18393ème jour

La pirogue

Cela doit bien faire trois ans que j’ai une télévision à écran plat et pourtant, celle-ci se trouve encore sur un meuble très lait destiné à supporter un très gros téléviseur à tubes. Aujourd’hui on m’a livré un meuble indonésien en teck que la vendeuse appelait à juste titre « La pirogue ». le livreur était seul et je l’ai aidé à le porter du camion à chez moi. J’ai hésité à laisser un pourboire.

18392ème jour

Brice le retour II

Brice me rappelle à son heure habituelle, cinq heures du matin. Il me raconte une histoire étrange, les pompiers l’auraient appelé alors que sa meilleure amie faisait un coma éthylique. Il l’aurait accompagnée jusqu’à l’Hôtel Dieu dans le camion des pompiers. Et là il vient de sortir de l’hôpital et sait plus trop où aller. Une folie ne m’arrêtant jamais, je prends une douche et je vais le récupérer sur l’île de la Cité. Il est toujours aussi beau même s’il a une haleine alcoolisée un peu incompatible avec son histoire. On va directement chez moi et on se fait un cocktail vodka-jus de pamplemousse, haschich, devant un feu de bois. C’est agréable, on écoute beaucoup de musique, il tombe amoureux de Shaz et d’Erika Badu, je crois bien qu’on s’est embrassés et on a dormi l’un contre l’autre. De temps en temps je me réveillais et je l’embrassais avant de me rendormir.
On a déjeuné boulevard Hausmann avant que je ne dépose chez une amie à Neuilly.

18391ème jour

Rien

Je suis si épuisé de mes journées précédentes que je sors tôt du travail et m’endors vers 21 heures.

18390ème jour

La Sixième de Mahler de Daniel Harding

A peine rentré de Budapest, c’est bien fatigué que le soir venu, j’ai pris le chemin de la salle Pleyel où initialement Hélène Grimaud devait jouer un concerto de Mozart. La belle ayant annulé pour raison de santé c’est Nicolas Angelich qui la remplace. Le Concerto change lui aussi est c’est l’Empereur qui servira donc de gigantesque première partie à la Sixième de Mahler. C’est une interprétation un peu étrange à laquelle nous avons assisté. Alors que Nicolas Angelich a un jeu particulièrement clair, il a fait un usage tellement fort de la pédale, que l’on entendait plus que lui. En bis Von fremden Ländern und Menschen des Scènes d’enfants de Schumann.
Daniel Harding dirigeait donc en seconde partie avec, hélas, l’Andante en deuxième partie, ce qui, de mon point de vue, casse totalement l’architecture de la Symphonie. A part cela, c’était une fort belle interprétation que nous a offert l’orchestre de la Radio Suédoise avec notamment un dernier mouvement particulièrement réussi.
Dîner avec Paris Broadway chez Berlotti.

18389ème jour

La guerre des tunnels

Après une journée de travail, je me retrouve avec des collègues dans la banlieue de Budapest, dans les couloirs profonds et glaciaux d’une ancienne champignonnière. On est chacun équipés d’un fusil laser, le but étant de se flinguer dans des salles oppressantes et sombres où trainent quelques carcasses de Trabant.

18388ème jour

Deux Maréchales pour le prix d'une

Je retrouve Gergel en début d’après-midi. Nous montons au château prendre un verre, je repasse avec émotion devant la salle où Beethoven a donné un concert en 1800 puis, en fin d’après-midi, nous nous rendons à l’opéra pour Rosenkavalier. C’est toujours avec la même émotion que je retrouve ce beau bâtiment où le jeune Mahler encore moustachu a dirigé pendant trois saisons. Depuis ma dernière visite, la décoration n’a pas changé, les vestiaires sont toujours aussi vieillots, mais ce soir, c’est le vrai orchestre de l’opéra qui officie et il est d’assez bonne qualité. La distribution est un peu inégale, dominée par un excellent Ochs à la belle prestance scénique, et une Sophie, aussi jolie que bonne chanteuse. Mais le côté amusant de cette soirée et le changement de Maréchale. Celle du premier acte, indisposée, a été remplacée probablement par celle qui chante le rôle en alternance, mais bien meilleure chanteuse qui est surtout capable de prendre toute la mesure de la noblesse du rôle, qui en impose dans le dernier acte, uniquement par sa présence silencieuse.
Au cours de ce séjour, j’aurai aussi renoué avec deux spécialités hongroises amusantes : le camembert frit (au M.) et la soupe de fraise (ce soir dans un restaurant branché de Nagymezö utca, pas loin de l’opéra.

