get those?" The lady with the cigarette told her friend that you could purchase condoms at the pharmacy.

When the two old ladies arrived downtown, the old lady with all the questions went into the pharmacy and asked the pharmacist if he sold condoms. The pharmacist said yes, but looked a little surprised that this old woman was interested in condoms, so he asked her, "What size do you want?". The old lady thought for a minute and said : "Well, I don't know... It's for a Camel!"

15544ème jour

Ca chie chez Cegetel

Il y a quelques années j'ai fait un peu de théâtre en amateur et à cette époque, j'adorais les exercices de diction. Tenez! Essayez celui là: tenez vous bien droit devant votre écran (surtout si vous êtes au bureau et en open-space), prenez votre respiration, et dites d'un coup, sans hacher les mots :
"J'ai vu Jésus chez Zachée".
Impressionnant non? La première fois ça fait toujours un choc. Avec de l'entraînement, j'y arrive maintenant très bien. Il peut être amusant de demander à chacun de le faire à tour de rôle au cours d'une soirée et de filmer la catastrophe verbale.
Pour les athées notoires, Zachée est un personnage de la bible qui, de petite taille, était monté en haut d'un sycomore pour voir passer Jésus.

Sinon, il y a celle-ci que j'aime bien. Il faut la dire avec un crayon coincé entre les dents:
"Un ange qui songeait à changer son visage pour donner le change, se vit si changé, que loin de louanger ce changement, il jugea que tous les autres anges jugeraient que jamais ange ainsi changé ne rechangerait jamais, et jamais plus ange ne songea à se changer."

Bon courage!

Stefano

Hier soir je suis allé chercher S. à Orly. Ah non! Je ne peux pas l'appeler S. parce que c'est un autre S. S2, ça ferait vraiment nul. Bon allez, on va dire Stefano. Stefano est un ami italien que j'ai rencontré en boîte il y a deux ans. Pour un italien, il est blond comme les blés et il aime autant la France que j'aime l'Italie. Je suis allé le voir à Trieste il y a deux étés et on a passé quelques jours très agréables.
IL est de nouveau à Paris pour deux semaines, et puis surtout, il m'a apporté la compilation Festivalbar 2002. Je suis totalement accroc à cette compil depuis 3 ans. Il s'agit de 2 doubles CD qui sortent chaque année, uniquement en Italie. Ils alternent tubes anglo-saxons et italiens. J'ai découvert là dessus des titres d'enfer comme "Piu Che Puoi" et "Come fa bene l'amore".

15543ème jour

Le poinçonneur des Lilas

Au bureau, j'ai souvent des propositions commerciales à faire pour des clients. Elles font souvent 200 ou 300 pages et les clients, vicieux et peu soucieux de l'écologie, exigent souvent 5 exemplaires, alors qu'un mail suffirait le plus souvent.
Afin de gagner du temps, nous avons passé la commande de ramettes de papier préperforé, ce qui nous permet d'accélérer le "trouillotage" pendant le rush final qui précède la remise du bazar.
A la demande des Services généraux, nous avons du formuler une demande de justification qui est en elle-même admirable:
"Le Service XXXX fait des propositions de centaines de pages (avec annexes) en plusieurs exemplaires (souvent 4 ou 5) qui sont remaniées tout au long du processus de vente.
L'impression sur papier déjà perforé est donc un gain de temps non négligeable, d'autant que la finalisation des propositions se fait souvent en dehors des heures de travail des assistantes.
Nous avons donc toujours opéré sur papier pré-perforé pour classeurs et non pour reliure, comme celui que vous avez en stock, car la reliure est moins maniable en cas de modification de texte.
"
Vu l'importance de la demande, les Services généraux, perplexes, ont demandé une autorisation au Directeur financier :
"Le Service XXXX nous demande d'acheter du papier avec perforation 4 trous, le coût par ramette est plus important. Nous payons actuellement la ramette 3,06€, avec la perforation 4 trous il faudra rajouter 2,29€ par ramette.
Pouvez-vous nous donner votre accord pour cette demande?
"
Ce à quoi j'ai répondu :
"Moi, personnellement, ça me troue! Pouvez vous également prévoir du papier hygiénique à trou(s),dans la mesure où il est également utilisé à des heures où les assistantes ne sont plus là. Merci"