18387ème jour

Gergel

Je retrouve Budapest qui, en cette fin avril, a déjà retrouvé son atmosphère d’été. Je dépose mes affaires à l’hôtel K+K et je retrouve Gergel devant le Musée National. Gergel est un peu l’équivalent de Grégoire en hongrois et cela a tendance à me torturer. Il est amusant Gergel, il est beau avec ses yeux gris de slave et ses petites rouflaquettes. Il ressemble beaucoup à J. (celui que tu trouves si beau, Alban Berg) mais en plus jeune et plus beau. Il est habillé dans un vintage très années 50 et chausse parfois des lunettes à la Cary Grant aux verres non correctifs, juste pour le look.
On prend un verre dans un café étonnant à la décoration digne d’une après guerre atomique, tokay pour moi, thé vert pour lui, puis on va dîner au M. (M.Etterem, le restaurant M, Kertész utca 48) un excellent restaurant à la clientèle bohème. A côté de nous, un jeune couple parle d’emménager dans un restaurant à Romagnat et je ne sais si je dois m’en amuser où m’en désespérer.

18386ème jour

Jeux

Grindr est décidément un outil amusant. Hier, alors que je quitte le bureau, Pierre, un Grindrien de Rueil Malmaison me contacte et me demande si je peux le ramener sur Paris. J’accepte par jeu et parce que cela ne me rallonge que de quinze minutes. Le parcours est même agréable, voiture décapotée par ce beau soleil avec de plus une circulation fluide en cette période de vacances scolaires. Je le dépose à République et rentre chez moi.
Pierre, qui doit avoir un sixième sens, me contacte de nouveau aujourd’hui alors que je quitte le bureau et cette fois-ci, je l’ai accompagné dans un endroit glauque où je n’aurais pas du mettre les pieds. Comme je le perds de vue et que je m’y ennuie, je repars sans lui.

18385ème jour

Je n'irai pas entendre Abbado à la Scala

Aujourd’hui, j’étais au bureau vers 8h30 car à 9h00, c’était l’ouverture des ventes par Internet pour les deux concerts exceptionnels des 4 et 6 Juin qui marquent le grand retour de Claudio Abbado à la Scala avec la Deuxième Symphonie de Mahler. Un peu avant 9h00, je suis fin prêt devant mon ordinateur, et je constate avec satisfaction qu’il reste 300 places pour chacun des deux concerts, des places chères, certes, mais bien disponibles. A neuf heures pile, les places se libèrent j’en choisis deux en ne précisant que la catégorie pour aller plus vite, puis commence à remplir mes coordonnées pour le paiement. Dès que je tape « Entrée », un message d’erreur apparaît. Il est 9h02. Je reviens sur le menu principal du site de la Scala. Il ne reste plus aucune des 600 places.
Je suis énervé pour le reste de la journée.
Au cours d’une conférence téléphonique, mon patron parle de retards de livraison dus au « Volcano Hash » ce qui fait beaucoup rire mes collègues anglais.

18384ème jour

Brunnhilde

Interminable réunion de négociation avec mon client snob. A vingt heures passées, et sans avoir conclu notre dossier, je le raccompagne à sa voiture, qu’il a baptisée Brünnhilde.

18383ème jour

Adèle

Vu avec l’une de mes filles le nouveau film des Aventures d’Adèle Blanc Sec. C’est distrayant, semble-t-il fidèle à la bande dessinée que je ne connais pas. La reconstitution du Paris du début du siècle est amusante, en particulier l'ancien Palais du Trocadéro qui se trouvait à l'époque face à la tour Effeil.
Dîner d’huîtres chez Garnier

18382ème jour

Jet lag

J’ai si peu dormi les deux nuits précédentes que j’ai tendance à somnoler pendant l’après midi au bureau. Vers 17 heures, je rentre chez moi. Je dors quatre heures et je me réveille à une heure du matin pour une conférence téléphonique à laquelle participent un anglais (minuit) un américain (l’après midi) un hong-kongais (à l’aurore) et une australienne (tôt le matin).Je me rendors aussitôt, dès que nous sommes convenus de la date exacte de notre rencontre à Phoenix.

18381ème jour

Brice le retour I

Je me suis couché tard, à deux heures, mais vers quatre heures trente du matin, mon iPhone a sonné en affichant le joli visage de Brice. Sortant d’un sommeil très profond, je comprends qu’il est aux Bains, un peu saoul, qu’il s’y ennuie et qu’il aimerait me voir. J’hésite un bref instant, je prends une douche et je pars le chercher.
Il est encore plus beau que sur ses photos, il est à peine entré dans ma voiture qu’à la question de savoir ce qu’il a envie de faire, il me répond : « J’ai envie d’être avec toi ». Je lui ai proposé soit un verre dans un bar, soit un verre chez moi, soit de partir sur le champ à Amsterdam et à ma grande surprise, son goût de l’aventure aidant, il a choisi ce dernier scénario.
On est parti directement, sans prendre de vêtement, ni même une brosse à dents. Rue Etienne Marcel, presque devant chez G. alors que nous roulons décapoté, deux filles un peu allumées nous arrêtent et nous disent : « Oh ce que vous êtes beaux tous les deux ! On pourrait presque croire que vous êtes de droite. »
A 8h00, nous prenons un copieux petit déjeuner à La brouette, sur la grand Place.
A 11h00, nous étions devant le Concertgebouw pour y acheter deux billets. Sans surprise, le concert des Gustav Mahler Jugend du soir était annulé ici aussi et nous nous sommes rabattus (consolation de luxe) sur le concert de l’orchestre du Concertgebouw qui jouait Ma Vlast de Smetana, dirigé par Nikolaus Harnoncourt en début d’après-midi. Nous avons marché en tout sens dans la ville ensoleillée, nous avons pris une bière au café De Jaaren et bien sûr nous avons assisté à ce concert qui était ma première Moldau et mon premier Harnoncourt. Je n’ai pas été déçu par ce concert où Harnoncourt, un rien précieux (il ne met ses lunettes que lorsqu’il a le dos tourné au public) a fait du Harnoncourt, mettant en avant des détails à la beauté merveilleuse, comme la sublime introduction aux deux harpes placées de part et d’autre de l’orchestre. Il y a aussi des partis-pris, comme une Moldau beaucoup trop lente qui perd sa grâce et tout le côté dansant de la fête villageoise.
Brice et moi sommes restés un long moment au soleil sur Museumplein, nous avons pris un dernier verre, acheté un peu d’Amnesia et nous avons repris la route de Paris.
A Anvers, nous avons fumé un joint sur le port, avant de dîner au Zoute Zoen (Sweet Kiss en flamand) merveilleux petit restaurant du centre historique de la ville à la décoration très réussie.
J’ai déposé Brice devant chez lui à deux heures du matin. J’aime de plus en plus la fulgurance des rencontres qui consistent à passer vingt quatre heures, ou plus ensemble alors qu’on ne s’est jamais rencontré auparavant.

18380ème jour

Annulations

Je l’appréhendais depuis la veille, les Gustav Mahler Jugend ayant donné un concert la veille à Lisbonne, ils se sont retrouvés bloqués là bas et le concert de ce soir au Théâtre des Champs Elysées a été annulé. Je me suis consolé en négociant et commandant un lecteur Acute.

18379ème jour

A pied

Etant rentré en Eurostar, ma voiture est à Roissy, et je dois partir l’y récupérer. L’aérogare est remplie d’un immense serpentin de voyageurs qui font la queue en direction du guichet Air France dans l’espoir d’un hypothétique billet.