Une collègue que j'aime beaucoup a fait une analyse plus fine du sujet:
"Je pense personnellement que le papier perforé devrait coûter moins cher:
1. Parce qu'il y moins de surface de papier (le gruyère est moins cher que le comté!)
2. Parce qu'un trou dans une feuille cela fait un confetti, donc en faisant un trou dans une feuille on recycle fastoche la petite surface ronde qui devient un confetti. Pas besoin de conseil en business developpement, on les aide en diversification et on favorise la croissance organique.
Mais je ne souhaite pas l'arrêt des épisodes... c'est du reality mail... mais peut-être qu'avec deux trous, ça passerait mieux?
"
Là, elle se trompe; pour que ça passe mieux, il vaut mieux un seul gros trou.

15542ème jour

Amour amer

Et la mer et l'amour ont l'amer pour partage,
Et la mer est amère, et l'amour est amer,
L'on s'abîme en l'amour aussi bien qu'en la mer,
Car la mer et l'amour ne sont point sans orage.

Pierre de Marbeuf (1596?-1645) Recueil des vers de Monsieur de M.

NDB (Note Du Bloggueur): Vérifier si c'est celui de la rue.

Ci Gît 6M

C'est terrible comme en France, on aime tirer sur les ambulances, ou détester ce que l'on a adoré. Loin de moi l'idée de plaindre J6M, fut-il en faillite personnelle pour avoir emprunté 25 Millions de dollars afin d'acheter des actions V.U. qui ne valent plus grand chose. Mais je ne peux m'empêcher de penser que ce qui doit être le plus dur pour lui, c'est le regard des autres, pire, leur sourire narquois, après être passé du rang du patron le plus génial du monde à celui de has-been ringard qui a tout raté.

15541ème jour

Play time

J'ai revu hier soir Play time de Jacques Tati. Ce film est fou, par moment totalement génial, par moment un peu long et décousu. Tati a une vision tellement vraie, distanciée et ironique de la société. Deux événements tatiesques sont survenus : au début du film, dans le pré-générique, ajouté pour cette nouvelle édition du film, figure : "Avec le soutien de Vivendi Universal". Eclat de rire général dans la salle. Imaginer Messier, chantre de la fin de l'exception culturelle française, financer la production d'un machin franco-français pareil, ca vaut quand même son pesant de bérets basques.
A part ça dans le film, M. Hulot rencontre un camarade de régiment, style beauf de Cabu, qui lui fait admirer sa Simca 1500 flambant neuve en lui disant : "Et je l'ai payée cash!".
Après le film je suis allé dîner avec deux amis, et à un moment le serveur me demande : "Monsieur, elle est à vous la Jaguar devant la porte?" Et moi de répondre : "J'en ai une, mais ça n'est pas celle là. Et je l'ai payée cash!". Il m'a regardé avec un air bizarre le garçon. Et je pense que le grand Jacques, là-haut, au dessus des tours de tativille, dans les nuages et le ciel bleu, il a dû avoir un petit sourire, à l'idée de balancer autant de bonheur vingt ans après sa mort.

Hier (Pour P.)