18378ème jour

Londres Stuttgart euuh Paris

C’est en regardant les nouvelles de Skynews du matin dans ma chambre d’hôtel que j’ai appris qu’en raison de l’inexorable descente vers le sud du nuage de cendre du volcan islandais, les aéroports d’Ecosse et du nord de l’Angleterre étaient fermés. Peu après, c’était au tour d’Heathrow d’annoncer sa fermeture à midi et j’ai aussitôt troqué mon vol Heathrow Stuttgart pour un Eurostar Londres Paris suivi d’un vol Paris Stuttgart le lendemain matin.
En fin d’après midi, alors que je sors de chez mon client à Canary Wharf, j’apprends que Roissy fermera à son tour le soir même.
Tant mieux.
Un déplacement de moins.
Dans le dernier Eurostar, il n’y a plus de place qu’en seconde classe ce qui ne me gênerait pas le moins du monde si on groupe de cons du 93 n’étaient là en train de brailler et d’écouter de la musique comme s’ils étaient confortablement installés dans leur salon Conforama. Je m’isole dans les valses et polkas les plus tonitruantes des vingt neuf concerts du Nouvel An que contient mon iPod.
La devise du jour : si le volcan Eyjafjöll était entré en éruption une semaine plus tôt, le président polonais serait encore en vie.

18377ème jour

Athènes Londres

C’est la grève des taxis à Athènes, on ne peut en trouver un seul en ville, car me dit-on, ils se feraient casser leur voiture par le syndicat super puissant. En revanche, les chauffeurs travaillent tous au noir, dans leur voiture privée et à des prix hallucinants.
Je prends le vol Athènes Londres, dont j’ai peu l’habitude et je perds plus de dix degrés de température dans la journée.

18376ème jour

Δάφνες

Pris un petit déjeuner avec Benjamin au bistro du coin.
Rendu à regret le lecteur de CD.
Pris le vol Paris Athenes de la compagnie Aegean.
Dîné au restaurant Daphné à Plaka.
Lu avec amusement le mot de Giscard placé dans une vitrine à l’entrée :
heureux de retrouver Δάφνες,
dans le souvenir de Constantin Karamanlis
V. Giscard d’Estaing

18375ème jour

Benjamin

Benjamin est passé chez moi en sortant de je ne sais quel studio de télévision. On a écouté de la musique en tentant comme la veille avec H. de comparer l’ancien lecteur de CD et le possible nouveau et on a dormi gentiment côte à côte. J’ai peur de m’habituer à m’endormir avec sa main dans la mienne.

18374ème jour

Ecoute

J’ai passé une bonne partie de l’après midi avec H. à procéder à des écoutes comparées de mon ancien lecteur de CD et du nouveau en prêt. Le nouveau gagne à tous les coups, il est décidément plus musical, les œuvres semblent respirer, on retrouve presque le naturel des lecteurs 33 tours, qu’aucun lecteur de CD n’a encore réussi à égaler.
Je suis content d’obtenir qu'en écoutant le Quatuor Ebène, H. oublie (presque) le Quartetto Italiano dans le deuxième mouvement du quatuor de Debussy. Magnifique moment d’émotion à écouter le 22ème concerto pour piano de Mozart dans la version de Daniel Barenboim et des Berliner Philharmoniker.
Le soir je prends deux billets pour le ferry Quiberon-Le Palais pour le week end suivant.

18373ème jour

Histoires par ci par là... II

Mes filles ont tellement insisté que nous sommes allés voir le bien banal Remember me de Allen Coulter avec leur idole Robert Pattinson (il est troooooooooop bôôôôôôôô...)
Le soir, je récupère pour un prêt de deux jours le lecteur acute. Je demande au propriétaire du magasin s’il souhaite que je signe un reçu (la bestiole vaut quand mpeme plusieurs milliers d’euros). Il me dit que non, qu’on se connaît assez bien. Je dis alors à ma fille : « N’oublie pas, si je meurs pendant le week end, mardi, tu rapportes le lecteur à Monsieur C. »

18372ème jour

Histoires par ci par là... I

Alors que nous roulions entre Boston et le Canada, au détour d’une conversation, mes filles ont découvert, à leur grande surprise que les hommes pouvaient, s’ils le souhaiter, uriner également en position assise.