22 jours sans toi.
Je me souviens de ton sourire silencieux à l'anniversaire de Guillaume, je me souviens des "tetas grandes" je me souviens de nos discussions sur irc, je me souviens de teen18, je me souviens de notre premier déjeuner à l'Os à moelle, je me souviens de ta bague, je me souviens de ton retard au Théâtre des Champs-Elysées et de ton départ précipité, je me souviens de t'avoir retrouvé Gare de Lyon, ta housse à vêtements sur le dos, je me souviens des premières musiques écoutées ensemble dans l'Alfa, je me souviens de notre arrivée à Berlin, je me souviens de Connexion, de Nefertiti et de Carsten, je me souviens avoir marché dans la nuit avec toi à Cologne, je me souviens avoir dormi à Aachen à côté de toi, je me souviens d'avoir écouté "I'm what I'm" pour la première fois avec toi, je me souviens t'avoir dit au revoir avenue Kleber, je me souviens quand, déjà, tu m'as manqué, je me souviens du Café Beaubourg et du Café Marly, je me souviens d'Amsterdam et du café De Jaaren, je me souviens du Bulldog et des space cakes, je me souviens d'une sale nuit à Bruxelles, je me souviens d'un pneu crevé, je me souviens d'un hôtel borgne, je me souviens de ton départ pour Chicago, je me souviens de ta joie à découvrir ma nouvelle voiture, je me souviens de nos retrouvailles en haut du Centre Pompidou, je me souviens des clochards qui dansaient Place Vendôme, je me souviens d'un excès de vitesse sur les champs avec Tristan, je me souviens des orchidées sur ta chemise Dolce & Gabanna, je me souviens de notre départ à Londres en Eurostar, je me souviens de Soho et de Chelsea, je me souviens de notre déjeuner chez Rules, je me souviens du Heaven, je me souviens du jour où tu pleurais à cause de Fabrice, je me souviens avoir visité ta belle maison de Normandie, je me souviens de la Kumpania Zelwer, je me souviens de notre premier voyage en avion, je me souviens de Ciampino et des petits déjeuners à l'Hotel San Anselmo, je me souviens de l'air romain et des barrières de bois qui te rappelaient Alexandrie, je me souviens de la Carbonara sur le Campo dei Fiori, je me souviens de Gorgio et de Jam Session, je me souviens de l'impossibilité de louer une voiture à Termine, je me souviens de notre Punto décapotable, je me souviens du soleil Amalfitain, je me souviens des petits déjeuners à Ravello, je me souviens des rues de Naples, je me souviens d'avoir cherché Il Buco, je me souviens de "No is No", je me souviens de notre dernier jour à Rome, je me souviens de notre dernier déjeuner au soleil, je me souviens d'être encore allé en Hollande, je me souviens d'Utrecht, je me souviens d'avoir laissé Jessie à l'Hotel pour nous amuser à Exit, je me souviens d'un déjeuner au Café de l'Esplanade en plein soleil, je me souviens d'avoir bu beaucoup de Vodka un soir dans la voiture, je me souviens d'avoir dansé contre toi, je me souviens de Stefano, je me souviens des jours où tu me manquais quand j'étais à Trieste, je me souviens de nos déjeuners à La Défense pendant ton stage, je me souviens que tu me manquais quand tu étais à Ibiza, je me souviens de Ramsès qui me sautait sur l'épaule sans prévenir, je me souviens de ton bronzage, le jour où tu as vu mes filles pour la première fois, je me souviens de notre nuit blanche avant de partir à New York, je me souviens d'avoir attendu à Heathrow, je me souviens de notre studio pourri, je me souviens du dîner chez Paul, je me souviens de Balthazar, je me souviens des Misérables et de Carnegie Hall, je me souviens avoir contemplé Central Parc avec toi du haut des Twin Towers, je me souviens du B Café et de Florent, je me souviens du jour de tes vingt ans, je me souviens que tu sautais sur mon dos dans les rues de Vienne, je me souviens d'un tête à queue sur l'autoroute en Forêt Noire, je me souviens de la nuit où tu as rencontré David, je me souviens d'Omar, je me souviens d'un secret dévoilé, je me souviens du Caire que j'étais triste de découvrir sans toi, je me souviens de ton inquiétude quand j'étais à New York un 11 septembre, je me souviens des escargots et de Luc, je me souviens de François qui fait semblant de téléphoner, je me souviens de la Neuvième Symphonie de Beethoven au Chatelet, je me souviens du Karaoké et de l'Angoisse, je me souviens du Concerto "L'Empereur" au Concertgebouw avec toi et François, je me souviens d'un orage à Athènes, je me souviens du coucher de soleil à Mykonos, je me souviens d'une petite chute en scooter, je me souviens d'une cloche de Stefan, je me souviens de 22 jours sans te voir...
22 jours sans toi.
22 jours sans vivre.

Naze

Mennuie me dit que l'idée d'un classement de films préférés, c'est naze (à propos ont dit naze ou nase?). Moi je ne trouve pas. L'intérêt n'est pas dans le classement. L'idée est "dis moi ce que tu aimes et je te dirai qui tu es". Par exemple la réaction de garoo est intéressante: "Pas Mort à Venise, pitié". Pourquoi déteste-t-il ce film quand moi je l'aime? Pour ce qu'il représente? A cause de sa lenteur? En raison de son esthétisme? Déteste-t-il tous les films de Visconti? Moi j'ai hésité entre Mort à Venise, Le guépard, Ludwig et Senso.