18371ème jour

Mahler 2010 2011

Il y a cinq ans déjà, j’évoquais les années 2010 et 2011, dont j’imaginais qu’elles me verraient me promener de par le monde de concert en concert.
Les deux dates anniversaires seront célébrées dans la ville où l'événement a eu lieu: Kaliste, le petit village natal de Mahler connaitra sa propre célébration le 7 juillet avec notamment un concert donné par Thomas Hampson. Et Vienne célèbrera l'anniversaire de la mort de Mahler par une Neuvième Symphonie jouée par les chers Philharmoniker de Mahler au Staatsoper.
Signalons également à Vienne une exposition Mahler au Palais Lobkowiz (jusqu'au 3 octobre 2010).
J’ai déjà évoqué le festival Mahler de Stockholm auquel je me suis récemment rendu.
Il convient également d’évoquer le cycle Mahler du Concertgebouw qui s’étale sur deux années au rythme d’une symphonie par trimestre et dont j’ai déjà assisté aux Deuxième et Troisième Symphonies.
Je n’ai en revanche pas prévu d’aller à un seul des concerts du cycle en cours de l’Orchestre National de France au Chatelet.
Deux autres cycles s’affronteront à Paris pour la saison 2010-2011 : celui de la salle Pleyel qui réunit le London Symphony Orchestra (Septième, Neuvième Adagio de la Dixième), l’orchestre du théâtre Mariinski (Première, Deuxième, Quatrième, Cinquième, Sixième, Huitième), le San Francisco Symphony (Deuxième), la Philharmonie tchèque (Dixième, Kindertotenlieder), le Los Angeles Philharmonic Orchestra (Neuvième) et surtout l’orchestre du Festival de Lucerne pour une Neuvième (hélas hors abonnement et hors de prix) dirigée par Claudio Abbado.
Le cycle du Théâtre des Champs-Elysées, incomplet puisque sans Troisième ni Huitième) réunit l’orchestre Philharmonia (Quatrième, Cinquième, Sixième), l’orchestre de l’opéra de Dresde (Première) l’orchestre de Rotterdam (Deuxième) l’orchestre de la Radio Bavaroise (Quatrième), the Orchestra of the Age of Enlightment (Lieder eines fahrenden Gesellen) et l’Ensemble Orchestral de paris (des Knaben Wunderhorn)
C’est un intéressant programme que propose la ville de Hambourg où Mahler a vécu de 1892 à 1897 et qui comprend de nombreux concerts de juillet 2010 à juin 2011.
L’orchestre Philharmonia, qui n’a jamais particulièrement la fibre mahlerienne donnera un cycle complet et chronologique au Royal Festival Hall, sous la direction, hélas, de Lorin Maazel. Je me contenterai, sans illusions de leur visite au Théâtre des Champs Elysées.
L’orchestre de l’Etat de São Paulo donne de nombreuses symphonies de mahler en 2010, sous la direction différents chefs invités
A l’occasion du centenaire de la mort de Mahler, le Gewandhaus organise un festival Mahler en mai 2011 où l’intégrale des symphonies sera joué en une quinzaine de jours.
De janvier à juin 2010, l’intégrale des symphonies de Mahler sera jouée à Manchester par différents orchestres britanniques.
En mai 2011, le San Francisco Symphony donnera un court Festival Mahler avec les Deuxième, Sixième et Neuvième symphonies.
L’orchestre Philharmonique de Berlin entamera en septembre un cycle chronologique au cours duquel Sir Simon Rattle dirigera environ une symphonie par mois. Je tenterai de me rendre à chacune d'entre elles.
Je signale enfin cette page qui permet de connaitre la plupart des concerts Mahler dans le monde.

18370ème jour

L'objet du scandale

Dans la journée, après une longue bataille, le serveur du festival de Lucerne étant pris d’assaut, j’ai réussi à obtenir deux places pour la Neuvième de Mahler dirigée par Claudio Abbado en août prochain. J’en attends beaucoup.
Le soir, en partie pour faire plaisir à Benjamin, en partie par curiosité, je me suis rendu sur le plateau de L’objet du scandale, l’émission débat de France 2. Benjamin m’avait prévenu, on place les jeunes aux places visibles, et en priorité ceux habillés de couleurs vices. Il parait qu’une émission avec un public de vieux est déprimante. C’est donc sans surprise que je me suis retrouvé très à l’écart dans mon costume sombre.
L’invitée du soir était Marine Le Pen, et malgré les remontrances du chauffeur de salle qui nous avait clairement indiqué qu’il ne faut pas faire de différence et qu’il faut applaudir tout le monde de la même façon, je n’ai pas pu me résoudre à le faire. J’ai en revanche admiré l’animal politique dont il n’est pas difficile de prédire qu’elle s’affranchira des tares les plus voyantes de son père et qu’elle aura, hélas, un grand succès politique.
Vers une heure du matin, Benjamin et moi sommes rentrés chez moi en décapoté, Lady Eiffel clignotait pour la dernière fois de cette nuit. Je nous ai préparé une petite dînette et nous avons dormi l’un contre l’autre après avoir écouté Chanson dans la Nuit de Carlos Salzedo.

18369ème jour

Trapani Paris

Le mauvais finale de ce séjour consistait en un lever à cinq heures du matin pour attraper le vol de sept heures pour Beauvais. Vincent et moi, avons pris un dernier déjeuner au bistro à côté de chez moi, puis nous nous sommes séparés après avoir passé trois jours et quatre nuits ensemble. Cela s’est plutôt bien passé, mais je ne crois pas que nous nous reverrons.

18368ème jour

Levanzo

Nous nous sommes de nouveau levés de bonne heure pour prendre le bateau de Trapani à , la plus petite des îles Egades. Comme la veille, nous avons fait une longue promenade jusqu’à une jolie petite crique sauvage où nous sommes resté étendus au soleil entourés de nids de mouette contenant chacun deux ou trois jolis œufs gris foncé.
Le soir, nous sommes montés à Erice visiter la vieille ville perchée et admirer l’extraordinaire panorama sur le cap de Trapani et les îles Egades. Nous avons visité la Pizzeria Calvino, une institution de Trapani, avant de déposer la Fiat Scudo chez le loueur. Nous avons traversé le très joli centre ville de Trapani à pied, jusqu’à notre hôtel pour une très courte dernière nuit sicilienne.

18367ème jour

Mitraillages

Nous sommes partis de très bonne heure vers la pointe ouest de la Sicile, pour une longue promenade dans le parc naturel Zingaro. Le temps était magnifique, nous avons parcouru une dizaine de kilomètres le long de la mer, nous arrêtant sur des rochers au bord d’une petite crique. Nous avons fait de très nombreuses haltes pour photographier Vincent exhibant son torse au Dieu Soleil. Il trouvait un plaisir évident à se faire shooter ainsi, multipliant les pauses étudiées. Quant à moi, m’amusant de la situation, j’ai du prendre au moins deux cents photos de lui pendant cette promenade. En fin de journée, nous avons assisté à la messe de Pâques dans la sublime basilique de Monreale dont j’ai encore une fois admiré les mosaïques. De retour à l’hôtel Wagner et, je dois l’avouer, sur une idée venant de moi, Vincent à posé nu dans le couloir au décor digne d’un château de Louis II. Une centaine de photos supplémentaires, très sexy, d’autant plus amusantes à prendre que nous pouvions à tout moment nous faire surprendre par un client de l’hôtel qui aurait pu sortir de sa chambre à l’improviste.