15540ème jour

Dysenterie II

C'est amusant ce dérapage vers la diarrhée verbale. Je viens de réaliser que les québécois appellent les bloggueurs des diaristes (c'est un français nettement plus pur que bloggueur, c'est indéniable...). Comme quoi je ne suis pas le seul à souffrir de liquidités.
A propos, le mot "diarrhée" tire son origine du mot grec "diarrhoia" qui signifie "écoulement".

Supplique à garoo

Ô, garoo, bloggueur génial et talentueux,
Toi le Photographe subtil de l'éphémère,
Sois ici supplié par mon corps vertueux,
Et ajoute à ta liste ma diarrhée amère.

Dysenterie I

J'ai un problème de débit. Rien hier et trop aujourd'hui. Je dois canaliser ma diarrhée épistolaire.

Le cinéma de mon île déserte

L'autre jour, j'ai dîné avec O. J'étais super content de le revoir, depuis 17 ou 18 ans qu'on se connaît. On a parlé de Mulholland drive et nous avons tous les deux adoré ce film, mais pour des raisons presque opposées. Il a aimé le film essentiellement pour son atmosphère. Quant à moi, ce que j'ai aimé, c'est non seulement cette atmosphère mais surtout la construction quasi mathématique du film qui permet, à condition de le revoir, de tout comprendre de façon parfaitement satisfaisante. J'ai peur qu'à la sortie du film en DVD, je ne sois tenté de le regarder une bonne dizaine de fois.
Notre discussion a dérivé sur nos dix films préférés et apparemment, nous n'en avons pas en commun. Il faut que je construise cette liste. Je sais déjà qu'en font partie:

  • Casablanca (Michael Curtiz-1942),
  • Laura (Otto Preminger-1944),
  • The Picture of Dorian Gray (Albert Lewin-1945),
  • Mort à Venise (Lucchino Visconti-1971),
  • Deathtrap (Sidney Lumet-1982),
  • Rendez-vous (André Téchiné-1985),
  • Gattaca (Andrew M. Niccol-1997),
  • Existenz (David Cronenberg-1999),
  • Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick-1999),
  • Mulholland Drive (David Lynch-2001)

Déjà dix.
Il faudra que j'y revienne.
J en ai sûrement de nombreux à ajouter et enlever.
A suivre...

Vanité des vanités

Ya un truc énervant avec mon blog : je pense n'avoir que 3 lecteurs: Mennuie, tigroo et ptet garoo passeke Mennuie m'a dit qu'il avait donné l'adresse à garoo. C'est quand même beaucoup d'énergie pour trois lecteurs -aussi merveilleux soient-ils-. Que dois-je faire pour être lu? Je pourrais demander à garoo de m'ajouter à sa blog liste. Mais a-t-il lui même beaucoup de lecteurs? Suis-je digne de sa liste? J'ai jeté un oeil au blog de Géradon, j'ai trouvé ça épatant, ça m'a même un peu rendu jaloux. Bon je vais déjà voir si garoo me lit. Si ça se trouve je n'ai que deux lecteurs.

Baghouse

Suis allé au Queen hier soir après des mois d'absence. Beaucoup de clubbers avaient une jolie bague en plastique rouge, du style cardinal, avec une petite ampoule électrique dedans. Très joli vu d'en haut. J'aimerais bien avoir la même pour signer mes contrats.

Tekla Badarzewska-Baranowska

En plus, hier, j'aurais pu blogger facilement. Il m'est arrivé un événement que j'affectionne : trouver les références d'une musique que je cherche depuis longtemps. Il s'agit d'une petite oeuvre pour piano que l'on entend dans la pub Volkswagen, celle ou la voiture fait de jolies traces dans la neige. Cette musique est un peu à mi-chemin entre Chopin et Scriabine, mais elle aurait pu aussi être créée pour cette pub. J'avais envoyé un e-mail, resté lettre morte (dois-je dire mel mort ?) à VW. Eh puis hier, le vrai bonheur. J'apprends qu'il s'agit d'une oeuvre d'une compositrice amateur polonaise Tekla Badarzewska-Baranowska (ça ne s'invente pas). Cette pièce s'appelle "La Prière d'une vierge". J'apprends grâce au net, que Tekla est née et morte à Varsovie (1834-1861) et qu'elle a composé de nombreuses pièces pour piano et clavecin (drôle d'époque pour composer pour le clavecin...). Elle a également réalisé plusieurs cadences pour des concertos de Mozart, Haydn et Haendel et le style de ses cadences est semble-t-il difficile à différencier de celui du compositeur. Sa composition la plus célèbre est la suite de variations pour deux pianos Pologne. C'était la page culturelle.

Fidélité

Zut! Hier je n'ai pas bloggé. Par oubli? Par manque de matière? Que sais-je... Je suis partagé entre la peine d'imaginer la belle série de jours avec un trou et le bonheur de penser que désormais je peux donc blogger à mon rythme et sans obligation aucune.

15538ème jour

Ardissonnerie

Dans "Tout le Monde en Parle", l'une des questions phares est : "Avez-vous besoin d'aimer pour faire l'amour ou de faire l'amour pour aimer?". La plupart des invités répondent (candidement?) avoir besoin d'aimer pour faire l'amour. Cette belle majorité me surprend, d'autant que la question évoque clairement un besoin. Une réponse franche devrait être : "Ni l'un ni l'autre". Je n'ai personnellement jamais eu besoin d'aimer pour faire l'amour ni de faire l'amour pour aimer. Mon plus bel amour a d'ailleurs été platonique. Je ne suis même pas sûr que mes plus grandes ivresses sexuelles aient été commises avec des êtres vraiment aimés.

L'auberge espagnole I

Cet après-midi, je suis allé voir L'auberge espagnole, le nouveau film de Cedric Klapisch. C'est un film dans l'air du temps, dans la lignée des Nuits de la pleine lune, ou de Un monde sans pitié. Un film qui se laisse regarder avec plaisir et qui vieillira sans doute très vite. Comme souvent dans les films, la bande son m'a énervé. Quelle idée étrange que d'avoir choisi une valse de Chopin pour les scènes entre Xavier et Anne-So. Une pièce de Mompou aurait tellement mieux été en phase.

15537ème jour

S.

Je n'aurais pas du écrire sur S. Ca me donne envie de continuer. Je repense à un petit détail : S. porte une chaîne autour du cou avec une croix en or. A plusieurs reprises, alors que son corps était au dessus du mien, la petite croix, en pendant, tombait dans ma bouche, parfois dans nos deux bouches où elle se mélait à nos langues. Agréable impression, délicatement perverse... Et dire que certains se martyrisent la langue en se faisant un piercing pour obtenir un résultat d'un sensuel moins satisfaisant et d'une esthétique discutable.

Le temps

Ca y est. Je ne sais déjà plus quoi dire. La panne sèche. Je pourrais parler du temps. J'ai d'ailleurs d'illustres prédécesseurs. Il est bien connu que dans son journal de bord, pour la journée du 14 juillet 1789, Louis XVI a inscrit : "Beau temps".
En l'occurence, le temps du jour serait plutôt exécrable, digne d'un mois d'octobre.
Voilà qui me change du week-end précédent, passé à Portofino avec S. Week-end parfait, ce qui est si rare quand on est ensemble quasiment pour la première fois : la végétation exubérante des villas du bord de mer, les petits restos à pastas, la musique de Bowie, les églises baroques, et puis surtout le souvenir de ses yeux bleus envahis de plaisir.
"Et ce ciel dans tes yeux,
Et tes yeux, dans ce ciel,
Et ta main qui joue avec ma main."

15536ème jour

15536

Aujourd'hui est mon quinze mille cinq cent trente sixième jour.
Autrement dit, 42 ans, 6 mois et 14 jours.
C'est grâce à Mennuie que mon blog démarre. J'ai d'ailleurs totalement copié sur lui ce compteur qui démarre le jour de ma naissance. Nous sommes suffisamment décalés, l'un et l'autre, pour nous fêter désormais nos anniversaires tous les cent jours (tous les mille jours, ce serait un peu long).
15.536 jours.
Ce chiffre me rappelle le dernier livre de Maurice Genevoix : "Trente-mille jours", dans lequel il a fait un bilan de sa vie, à 80 ans passés.
Me voici donc au milieu de la mienne, prêt à démarrer cette chronique quotidienne que personne ne lira et que j'aurai sans doute bien du mal à remplir avant peu.
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