18366ème jour

La Sixième de Mahler au Politeama de Palerme

Je suis de plus en plus impressionné par la qualité de Ryan Air et c’est exactement à l’heure que nous avons atterri à Trapani. Quick Boarding oblige, nous avons été les premiers à sortir de l’aéroport et le chauffeur de taxi nous a conduit au centre de Trapani, à l’angle de la Via Passo Enea où se trouvait le loueur. Cela avait été une telle galère de trouver la Fiat Scudo que j’angoissais à l’idée de ne pas avoir de voiture. J’avais raison. Nous avons été accueillis par une vieille rombière sicilienne qui prétendait ne rien savoir de ma réservation, même lorsque je lui montrais le mail en italien de ma collègue milanaise. J’ai appelé cette dernière, qui justement venait de recevoir un appel du loueur qui s’étonnait de ne pas avoir encore reçu ma visite. J’avais l’impression d’être entré dans la troisième dimension lorsque soudain j’ai compris. Il y a deux loueurs dans la Via Passo Enea, Autonoleggio – Rizzo au numéro 60 et Autonoleggio - Maggiore au numéro 30, le mauvais, où je me trouvais.
Une heure plus tard, après un excellent déjeuner à la Taverna Siciliana de Trapani, Vincent et moi nous élancions sur l’autoroute Trapani Palerme à bord de la Fiat Scudo qui s’est avérée être un minibus diesel pour huit passagers, plutôt alerte pour son poids. Peu importe, nous étions libres.
Nous avons fait une halte au sublime temple de Segeste que je n’avais pas pu visiter lors de mon séjour précédent, puis nous avons pris la route de Palerme. J’avais en tête d’assister à la Sixième de Mahler donnée sous la direction de Michael Boder, par l’orchestre Symphonique de Sicile au Teatro Politeama. Nous sommes arrivés à la dernière minute, il y avait une longue file d’attente pour acheter des billets et nous nous sommes installés dans une loge alors que la marche funèbre du premier mouvement avait déjà commencé. L’interprétation était honorable sans être passionnante, mais je ne m’attendais pas vraiment à mieux. Le spectacle était aussi dans la salle avec une assistance clairsemée, tirée à quatre épingles, très âgée et surtout très bavarde. Nous avons bien fait de venir cette année, ai-je glissé à Vincent en quittant la salle superbe, mais délabrée. L’année prochaine, ils seront tous morts.

18365ème jour

Vincent

Après avoir récupéré mon lecteur CD réparé, je me rends vers 23h30 gare de l’Est pour récupérer Vincent, le Grindrien strasbourgeois. Je le trouve gonflé d’avoir accepté ce week-end en Sicile alors qu’il ne sait pas grand-chose de moi. Il a un beau sourire, une carrure de boxeur et un grand sac Adidas noir en bandoulière. On traverse Paris décapoté dans la nuit et on dort ensemble très sagement pour une courte nuit avant le grand départ vers l’inconnu.

18364ème jour

Magie

Le matin, je dépose Benjamin place de Clichy pour le tournage de son émission.
Le soir, je passe chez mon vendeur d’équipement audio, un original qui me demande non seulement d’éteindre mon téléphone portable lorsque j’écoute de la musique dans son auditorium, mais aussi de le déposer loin de la source musicale. Il me fait écouter le lecteur de CD à lampes sur un équipement si mauvais que je lui demande de me le prêter un week-end afin de juger si l’investissement (élevé) en vaut la peine. Il me fait aussi tester un étrange objet, au format d’un lingot d’or mais au contenu mystérieux et qu’il convient de placer près du compteur électrique de son appartement. A l’origine, le lingot est un harmonisateur destiné à produire des ions négatifs, à purifier l’air, et à rendre la famille de bonne humeur. Mais à la grande surprise de la communauté audiophile, il est apparu qu’il a aussi la particularité d’améliorer de façon très significative la musicalité des appareils audio. J’aimerais pouvoir affirmer que je n’entends aucune différence, que tout ceci n’est qu’une vaste escroquerie, mais en toute honnêteté, je dois reconnaître que le changement de qualité est évident. Je ressors très perplexe de ma visite.
Je réalise en tapant ses lignes qu’Alice va sans doute penser qu’il s’agit d’un poisson d’avril (le poisson d’avril de mon entreprise consistant en la possibilité pour les collaborateurs d’avoir des ruches sur le toit de l’immeuble était assez réussi).
Alice, il n’en est rien.
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